Diabète : vivre avec

Ch@t du 11 octobre 2012 de 15h à 16h : les réponses du Pr. Jean-François Gautier, diabétologue à l'hôpital Saint-Louis, du Dr Marine Halbron, diabétologue au groupe hospitalier Pitié-Salpétrière et du Dr Georges Ha Van, podologue.

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Diabète : vivre avec
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Sommaire

Les réponses du Pr. Jean-François Gautier, diabétologue à l'hôpital Saint-Louis

  • Je ressens à un orteil des picotements si je le touche sinon j'ai l'impression qu'il est enkylosé, dois-je m'en inquiéter ?

Il faut avant tout verifier l'absence de plaie. S'il n'y a pas de plaie, parlez-en sans urgence à votre médecin.

La mise en route d'un traitement hypocholestérolemiant dépend de la valeur du LDL (mauvais cholestérol) et non du cholestérol total.

  • Je suis insulino dépendante depuis 40 années, j'en ai 52 avec complications je dois subir une intervention et les medecins sont d'accord pour m'opérer mais les anesthésistes refusent car je suis diabétique, je suis à bout et je ne comprends pas cette injustice car j'ai été opérée maintes fois faut-il être en bonne santé pour être opéré ?

Cela depend du type d'intervention chirurgicale. Il n'y a en general pas de contre indication à une opération urgente.

  • Est-ce que les soins dentaires ou optiques sont pris à 100/100 lorque c'est du au diabète de type 1 !

Non, comme pour tout le monde.

  • J'ai un taux de triglycérides à 3g. Le diabète peut-il avoir une incidence sur les triglycérides ?

Oui, un taux éleve de TG est souvent associé au diabète de type 2. Le bon contrôle glycémique et l'alimentation équilibrée font diminuer les TG. Un traitement oral peut être nécessaire.

  • J'ai 48 ans et je suis en prédiabète 1,17g. Que convient-il de faire pour éviter tout traitement sachant que j'ai déjà supprimé le sucre blanc depuis des années. Est-il possible de prendre des tisanes ou autres plantes dans mon cas pour retarder la prise de médicaments ?

La meilleur prévention du diabète dans cette situation est l'exercice physique >30 min par jour, et l'alimentation équilibrée pour controler son poids.

  • Les femmes diabétiques pourront-elles un jour aller au terme de leur grossesse grâce aux progrés de la médecine (gestion par pompe, suivi renforcé) ?

Oui, c'est d’ailleurs de plus en plus fréquent.

  • Ma mère a un diabète de type 2 et développe une thyroïde anodine, elle prend des médicaments, sa thyroïde lui fait prendre du poids. Est-ce que ça pourrait devenir grave par rapport à son diabète ?

Si son bilan sanguin thyroidien (TSH) est normal sous traitement, on peut innocenter la thyroïde dans la prise de poids.

  • Le Januvia® apparaît sur la liste des 58 médicaments dangereux de l'express ! Qu'en pensez-vous ?

Tous les medicaments nouveaux doivent faire l'objet d'une surveillance particulière.

  • Mon hémo glyquée étant stable (7 à 7,8) malgré changement de traitement mon diabétologue me propose à nouveau la glymipéride si rien de changer en janv 2013. Même avec 1/4 comp le matin je fais une hypo importante 2 à 3 h après la prise et je descends jusqu à 0,57. Que faire ?

Vous devez signaler à votre médecin que vous faites des hypoglycémies avec votre traitement. Cela nécessite si vous n'êtes pas à l'insuline d'ajuster les doses de glimepiride (diminution).

  • Les statines semblent ne pas faire l'unamimité ! Que croire ?

Les statines comme l'aspirine transforment le pronostic cardiaque des diabétiques à risque (tabac, Hypertension.....).

  • Je pars en Afrique pour 4 mois en village, san frigo l'insuline peut-elle rester efficace sinon quoi faire ?

Pas de problème si on n'expose pas directement l'insuline aux rayons du soleil. Il faut stocker à l'ombre.

  • En tant que porteuse de pompe, je ne peux qu'encourager les autres diabétiques à l'adopter (dans la mesure ou c'est possible).

La pompe peut rendre beaucoup de services à certains patients. Mais elle ne supprime pas le diabète. Il faut continuer les glycémies capillaires et adapter les doses d'insuline.

  • Il semblerait qu'il existe une surmortalité lorsque l'HbA1 est trop basse (inférieure à 6 %)[8], [9] ?

