Pilules de 3e et 4e génération : les ventes en chute libre

La baisse des prescriptions de pilules de 3e et 4e génération se poursuit au profit des contraceptifs oraux de 1e et 2e génération selon le dernier bilan de l'Agence du médicament. Par ailleurs, l'Assurance maladie confirme le doublement du risque d'embolie pulmonaire chez les utilisatrices des pilules les plus récentes.

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Pilules de 3e et 4e génération : les ventes en chute libre

La crise de confiance est profonde… Depuis la révélation des risques liés aux pilules de 3e et 4e génération, les prescriptions sont en chute libre : - 43% en mai 2013 par rapport à mai 2012. Dans le même temps, les ventes de contraceptifs oraux de 1e et 2e génération ont augmenté de 34%.

Le bilan dressé par l'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) montre également une baisse des contraceptifs estroprogestatifs non oraux de 11%, une baisse qui touche notamment les anneaux vaginaux. Inversement, les ventes des autres dispositifs (implants, stérilets) augmentent de 25%. L'augmentation la plus marquée concerne les dispositifs intra-utérins (DIU) au cuivre dont les ventes progressent de 43%. Par ailleurs, l'ANSM affirme que le suivi du nombre d'IVG jusqu'à février 2013 ne montre pas d'évolution particulière.

Une étude réalisée par la Caisse nationale de l'Assurance maladie (Cnamts), en lien avec l'ANSM, vient renforcer le bien-fondé de cette inversion de tendance. Elle confirme l'existence d'un doublement du risque d'embolie pulmonaire (caillot de sang qui obstrue un vaisseau irriguant les poumons) avec les pilules de 3e génération par rapport à celui des 2e génération. L'étude montre aussi que les contraceptifs oraux de 2e génération les plus faiblement dosés en œstrogènes sont associés à des risques moindres d'embolie pulmonaire et d'infarctus du myocarde.

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