Ebola : quelles sont les mesures prises par la France ?

Après une fausse alerte de contamination par le virus Ebola d'un passager qui rentrait d'un séjour en Sierra Leone, la crainte de voir la maladie arriver sur le territoire français se renforce. Comment la France se prépare-t-elle au risque d'importation du virus Ebola ?

La rédaction d'AlloDocteurs
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Ebola : fin officielle de l’épidémie en mars 2016 ? (Image d'illustration)
Ebola : fin officielle de l’épidémie en mars 2016 ? (Image d'illustration)

Quelles sont les recommandations à destination des voyageurs ?

Depuis le 31 juillet 2014, le ministère des Affaires étrangères recommande de suspendre "sauf raison impérative" tout projet de voyage en Guinée, Sierra Leone, Libéria et Nigeria, les quatre pays où des cas de fièvre hémorragique Ebola sont avérés.

Pour les voyageurs sur place, il convient de ne pas se déplacer dans les zones de foyer de l'épidémie, de ne pas manipuler ou consommer de viande de brousse, de se laver fréquemment les mains et d'éviter les contacts avec des malades ayant une forte fièvre, des troubles digestifs ou des hémorragies.

Contrairement à la grippe qui se transmet par voie aérienne, le virus Ebola se transmet d'homme à homme par contact direct avec des fluides biologiques (sang, selles, vomissements) de malades. Il se transmet également par du matériel souillé (aiguilles...).

Quelles sont les mesures prises par les compagnies aériennes ?

Pour parer à tout risque d'importation du virus en France, le ministère de la Santé a mis à la disposition des compagnies aériennes des dépliants d'information destinés aux passagers de vols directs entre la France et les zones à risques et établi une procédure de prise en charge d'éventuels cas suspects.

Selon Air France, la conduite à tenir inclut l'isolement, le port du masque et des toilettes réservées pour le passager suspect, le port de gants et l'utilisation de gel hydro-alcoolique pour le personnel navigant ainsi que le relevé des identités des passagers en contact avec le cas suspect. Tous les passagers au départ de Conakry (Guinée) et de Freetown (Sierra Leone) doivent de surcroît remplir un questionnaire avant d'être soumis à un test de température dans l'enceinte de l'aéroport, sous peine de ne pas obtenir leur carte d'embarquement.

Les voyageurs revenant d'une zone à risque doivent surveiller quotidiennement leur température. Toute personne présentant, dans un délai de 21 jours après son retour, une fièvre supérieure ou égale à 38,5°C doit être considérée comme un cas suspect et doit être signalée au Centre 15.

Comment se passe la prise en charge ?

Un cas ne peut être confirmé que par une analyse biologique réalisée par l'un des deux laboratoires de référence dont un seul est utilisé actuellement, selon le ministère de la Santé. Il s'agit du laboratoire du Centre national de référence des Fièvres hémorragiques virales (FHV) basé à Lyon, qui est rattaché à l'Institut Pasteur.

La France dispose également d'"hôpitaux de référence dans chaque région vers lesquels adresser le malade pour qu'il soit pris en charge au mieux, à la fois pour lui même et pour éviter la contagion", a souligné Marisol Touraine, ministre de la Santé, la semaine dernière dans Le Parisien. Ces établissements possèdent des chambres d'isolement.

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