Au cours du diabète de type 2, l'existence d'hypoglycémie sévère represente un marqueur de surmortalité. Il faut donc réévaluer le traitement lorsque c'est le cas.

  • DID souffrant d'une nécrose mésentérique avec atrophie du pancréas suis à 160U de lantus, est-il possible d'être à plus en insuline ? Si oui jusqu'à combien sont-elles permises ?

Il n'y a pas de limite supérieur. Cela veut dire qu'il existe une insulinorésistance importante. Souvent cela est lié à une surcharge de graisse dans le foie.

  • Ma fille de 8 ans a un diabète depuis 4 ans. Elle se plaint de plus en plus régulièrement de maux de ventre après les repas. Est-ce dû à son pancréas ? 

Je ne pense pas. Il ne faut pas tout mettre sur le compte du diabète. Parlez-en à son pédiatre.

  • J'ai connu une personne qui a développé un diabète de type 1 à l'âge de 20 ans ? Pourtant, il n'est pas quelqu'un que l'on peut effrayer ou choquer comme cela, je le connais et pourtant...Il y avait donc un terrain ? En tous les cas, il s'est mis à faire du sport intensément et même de la musculation. Aujourd'hui personne ne se douterait qu'il est diabétique comme quoi le sport et le diabète...

Mercipour ce témoignage.

Non.

  • Diabète de type 2, avec un taux de 2.40 en moyenne, je n'ai pas de diabétologue attitré, juste mon médecin généraliste qui me suit, est-ce suffisant ?

Si votre taux d'HbA1c est sup a 7%, votre traitement est insuffisant. Parlez-en a votre médecin.

  • Quels sont les risques (hypo ?) entre un diabète de type 2 régulé HPLC autour de de 6.40 % et des sports d'endurance style vtt de 3 ou 4h d'affilée ?

Cela depend du traitement. L'hypo est possible pendant et apres l'exercice avec l'insuline et les sulfamides (amarel, daonil, diamicron). Il faut dans ce cas diminuer la posologie

  • J'ai une question à poser à mon spécialiste mais j'aimerais que vous puissiez me répondre sur la question d'une possible voie de traitement via les cellules mères contenues dans la moëlle épinière si ce traitement pourrait s'appliquer à d'autres maladies auto-immunes autres que le diabète de type 1.

Ce type de traitement est en cours d'evaluation chez l'homme. Il ne concerne le diabète de type 1 qu'au moment du diagnostic.

  • Le DID entraîne t-il une diminution de la fertilité chez les femmes ?

Cela n'a jamais été démontré de manière formelle.

Seul votre OPH peut répondre à cette question. Le diabète doit être bien controlé de même que la pression artérielle.

  • Mon fils de 17 ans a fait des hypers à répétition et il est très fatigué cela a-t-il un rapport ?

Oui si son HbA1 est élevée (sup à 10%).

  • Dommage, j'avais entendu parler des maladies auto-immunes, c'est pour cela que je pensais que cela pouvait servir à d'autres maladies auto-immunes. 

Oui, c'est le cas pour la sclérose en plaques, la sclérodermie sévère... qui font aussi l'objet d'évaluation et dont les résultats ont été publié.

  • 36 ans. 1m67 pour 60 kg. Enceinte de 6 semaines, j'ai une glycémie à jeun de 1,16. Dois-je supprimer le sucre de mon alimentation ?

Le sucre en morceau oui. Il faut voir une diététicienne.

Les réponses du Dr Marine Halbron, diabétologue au groupe hospitalier Pitié-Salpétrière

  • Avec Victoza® 1,8 par jour, 1 Amarel® et 3 Stagid® mon diabète est toujours entre 180 et 275. Faudra t-il passer à l'insuline ?

Vous avez un traitement déjà important et il est vrai que l’étape suivante pourrait comporter une injection d'insuline le soir a réaliser au coucher. Il ne faut pas la craindre mais en parler à votre médecin.

  • Où en est-on avec la pompe patch ? Pourra t-on en profiter prochainement ?

Elle est en cours d'amélioration. Un modèle est déjà disponible dans certains pays, nous ne devrions pas tarder à en avoir un modèle en France.

  • Pourquoi l’accession aux pompes à insulines sont-elles si inaccessibles à cause d’un protocole idiot, le coût de celle-ci est prohibitif (+ de 1800 0euros sur 5 ans) c’est une honte, la faute à une dame de l’ancien gouvernement qui s’habille en rose. Pourquoi les pharmaciens ne s’occupent pas de ces pompes (ils distribuent tout le reste), les diabétologues nous prennent souvent pour des demeurés.

