Clinique du sport : sursis en appel

L'ancien patron de la Clinique du sport de Paris et un chirurgien ont été condamnés le 12 juin 2013 en appel à trois et deux ans de prison avec sursis, pour la contamination de plusieurs de leurs patients, il y a plus de vingt ans, par une infection nosocomiale.

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Clinique du sport : sursis en appel

À l'issue du procès en appel qui s'était tenu du 14 janvier au 5 février 2013, le fondateur de l'établissement privé du gratin sportif, Pierre Sagnet, 69 ans, et le chirurgien Didier Bornert, 57 ans, sont condamnés pour "blessures involontaires".

La cour d'appel de Paris n'a donc pas confirmé la prison ferme prononcée en première instance en 2010. Des peines de quatre ans de prison, dont 18 mois ferme, et deux ans de prison, dont 6 mois ferme, avaient alors été prononcées.

A l'énoncé du verdict, Me Patrick de la Grange, l'avocat des victimes, n'a pas manifesté de déception. "En condamnant les médecins, [cette décision] dit clairement que l'on ne peut pas faire d'économies sur la santé des gens", a-t-il expliqué. "De toute façon, 22 ans après les faits, 17 ans après le début de l'enquête, ça n'a pas de sens d'envoyer ces gens en prison et ce n'était pas le but".

Les faits remontent à plus de 20 ans. De janvier 1988 à mai 1993, 58 personnes opérées à la Clinique du sport avaient contracté la mycobactérie Xenopie, qui provoque un mal proche de la tuberculose osseuse, avec des inflammations et des abcès des os. Du fait de leurs symptômes atypiques, la plupart des malades avaient erré de consultation en consultation, n'apprenant que tardivement l'origine de leur mal.

Ce scandale, touchant un établissement très prisé par les sportifs de haut niveau, avait révélé à l'opinion publique le problème des infections nosocomiales. L'affaire avait entraîné un renforcement des normes d'hygiène hospitalière.

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