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Coronavirus : une piste pour un médicament

Une équipe internationale de chercheurs a mis en évidence une substance capable d'empêcher la prolifération des coronavirus. Ces travaux ont été publiés le 29 mai dans la revue scientifique « PLOS Pathogens ».

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Coronavirus : une piste pour un médicament
Coronavirus : une piste pour un médicament

Une substance susceptible d'agir contre les coronavirus a été identifiée par une équipe internationale de chercheurs. Les coronavirus (virus à couronne en latin) sont le plus souvent responsables d'affections assez bénignes chez l'homme, comme des rhumes, mais certains peuvent devenir très pathogènes, comme le SRAS (Syndrome respiratoire aigu sévère) ou le MERS (Syndrome respiratoire Moyen-Orient). Pour le moment, il n'existe aucun traitement contre ces virus.

Voilà pourquoi l'équipe de chercheurs dirigée par Edward Trybala, de l'université de Göteborg en Suède et Volker Thiel de l'université de Berne en Allemagne, s'est donnée pour mission de trouver des produits capables de bloquer la prolifération de ces virus. Elle a d'abord mis le doigt sur la substance K22, laquelle agit contre des coronavirus plutôt inoffensifs qui provoquent les symptômes du rhume.

Leurs expériences suivantes ont montré que K22 est en réalité efficace contre tous les coronavirus, y compris le SRAS et le MERS. K22 inhibe la réplication du coronavirus dans les cellules qui tapissent le système respiratoire humain, rapportent les chercheurs dans la revue spécialisée « PLOS Pathogens ».Ceux-ci y expliquent le mécanisme d'action, mettant ainsi en lumière un point d'attaque important contre les coronavirus. Pour le comprendre, il faut avoir en tête que les virus se logent dans les membranes séparant les cellules humaines pour y édifier une sorte d'armature et y installer leur propre machinerie de production de nouveaux virus.

C'est précisément ce processus que la substance K22 rend impossible.Pour l'instant, la découverte de cette substance et de son mode d'action n'est qu'un succès préclinique de laboratoire. De plus amples expérimentations seront nécessaires avant la fabrication d'un éventuel traitement capable de lutter contre les épidémies actuelles.

L'épidémie s'aggrave

Le coronavirus MERS est considéré comme un cousin, plus mortel mais moins contagieux que le SRAS. Ce dernier avait fait près de 800 morts dans le monde en 2003.
A la mi-mai, les experts convoqués à Genève par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) ont affirmé que l'épidémie de cas de coronavirus MERS s'aggrave, mais que les conditions pour déclarer une urgence de santé publique de portée globale ne sont pas encore réunies. Il n'y a pas de preuve d'une transmission interhumaine soutenue.

Le dernier bilan fait état de 538 cas d'infection au coronavirus MERS, dont 187 décès en Arabie saoudite, selon un dernier bilan donné le 29 mai. C'est le premier foyer de cette maladie apparue en 2012. L'Iran, jusqu'à présent épargné par le coronavirus, a enregistré le 29 mai son premier décès dû à la maladie et a fait état de six autres cas d'infection.

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