Effectivement la pose d'une pompe a insuline comporte un protocole particulier qui peut sembler pesant: passage par un centre initiateur, approvisionnement du matériel par des prestataires, la loi l a voulu ainsi ! Tout le système fonctionne en pratique très bien et les patients ne se plaignent habituellement pas de ces contraintes. Mais ce ne doit pas constituer un frein si vous pouvez en tirer un bénéfice, et si votre diabétologue pense que c'est une bonne solution pour vous. Le cout est intégralement pris en charge par la Sécurité Sociale dans le cadre de votre prise en charge à 100%.

  • DID depuis 2 ans, j’ai un diabète relativement bien équilibré avec 4 piqûres par jour, puis-je envisager de passer à la pompe à insuline ?

Oui car l'indication de la pose d'une pompe peut se décider soit pour améliorer votre équilibre glycémique (ce qui n’a pas l’air d'être votre cas) soit pour améliorer votre qualité de vie, vous pouvez en parler à votre diabétologue qui pèsera avec vous les avantages et les inconvénients.

  • La pompe à insuline peut-elle être une bonne indication pour un diabétique type 2 sous insulinothérapie fonctionnelle dont le mode de vie ne lui permet pas un bon équilibre glycémique.

La pompe à insuline peut être proposée chez les diabétiques de type 2 réalisant plusieurs injections par jour. Mais attention, les doses d’insuline dont un diabétique de type 2 a besoin sont souvent importantes et impliquent de se repiquer et de changer son matériel plus fréquemment qu'une fois tous les 3 jours (parfois tous les jours) comme c’est habituellement le cas chez les diabétiques de type 1.

  • Mon fils a 15 ans, diabétiques de type 1 depuis 2 ans, une surdité profonde depuis la naissance, il ne veut plus gérer son diabète, que faire ?

Certains centres comme celui dans lequel je travaille à la Pitié Salpêtrière accueillent spécifiquement les patients sourds et mettent à leur disposition pour toutes les consultations médicales et paramédicales un interprète en langue des signes qui assiste le médecin. Renseignez-vous s'il en existe dans votre région. Il est indispensable que votre fils puisse prendre une part active a son traitement, seuls cette double présence : diabétologue + interprète la rend possible.

Il est très fréquent que les jeunes patients diabétiques, en période d'adolescence, soient beaucoup moins sérieux dans la prise en charge de leur diabète, c'est leur façon, à eux, de "faire leur crise d'adolescence"! En plus ils savent qu’ils vont vous inquiéter, et c'est bien le but ! Le plus souvent tout rentre dans l’ordre au bout de quelques mois ou quelques années, et les jeunes finissent par reprendre leur diabète en main. L'impact de cette hyperglycémie sur quelques mois ne laisse que peu de trace.

  • J’ai 4 injections par jour mais j’ai une certaine appréhension pour passer à la pompe, la crainte d’être appareillé...

Il est vrai qu’il s'agit de la principale appréhension décrite par les patients lorsqu'on propose une pompe a insuline :" la peur d'être attaché", "la crainte d'avoir un fil a la patte". Pour certains, cette réticence est rédibitoire, pour d'autres elle s’estompe. Je vous conseille de demander a votre diabétologue de pouvoir l'essayer quelques jours, cela n'engage a rien ! Vous vous ferez ainsi une idée de ce que cela représente et jugerez par vous même des plus et des moins.

  • Je suis à 3 injections d’Humalog® et 1 Lantus® par jour depuis 15 mois ma diabétologue ne veut pas entendre parler de la pompe pour moi ! Quels sont les critères ?

A priori, les indications de la pompe sont assez larges. Mais, il n'est par exemple pas question de poser une pompe à un patient ne réalisant pas régulièrement ses contrôles glycémiques. Il faudrait en savoir un peu plus sur la réticence de votre médecin.

  • Ma mère a une glycémie entre 2 et 4 et une glycémie glyké de 12,6. Elle est obèse ne fait ni régime, ni de sport. Est-ce dangereux pour sa santé ?

Il apparait en effet que le diabète ne semble pas équilibré. A long terme, cela peut avoir des conséquences sur sa santé. Je vous engage à convaincre votre mère de consulter dans un centre spécialisé en diabétologie et/ou en nutrition.

Oui une hypoglycémie peut se manifester par toutes sortes de signes cliniques qui vont de banales sueurs ou a une sensation de faim intense a des signes d'emblée plus inquiétants qui peuvent simuler un problème neurologique. Mais ce qui est particulier à l’hypoglycémie est la régression de ces symptômes après que la glycémie a remonté grâce a la prise de sucre (3 morceaux de sucre ou un verre de jus de fruit).

