Amateurs de grasses matinées : c'est génétique !

Selon les résultats d'une étude menée par des scientifiques allemands, le contrôle du temps de sommeil nécessaire pour "recharger les batteries" serait génétique. De quoi déculpabiliser les gros dormeurs et rassurer ceux qui peuvent se contenter de 5 heures de sommeil nocturne !

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Amateurs de grasses matinées : c'est génétique !
Amateurs de grasses matinées : c'est génétique !

Pourquoi certains ont-ils besoin de dormir beaucoup et d'autres seulement quelques heures pour être en forme ? C'est ce que les chercheurs de l'université Ludwig Maximilian de Munich ont réussi à comprendre. Ils se sont penchés sur le sommeil de 4000 personnes en Europe et leur ont demandé à ce sujet de décrire leurs habitudes, tout en analysant leurs gènes.

Les auteurs de cette étude ont ainsi identifié un gène qui contrôle notre temps de sommeil, autrement dit la durée nécessaire pour "recharger les batteries". Ce qui expliquerait, à fatigue égale, et après avoir éliminé toute cause pouvant entraîner des troubles du sommeil, pourquoi certaines personnes récupèrent plus vite que d'autres.

Ce gène, appelé ABCC9, était déjà connu pour son rôle dans les maladies cardiaques et le diabète. Il est désormais aussi associé à notre repos quotidien. Les personnes qui ont hérité de ce gène par leurs deux parents ont ainsi moins besoin de dormir que ceux qui n'ont qu'une version du gène.

Pour l'anecdote, le cas de Margaret Thatcher, la célèbre dame de fer britannique qui ne dormait que 4 heures par nuit, a inspiré les chercheurs... Ils ont ainsi rebaptisé le gène " ABCC9" en "gène Thatcher".

Source : "The Thatcher gene: Scientists discover secret of internal alarm clock that allows some to get by on just four hours' sleep", MailOnline, 28 novembre 2011.

 

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