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Les "rewalker", ces paralysés qui remarchent grâce à un exosquelette

Les "Rewalker" sont des personnes qui testent les exosquelettes à travers le monde. Ces dispositifs permettent à des personnes handicapées de remarcher. Rencontre avec un de ces Rewalker.

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Paralysie : remarcher grâce à un exosquelette

Remarcher pour un paraplégique est un rêve qui a longtemps été inaccessible. Mais depuis quelques années, des exosquelettes permettent à des personnes handicapées de se tenir debout, de marcher et même de monter des escaliers. Anthony Estève fait partie de ce que l'on appelle les Rewalker, ces personnes qui testent les exosquelettes à travers le monde.

Lève-toi et marche

Pour Anthony, tout a changé en 2014 au retour d'une soirée en boîte de nuit. Victime d'une chute de plusieurs mètres, il se casse une vertèbre et devient paraplégique incomplet. Si Anthony a gardé un peu de motricité dans ses jambes, il ne peut pas se tenir debout. Après six mois de convalescence, le jeune homme a dû se réadapter à sa nouvelle vie en fauteuil.

Depuis quelques mois, Anthony a trouvé une nouvelle motivation. Un projet qui l'occupe plusieurs jours par semaine. Anthony teste un exosquelette baptisé le ReWalk, une sorte d'armure bourrée de technologies. Lors des essais, le jeune homme a toujours besoin d'un technicien pour enfiler l'exosquelette. Une fois bien attaché autour des jambes, de la poitrine et du dos, Anthony peut tester l'exosquelette. Une fois debout, Anthony a besoin de temps pour trouver son équilibre et doit s'aider de ses béquilles avant de se lancer. Petit à petit, ses pas avec le ReWalk se rapprochent de la marche d'une personne valide.

Un dispositif coûteux

Au total, 250 personnes utilisent l'exosquelette dans le monde. Et cette innovation est validée par les autorités médicales aux Etats-Unis depuis sept ans. Mais en France, l'exosquelette vient juste d'arriver et Anthony a été l'un des premiers à le tester après quelques hésitations. Il lui a fallu une trentaine d'heures d'entraînement pour apprendre à maîtriser le dispositif.

Si les progrès réalisés grâce à l'exosquelette sont remarquables, il reste un problème de taille : cette technologie coûte cher, 80.000 euros. Anthony Estève doit donc se contenter pour le moment de tester l'appareil mais il ne compte pas en rester là : "Je suis dans l'optique d'en acquérir un, chez moi, et pouvoir l'utiliser au quotidien (...) Je sais que ça ne remplacera pas la marche d'une personne valide, ni mon fauteuil roulant, mais psychologiquement, le fait d'être debout et de se déplacer, c'est un vrai bonheur".

Anthony a lancé une cagnotte participative pour pouvoir être le premier Français à posséder un exosquelette.

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