  • Quels sont les critères à prendre en compte pour passer d’un traitement par injection, à une pompe à insuline chez un enfant ?

C'est vraiment une décision dont vous devez discuter avec le diabétologue de votre enfant. Il s'agit d'une décision individuelle.

  • Diabétique de type 1 depuis 1 an, quasi impossible d’équilibrer mon diabète hypo et hyper se succèdent sans arrêt malgré un suivi rigoureux ce qui engendre des difficultés de vie incroyable je pense à la pompe est-ce plus facile à équilibrer avec la pompe ?

La pompe peut apporter un confort : meilleure stabilité des glycémies, mais en aucun cas, il ne faut attendre de la pompe qu'elle fasse tout a votre place ! Les mesures de glycémie doivent continuer d’être faites plusieurs fois par jour et vous gardez le plein contrôle des injections d'insuline lors des repas (doses et horaire). Donc oui cela peut être plus facile pour vous mais certaines contraintes persistent sous pompe.

  • Mon fils de 9 ans, diabétique de type 1, passe parfois de 1,20 à 14h à plus de 3 avant le dîner alors qu’il n’a rien mangé entre temps et que la pompe fonctionne bien. Comment cela se fait il ?

Peut être que le cathéter bouge un peu si votre enfant est très actif ? Peut être qu’il y avait une bulle d'air qui empêche la délivrance de l'insuline? Peut être, si cette situation survient fréquemment, pouvez-vous en parler au diabétologue qui pourra augmenter le débit de la fin d'après midi ?

  • Les personnes non diabétiques peuvent-elles prévenir l’apparition de cette maladie ? Si oui, quelles sont les règles de prudence à suivre ?

Faire du sport et ne pas grossir !

  • Diabète de type 2, à 53 ans le sport et notamment le vélo de façon assidue peut-il faire baisser le taux presque autant que les médicaments ?

Oui sans aucun doute.

  • Agé de 39 ans, et DiD depuis l’âge de 7 ans, mon diabète est un vrai casse-tête pour tous les diabétologues qui m'ont suivi. L'insuline agit aléatoirement (ou alors c'est mon corps ?) en fonction de mon activité et de la nourriture (hyper en faisant du sport, hypo en mangeant des bonbons...). Connaissez-vous un spécialiste des cas spéciaux comme le mien ?

Certains diabètes comme le votre sont particulièrement instables. Hypoglycémies et hyperglycémies alternent sans réelle explication rationnelle. La pose de capteurs de glycémies permet parfois d'aider car mettent en évidence des attitudes à encourager ou au contraire a proscrire. Peut être pourriez vous en parler à votre diabétologue. De toute façon, pour des cas comme le votre, je pense que la pompe permet d'apporter une "certaine" stabilité.

  • Assez coquette et portant des choses assez prés du corps, est-ce qu’on arrive à bien s’habiller avec la pompe où est-on obligé de changer un peu sa garde robe ?

Les coquettes sont les bienvenues ! La pompe est très petite (plus petite qu’un tel portable). La plupart des femmes la portent accrochées à leur soutien gorge sous l aisselle mais d'autres la mettent dans leur poche. Cela ne se voit vraiment pas ! Mais si cela vous gênait esthétiquement, attendez les nouvelles petites pompes patch qui seront encore plus petites.

  • L’alcool peut-il modifier/perturber le résultat d’une glycémie ?

L’alcool peut entrainer la survenue d'une hypoglycémie.

  • La pompe d'un point de vue ergonomie ne présente elle pas d'inconvénient. Je veux dire qu’il est nécessaire de se promener avec un appareil d’une certaine taille. Est-ce pratique ? Cela renforce l’idée aussi qu’on est malade à chaque instant et ne fait pas oublier en quelque sorte la maladie ?

Vous avez raison : le fait de porter une pompe vous rappelle en quelque sorte en permanence que vous êtes diabétique mais elle permet aussi une meilleure stabilité des glycémies, et si le diabète est bien équilibré, vous vous inquiéterez moins et ressentirez moins de symptômes en rapport avec votre diabète (comme par exemple moins d'hypoglycémie), et donc vous y penserez moins ! Les tailles des pompes sont maintenant reduites.

  • Mon fils de 17 ans est diabétique de type 1 et lorsqu’il prend des antibiotiques son diabète est déséquilibré à quoi cela est-il dû ?

