Diurétiques mal conditionnés: enquête après le décès d'un nonagénaire

Une enquête a été ouverte samedi 8 juin après le décès d'un nonagénaire marseillais traité sous Furosémide, médicament dont deux lots font l'objet d'une mesure de rappel à la suite d'une erreur de conditionnement. Des emballages entamés issus d'un des lots concernés ont été retrouvés au domicile du malade.

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Diurétiques mal conditionnés: enquête après le décès d'un nonagénaire
Diurétiques mal conditionnés: enquête après le décès d'un nonagénaire

Depuis un peu plus d'un an, le nonagénaire, qui avait également du cholestérol, prenait ce diurétique deux fois par jour. Les diurétiques sont prescrits dans des cas d'hypertension artérielle et d'oedèmes d'origine cardiaque, rénale ou hépatique.

Selon les informations de l'AFP, les résultats de l'autopsie pratiquée dimanche ont confirmé que le vieil homme était décédé d'un oedème pulmonaire aigu. Selon les premiers éléments de l'enquête, rapportés par l'AFP, il semblerait que le nonagénaire consommait les comprimés issus du lot mal conditionné "depuis une semaine".

"S'il le faut, le parquet ouvrira une information judiciaire pour homicide involontaire mais pour l'instant, il faut être prudent", a souligné le procureur de la République de Marseille, rappelant l'état de santé "très dégradé" et "l'âge avancé" de ce retraité de 91 ans.

Seuls les examens toxicologiques pratiqués dans les prochains jours, qui détermineront les substances contenues dans le sang et les tissus de la victime, et l'examen de son dossier médical, pourront désormais orienter l'enquête ouverte pour "recherches des causes de la mort" par le pôle santé publique du parquet de Marseille.

Le 7 juin 2013, l'Agence Nationale de Sécurité du Médicament (ANSM) et le groupe Teva ont demandé le rappel des lots concernés par le problème de conditionnement : les lots Y175 (date d'expiration : 08/2015) et Y176 (date d'expiration : 08/2015). Selon un porte-parole de Teva, l'erreur de conditionnement concernerait seulement "quelques dizaines de boîtes".

Concernant les causes de cette erreur, "aucune piste n'est exclue, ces médicaments ayant été conditionnés sur des lignes différentes à plusieurs semaines d'intervalle", a indiqué le groupe pharmaceutique. "A ce jour, aucune raison industrielle à cette erreur n'a été trouvée".

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