Bulletin de santé du 26 août 2011

La déficience intellectuelle imputable à une mutation génétique, les Français favorables à l’euthanasie, ou encore la taxation sur les complémentaires santé... C'est l'information médicale du jour.

La rédaction d'AlloDocteurs
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Déficience intellectuelle : la piste génétique

Une simple mutation génétique serait responsable de la déficience intellectuelle, un handicap héréditaire défini comme "un fonctionnement intellectuel général inférieur à la moyenne, qui s'accompagne de limitations significatives des capacités d'adaptation". C'est en tout cas les résultats des travaux de chercheurs français, rendus publics jeudi 25 août 2011 aux Etats-Unis.

Ces chercheurs ont pu démontrer que les cellules de patients qui ont un quotient intellectuel inférieur à la moyenne, présentent un défaut d'expression de certains gènes impliqués dans le fonctionnement du système nerveux central.

"L'étude des patients souffrant d'une déficience intellectuelle sont porteurs de cette mutation qui modifie les protéines impliquées dans la transcription des informations", explique Laurence Colleaux de l'Institut de Génétique et de Biologie Moléculaire de Strasbourg, une des co-auteurs de cette étude.

"Cela nous laisse penser que cette anomalie des gènes serait une signature moléculaire de ce trouble", avance-t-elle.

La déficience intellectuelle est un handicap qui touche près de 3 % de la population générale.

Source : AFP 

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L'euthanasie plébiscitée par les Français

Selon un sondage Harris Interactive, plus de 9 Français sur 10 (92 %) déclarent être favorables à une nouvelle législation autorisant le recours à l'euthanasie pour les patients atteints de maladies incurables.

Plus de la moitié d'entre eux (54 %) souhaitent que cette pratique soit très encadrée et conditionnée à l'existence de douleurs que la médecine ne peut plus soulager.

Dans le cas où le patient est dans l'incapacité d'exprimer son avis, les Français favorables à l'euthanasie active, préfèrent que la loi confie cette décision à la fois aux proches et à un collège de médecins (92 %) plutôt qu'aux proches seuls (67 %) ou aux médecins seuls (59 %).

Enfin, 83 % des personnes interrogées indiquent qu'elles demanderaient certainement (41 %) ou probablement (42 %) au corps médical de pratiquer sur elles, une euthanasie active en cas de maladie incurable et entraînant des souffrances.

Le débat sur l'euthanasie a été relancé en France après la mise en examen le 12 août 2011, d'un médecin de Bayonne suspecté d'avoir provoqué la mort par euthanasie de 4 personnes, dont la dernière remonte au 3 août 2011.

Source : AFP

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Taxe des complémentaires santé : hausse des tarifs inévitable

 Après l'annonce par le Premier Ministre de l'alourdissement de la fiscalité pesant sur les complémentaires santé, la hausse des tarifs paraît inexorable et risque de réduire l'accès à ces complémentaires pour les patients.

Depuis 3 ans, le secteur a été beaucoup mis à contribution avec la création en 2009 d'une taxe destinée à financer la Couverture Maladie Universelle (CMU), puis l'assujettissement décidé en 2010, des contrats santé dits responsables à la Taxe Spéciale sur les Conventions d'Assurance (TSCA) à un taux minoré de 3,5 %.

Cette nouvelle mesure annoncée dans le cadre du plan de rigueur du gouvernement Fillon, devrait apporter près d'un milliard d'euros au gouvernement.

Concrètement la mesure consiste à supprimer l'exonération partielle de la taxe spéciale sur les conventions d'assurance (TSCA) dont bénéficiaient les "contrats solidaires et responsables". Ces contrats qui représentent désormais la quasi-totalité de ceux proposés par les complémentaires santé, vont être désormais taxés à 7 % contre 3,5 % en 2010, et une exonération complète auparavant.

Cette taxation risque d'entrainer une nouvelle augmentation des tarifs, et de creuser de nouvelles inégalités dans notre système de santé. En effet, à couverture égale, le contrat de complémentaire santé - dont le prix risque d'augmenter pour l'assuré du fait de la taxation - coûtera aussi cher pour une personne disposant de revenus moyens que pour une personne aisée.

Cette taxation désirée par le gouvernement n'est pas provisoire et s'installera sur le long terme. 

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Médiator® : déjà présenté comme amaigrissant en 1980

 Dans un encart publicitaire datant de 1980, les laboratoires Servier présentaient clairement leur antidiabétique, le Mediator®, comme un remède à la surcharge pondérale.

C'est ce que révèle le site Rue89. Preuve à l'appui. Les laboratoires Servier publiaient en janvier 1980 un encart publicitaire de 2 pages dans la revue Médicographie, spécialisée dans le traitement du diabète. "Mediator® est le traitement des polysurcharges métaboliques". C'est en ces termes que le Mediator® était présenté aux médecins dès 1980. Les laboratoires Servier présentent alors clairement, sans jamais l'écrire, leur médicament comme étant un remède contre l'obésité.

Ce document met à mal la défense du laboratoire qui, selon le quotidien Libération, avait l'intention de rejeter la responsabilité des décès sur les médecins qui ont prescrit du Mediator® comme coupe-faim. Selon une étude de l'Afssaps, cet antidiabétique aurait été prescrit à mauvais escient dans 77 % des cas. 

Le 13 septembre 2011, le laboratoire comparaîtra devant le tribunal de Nanterre pour "tromperie aggravée".

Source : Rue89

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