L'hyperglycémie est due a l’infection qui doit être traitée par les antibiotiques et non pas une conséquence de la prise d'antibiotiques.

  • Metformine® 500 2/jours, pendant 4 ans. Puis intolérance. Passage à Glibenclamide® (2/jours) passage à l'insuline en décembre 2011. En mai 2011 angioplastie coronaire avec pose de stent. Depuis arrêt insuline (mauvaise réaction). HBA1C 6,9% avec glycémie à jeun de 2,1 g/l. Levure de riz rouge (intolérance aux statines). Cependant existe-t-il une insuline bio ?

Toutes les insulines actuellement disponibles en France sont des insulines humaines.

  • J’ai 2 fois par jour une piqure avec du Byetta® avant le repas du midi et l’autre du dîner...que pensez vous de cette molécule....car depuis que je ne prends plus d'insuline j’ai perdu 25kg.

Il s'agit d’un nouveau type de traitement dans le diabète de type 2. L’avantage, lorsqu’il est bien supporté, c'est qu’il entraine en plus de l'abaissement des glycémies, une diminution de l’appétit et donc une perte de poids. Il n'est malheureusement pas efficace chez tout le monde mais tant mieux, s'il a donné chez vous de bons résultats !

  • J’ai un Diabète de type 2, traitement avec Victoza® 1,2 le soir + 1c de Stagid®. En mai glycémie à 1,24 et hbA1c à 6,4. Je n arrive pas à maigrir (actuellement 97kg pour un 1,64 !). Ayant des problèmes de rachis cervical et dorsal, j’ai un traitement avec Lyrica® = 300mg le soir + 1c Bi-Profenid® 100 2f/jour. C’est le kiné qui a mis un doute : ces 2 traitements sont-ils compatibles ?

Oui ils le sont totalement.

  • J’ai un diabète insulinodépendant depuis sept ans environ et j’ai beaucoup de difficultés pour l’équilibrer. Les injections quotidiennes et les contrôles sont un peu contraignants. La pompe pourrait-elle me permettre d’obtenir un meilleur équilibre et d’éviter des hypers très angoissantes pour moi.

Difficile de vous répondre oui sans vous connaitre ! Mais la pompe permet si l’indication est bien discutée avant d’améliorer les glycémies et souvent la qualité de vie. Il faut essayer quelques jours ou quelques semaines et vous faire une idée : cela me parait le meilleur moyen de vous faire une idée (si votre diabétologue est ok bien sur).

  • Peut-on conserver l’insuline 3 mois sans possibilité de frigo c’est toujours efficace ?

A priori la durée de validité en dehors du réfrigérateur est d'un mois. Plus, on ne sait pas exactement ce que l’on fait, si elle est toujours aussi active et si elle ne perd pas ses propriétés.

  • Sous Victoza® 18mg/j depuis 2 ans. Quels en sont les réels avantages, hormis que pas d'hypo possible et 1 seule injection/j, par rapport à l’insuline et quels en sont les risques à long terme ?

Victoza® étant un nouveau médicament qui n'est utilisé que depuis quelques années, nous n’avons pas le recul pour être totalement rassurant quant a son innocuité. Cependant, ce médicament a obtenu toutes les autorisations et a passe "tous les tests" permettant son introduction auprès des patients diabétiques, autrement nous ne pourrions pas le prescrire. Si vous ne souhaitez pas prendre un médicament nouveau, vous pouvez l’expliquer à votre médecin qui privilégiera des médicaments plus anciens dont l’innocuité est totalement prouvée.

  • Je ne vois pas en quoi la pompe pourrait permettre, d’éviter des hypos ou bien de mieux équilibrer le diabète, pouvez-vous m’éclairer à ce sujet ? Je suis diabétique depuis l’âge de 7 ans, j’en ai aujourd’hui 22, et je suis sous 3 Humalog® et 2 Lantus® par jour.

La pompe permet de remplacer l’injection d'insuline lente (Lantus®) que vous vous faites par une injection continue d'insuline dont on peut faire varier le débit heure par heure. En pratique, si par exemple vous avez tendance à faire des hypoglycémies au milieu de la nuit, il est possible de programmer avec la pompe moins d'insuline pendant cette période et inversement  si à certaines périodes de la journée, vous êtes toujours en hyper, il est aussi possible de programmer la pompe pour que vous receviez plus d'insuline a ces heures la. Or, cela vous ne pouvez pas le faire avec les 2 injections d'insuline lentes que vous vous injectez. Pour résumer, la pompe permet de mieux adhérer à vos besoins en insuline ce qui limite le risque d’hypo ou d'hyper. Mais, vous avez raison, ce n est en aucun cas la solution miracle pour tous !

