Les internes en médecine mobilisés contre la loi santé

A l'appel de plusieurs syndicats, de nombreux internes en médecine participent depuis le 29 janvier à des mouvements locaux de protestation contre la loi santé. Ce 4 février, l'Inter-Syndicat national des internes (ISNI) organisait une journée de "sensibilisation et d'information" suivie par près de 30% des internes, selon le syndicat.

La rédaction d'AlloDocteurs
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Rédigé le , mis à jour le

Généralisation du tiers payant, refonte du service public hospitalier, pouvoir accru des agences régionales de santé : le projet de loi santé de la ministre Marisol Touraine inquiète les internes, au même titre que leurs aînés, qui multiplient les appels à la grève depuis plusieurs semaines.

Un rassemblement était prévu ce 4 février à 15h00 devant le ministère de la Santé, où devait être reçue une délégation syndicale. D'autres manifestations étaient attendues à Lyon devant l'agence régionale de santé à 14h00, ou encore au CHU de Bordeaux, entre 12h00 et 14h00.

Environ "1.500 internes sur 4.500", à Paris, s'étaient déclarés grévistes mercredi, selon Jules Grégory, président du Syndicat des Internes des Hôpitaux de Paris (SIHP) et vice-président de l'Inter-Syndicat national des internes. Contactée, l'Assistance publique - Hôpitaux de Paris indiquait à la mi-journée ne pas souhaiter à ce stade communiquer de chiffre. 

Mélanie Marquet, présidente de l'ISNI, a déclaré à Allodocteurs.fr que "les chiffres remontés à la direction générale de l'offre de soins (DGOS, ex-direction de l'hospitalisation et de l'organisation des soins) sont largement sous-estimés. Il y a une très forte mobilisation sur Paris de grévistes de courte durée, qui cessent le travail une à deux heures en signe de solidarité, mais ne veulent pas [pénaliser les patients]. Le nombre de ces grévistes n'est pas remonté au national. A Nîmes, par exemple, sur 66 grévistes, seuls 15 sont [recensés] par la DGOS".

L'ISNI avait déposé un préavis de grève le 29 janvier afin de couvrir l'ensemble des actions ponctuelles et locales qui pourraient s'organiser dans le pays, et laisser le temps "aux villes de se coordonner le plus possible", a expliqué à l'AFP Jules Grégory. Depuis, le principal syndicat d'internes en médecine générale, l'Isnar-IMG, s'est joint au mouvement, via un préavis de grève déposé le 2 février.

Une manifestation nationale est prévue à Paris le 15 mars.