Fin de vie : arrêt des soins et prise en charge médicale

Décider l'arrêt des soins d'un patient en fin de vie est une décision particulièrement difficile pour l'encadrement médical. Mais quand cette décision est prise, après une entente préalable avec la famille, l'arrêt des soins suit un protocole bien défini. En quoi consiste exactement l'arrêt des soins ? Explications.

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Fin de vie : arrêt des soins et prise en charge médicale

Laisser mourir sans donner la mort, voilà toute la complexité de l'arrêt des soins. Une pratique qui consiste à arrêter tous les traitements ou médicaments capables de maintenir le patient en vie : "chez le patient qui ne peut pas s'alimenter spontanément, chez qui on a mis une sonde pour hydrater et apporter les calories, si on considère que l'alimentation et l'hydratation artificielles maintiennent une qualité de vie qui n'est pas digne, on arrête ces traitements. Et en parallèle, on arrête tous les traitements qui n'ont pas un objectif de confort", explique le Dr Edouard Ferrand, unité mobile de soins palliatifs à l'hôpital Foch de Suresnes.

En parallèle de l'arrêt des soins, il s'agit alors d'accompagner le patient jusqu'au seuil de sa vie, en lui administrant un traitement pour qu'il souffre le moins possible, c'est ce que l'on appelle la sédation.

La fin de vie peut durer de quelques heures à plusieurs semaines. Tout dépendra de l'autonomie du malade mais également des doses de sédatif administrées. Car la sédation a aussi pour effet d'accélérer le processus de fin de vie : "il y a une atteinte neurologique à un certain degré de prescription qui peut altérer la capacité de respiration et donc accélérer l'issue naturelle", note le Dr Ferrand.

Tout arrêt de soins est adapté à la situation de chaque patient. Avant d'être mis en œuvre, le processus est toujours discuté avec la famille et l'équipe soignante.

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