  • Diabète de type 2 je suis sous Metformine® et sous Januvia® qui apparaît comme un médicament à risque sur la liste des 58 médicaments dangereux ! Qu’en est-il vraiment ?

Januvia® est un médicament récemment introduit sur le marche, à ce titre il doit être particulièrement étudié et les éventuels problèmes qui pourraient survenir chez les patients qui le prennent doivent être récencés avec soin. C'est la prudence ! La Metformine® est un vieux médicament très sur.

Je ne connais pas !

  • Est-il nécessaire de conserver les stylos à insuline entamés au frigo ?

Non dans la mesure ou vous ne les laissez pas plus d'un mois en dehors du réfrigérateur.

  • Neuropathies périphériques depuis 3 ans. Les neurologues mettent en cause le diabète. Le diabétologue non car mon diabète est équilibré HG entre 5.8 et 6.2 ?

La neuropathie est une complication du diabète qui peut malheureusement survenir à des niveaux de glycémies peu élevés. Même si votre glycémie était, ou est, peu élevée, elle peut entrainer des problèmes à vos nerfs. L’origine diabétique à votre atteinte nerveuse me parait possible.

Les réponses du Dr Georges Ha Van, podologue

  • La sécurité sociale ne rembourse plus les soins des pieds que s’ils sont dispensés par des pédicures-podologues ayant effectués la formation au pied diabétique. Mais impossible de se procurer cette liste, il faut appeler les pédicures les uns après les autres et leurs poser la question. Avez-vous une solution pour en obtenir une liste ?

La réponse est difficile car il n'existe probablement pas de liste répertoriée des pédicures podologues agréés par la SS. On peut tenter de faire appel au Conseil regional de l'Ordre des Pedicures podologues, ou demander à son medecin traitant s'il n'existe pas un réseau de soins regional créée pour la prisee en charge du diabète dans votre région

  • Je n’ai plus aucune sensation au niveau des pieds depuis 1 an peut-il y avoir un lien avec un léger diabète diagnostiqué ?

Je vous conseille de consulter un diabétologue qui fera des tests de sensibilité de vos pieds car il est très important de statuer sur le fait que vous ayez ou pas des pieds devenus insensibles et de conclure si c'est en rapport avec votre diabète. En effet le risque de plaie du pied et de complication de cette plaie deviendrait plus grand.

  • Pourquoi attendre d’être en grade 2 du pied diabétique pour une prise en charge ?

Un patient diabétique qui est grade 0 (sans artérioppathie ni neuropathie) n'a pratiquement aucun risque même s'il se fait une plaie que celle ci devienne grave et s'infecte car elle serait trop douloureuse et impliquerait de la part du patient une demande de soins en urgence. C'est l'insensibilité des pieds qui fait la gravité car les plaies sont diagnostiquées trop tard et ont le temps de s'infecter. La présence d'une neuropathie seule (Grade 1) sans déformations des pieds ni artériopathie, augmente un peu le risque de plaie qui peut se compliquer mais avec un risque beaucoup moins important que les patients à risque de grades 2 et 3 ou le risque est majeur.

  • Mon père a un escarre au pied qui commence à contenir du pu malgré la pose de panssement etc... Dois-je prendre rdv avec votre service podologie pour que vous traitiez la plaie ou la prise d’antiobios est suffisante pour enlever le pu, il a 79 ans ?

Le principal traitement d'un escarre est la mise en décharge totale de la plaie c'est-à-dire que la nuit au lit la plaie doit être mise dans le vide grace à un oreiller sous la jambe et que lors la marche la chaussure doit être ouverte en face de l'escarre. L'antibiothérapie n'est pas nécessaire la plupart du temps si ces mesures sont appliquées strictement ce qui en pratique est souvent difficile bien qu'indispensable. Il faut probablement consulter dans un service spécialisé dans la prise en charge du pied diabétique.

  • Mon beau père âgé de 76 ans est diabétique depuis 1976, plusieurs piqures d’insuline par jour, il a été emputé de 2 orteils au mois de juillet, n’est toujours pas cicatrisé, et un 3ème orteil va être coupé bientôt, car il y a de la gangrène ! Ou va s’arréter l’amptutation, un espoir de guérisson ? Il est suivi en CHU de Caen, faut-il aller voir d’autres spécialistes ?

Un bilan de son artériopathie doit avoir été fait avec la possibilité ou non de déboucher ses artéres de jambe si elles sont atteintes. Les plaies doivent, dans tous les cas, être mises en décharge ce qui ilmplique d'utiliser des chaussures spéciales et de les mettre même pour faire quelques mètres ... La prise en charge se fait au mieux dans un service de diabétologie avec une unité de pied diabétique.

  • Quel traitement pour diminuer l’insensibilité de la plante des pieds, mon mari est diabétique type 2 et en principe bien équilibré, je suis infirmière, les médecins n’ont pas l’air de prendre au sérieux ce symptome, lui en est obsédé ?

Si l'insensibilité des pieds est bien en rapport avec le diabète c'est que celui ci est mal équilibré depuis plusieurs années. Cette insensibilité est irréversible et nécessite d'être prudent avec ses pieds qui doivent être chaussés de facon adaptée, avoir des soins d'ongles réguliers une hygiène parfaite. En cas de plaie l'absence de douleur est un piège redoutable car il retarde la prise en charge dans une structure specialisée dans la prise en charge du pied diabétique.

  • Mon pére diabétique type 2 depuis 20 ans, a une hyperkératose qui s'est légérement infectée au petit orteil du pied gauche, douleur légère, érythème, sans aucun signe général d'infection, aprés 10 jours sous augmentin, son orteil est toujrous trés légérement infecté, et l'érythème aussi, que dois-je faire ? Son diabète est équilibré.

Le traitement en urgence est d'ouvrir la chaussure en regard de la plaie et de marcher le moins possible jusqu'à cicatrisation totale. Il faut faire vérifier l'absence d'atteinte des artères de jambe par un échodoppler artériel car c'est la deuxième raison de retard de ciactrisation après la pérennisation de la plaie par frottement sur la chaussure.

  • Les douleurs aux jambes ainsi que des tâches brunes sont-elles liées au diabète ?

Cela n'a rien de specifique au diabète, il faut consulter un angiologue ou un diabétologue.

  • J'ai été diagnostiqué diabétique le mardi 9 octobre dernier avec une glycémie à 1.38 g/l. Mon médecin m'a découvert le même jour un nid de verrues plantaires gauche. Il y a-t-il un risque particulier à les faire brûler ? Par ailleurs, depuis un certain temps j’ai une sensation continuelle de pieds froids. Y a-t-il un lien de cause à effet ?

Il faut vérifier si vous avez une atteinte des artères de jambes avec un écho-doppler artériel des membres inferieurs. Si cela n'est pas le cas vous pouvez vous faire soigner vos verrues par un dermatologue comme n'importe quel patient. Veillez à avoir un diabète bien équilibré avec votre diabétologue ou médecin traitant au moment du geste opératoire. La sensation de pieds froids n'a rien de spécifique il faut verifier avec vos medecins si vous avez une atteinte débutante des nerfs liée au diabète.

  • Problème de mal perdurant sous la plante des pieds malgré une intervention chirurgicale et depuis de nombreux mois, qui semble guérir et finalement non malgré le fait de ne pas être diabétique. L’hôpital ne voulait pas me prendre pour me faire suivre un nouveau protocole. Ayant insisté, je suis donc admis pour suivi d’un probleme de pied. Si cela ne guérit pas, que faire ? C’est un autre problème que le diabète ?

Le traitement d'une plaie de la plante du pied est l'absence d'appui jusqu'à cicatrisation. Ceci est difficile à obtenir et explique la chronicité de ces plaies. On peut être amené à faire un platre de décharge mettant la plaie à l'abri de tout appui jusqu'à cicatrisation. Si vous appuyez quelques secondes par jour sur la plaie elle ne cicatrisera probablement pas.

  • Un mal perforant est-il obligatoirement une plaie ouverte ? Sinon comment le détecter en dehors de la douleur qu’il pourrait procurer ? Diabétique depuis plus de 30 ans, sous pompe avec une glyquée à 7.0%

Le mal perforant plantaire est une ulcération plantaire sur une zone d'appui du pied (jamais dans le creux du pied qui n'appuie pas). Il se forme chez les diabetiques qui ont un pied tres creux (cambré) et qui ont une absence de sensibilité du pied par endormissement par le diabète de la sensibilité habituelle. Il se forme un durillon de plus en plus épais indolore, alors que c'est très douloureux chez les patients ayant conservés leur sensilité. Sous l'emprise de la marche ce durillon finit par s'ouvrir et donner naissance à ce mal perforant. Le traitement préventif est la pédicurie (on retire regulièrement le durillon) et le port de semelles orthopédiques qui diminue la vitesse de reproduction du durillon.

  • Les artères étant bouchées et ne pouvant plus les déboucher, quel avenir pour mon beau père ?

Il reste toujours une chance de cicatriser si l'infection est bien traitée mais pas seulmement par les antibiotiques : la plaie doit être indemne de tout appui et tout frottement, le diabète doit être parfaitement équilibré, les soins locaux doivent nettoyer et curéter à bon escient la plaie. Tout ceci peut durer plusieurs mois et ne doit pas être abandonné malgré les contraintes. Il faut être très patient.

  • J'ai un orteil (4ème) qui picote dès que je le touche ou j'ai l'impression qu'il est engourdi. Dois-je m inquieter ? Est-ce que ça réduit efficacité de l'implant contraceptif ? Le Stagid® peut-il faire perdre du poids ? Le syndrome des jambes sans repos peut-il étre une conséquence du diabète ?

Si vous avez un diabète recent et bien équilibré vous ne pouvez pas avoir de neuropathie qui peut parfois démarrer par des sensations d'engourdissement. Il faut consulter un diabétologue pour faire le point. Le syndrome des jambes sans repos n'est pas a priori spécifique du diabète et survient très freqemment en dehors de tout diabète.

  • Je suis diabétique depuis deux ans, j’ai une plaque qui me démange sur le dessus du pied est-ce grave ?

Cela n'a rien de spécifique cela ressemble à un eczema.

  • Quels conseils de prévention donneriez-vous pour éviter les plaies des pieds ?

Si vous n'avez pas de neuropathie ni d'arteriopathie aucun conseil particuilier Veillez "simplement" à avoir un diabète bien équilibré au long cours. Si vous avez une neuropathie ou /et une artérite il faut prendre conseil dans un service de diabétologie car le risque est très grand de faire des plaies. Les 5 grandes causes de plaies sont les chaussures non adaptées, la corne sous les pieds, les ongles, les brûlures et les mycoses entre les orteils.

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Le diabète est un trouble de l’assimilation, de l’utilisation et du stockage des sucres apportés par l’alimentation. Il se caractérise par un excès de sucre dans le sang, (hyperglycémie chronique) et donc un taux de glucose (glycémie) trop élevé. Cette maladie chronique apparaît lorsque le pancréas ne produit pas suffisamment d’insuline ou que l’organisme n’utilise pas correctement cette insuline qu’il produit. On estime actuellement qu'il y aurait entre 500.000 et 800.000 diabétiques qui s'ignorent en France, en plus des 3 millions de diabétiques connus. Pour savoir si on a du diabète, un test sanguin avec dosage de la glycémie est pratiqué en laboratoire. On distingue principalement deux types de diabète : le diabète de type 1 qui touche 10 % des diabétiques. Le  diabète de type 2 qui en touche 85 %. Les autres types de diabète concernent les  5 % restants.

Le diabète de type 1 connu sous le nom de diabète insulino-dépendant ou juvénile est caractérisé par une production insuffisante d’insuline et exige une administration quotidienne de cette dernière.

Le diabète de type 2, appelé diabète non insulino-dépendant ou diabète de la maturité résulte d’une mauvaise utilisation de l’insuline par l’organisme. Le diabète de type 2 représente 90% des diabètes rencontrés dans le monde. Il est en grande partie le résultat d’une surcharge pondérale et de la sédentarité. Le diabète gestationnel est une hyperglycémie apparue ou décelée pour la première fois pendant la grossesse.

Quels sont les symptômes, les conséquences du diabète ? Comment le prévenir ? Quels sont les traitements ? Les réponses de nos spécialistes.

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Questions/réponses :

  • J'entends répéter "tout ce qui est injectable est buvable" : j'apprécierais de pouvoir boire mon insuline au quotidien…
    Voir la réponse en vidéo*
  • Est-il possible de guérir du diabète ?
    Les cellules souches d'un nouveau-né peuvent-elles guérir le diabète de son frère ?
    Voir la réponse en vidéo*

* Les réponses avec le Dr Roxane Ducloux, diabétologue à l'hôpital européen Georges Pompidou (Paris)

Dans les médias :

Ailleurs sur le web :

  • Association Francaise des Diabétiques (AFD)
    Véritable acteur de santé, l’AFD est pleinement engagée dans la gouvernance de la santé. L’AFD édite Equilibre, le magazine du diabète solidaire et organise chaque année en novembre, "Les 72 heures d’Equilibre", la plus importante manifestation de France autour du diabète.

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