Élisabeth Revol souffre de graves gelures aux mains et aux pieds et risque l'amputation.
Élisabeth Revol souffre de graves gelures aux mains et aux pieds et risque l'amputation.

Les infos santé à ne pas manquer cette semaine...

Une fragile miraculée de l'Himalaya, une infirmière d'EHPAD au bord de la crise de nerf, des associations de malades de la thyroïde qui voient rouge, des salmonelles tapies dans les locaux de Lactalis depuis 13 ans et des vers à pieds...l'actu santé qu'il ne fallait  pas manquer cette semaine

La rédaction d'AlloDocteurs
La rédaction d'AlloDocteurs
Rédigé le , mis à jour le

Des cimes de l'Himalaya au caisson hyperbare

Après un sauvetage périlleux dans l’Himalaya, Elisabeth Revol a été rapatriée en France le 30 janvier dernier et est aujourd’hui saine et sauve. Mais son état de santé reste préoccupant. Prise en charge tardivement au Pakistan, elle souffre de sévères gelures aux orteils et aux mains. Elle est hospitalisée et reçoit tous les jours des injections intraveineuses de vasodilatateurs et a bénéficié d’une séance d'oxygénothérapie en caisson hyperbare pour tenter de récupérer ses tissus. Une estimation de l’atteinte osseuse des gelures sera faite en début de semaine. Si les résultats ne sont pas bons, elle risque l’amputation. 

A lire : Course contre la montre pour éviter l'amputation à l'alpiniste Elisabeth Revol

Infirmière au bord de la crise de nerf

En un statut sur Facebook, devenu viral, Mathilde Basset, est devenue une des porte-paroles des professionnels de santé usés par leurs conditions d'exercice. Cette ancienne infirmière de 24 ans a travaillé trois semaines dans un EHPAD d'Ardèche, et en est ressortie dégoûtée et épuisée.

Dans son message, partagé plus de 20 000 fois, elle y décrit sa surcharge de travail et ses répercusions sur ses patients. En charge d'une centaine de personnes âgées, elle estime qu'elle a été "stressée, donc stressante", "brusque" et "disponible pour personne, dans l'incapacité de créer le moindre relationnel avec les familles et les usagers" et à son sens, "maltraitante". Un amer constat qui l'a forcée à raccrocher la blouse. 

A lire :  Ehpad : le cri d’alarme d’une infirmière

L'ANSM blanchit la nouvelle formule du Levothyrox

Les pharmacologues n'ont pas d'explications à fournir et les associations de malades de la thyroïde sont en colère. Dans son rapport très attendu sur le levothyrox, l'Agence Nationale de Sécurité du Médicament (ANSM) estime qu'il n'y a pas eu d'effets secondaires spécifiques liés à la nouvelle formule du médicament.

Depuis la mise sur le marché de la nouvelle version du Levothyrox, en mars 2017, 17 000 malades ont déclaré des effets indésirables comme des pertes de cheveux, des crampes, des maux de tête, ou des vertiges. Mais pour les scientifiques de l'ANSM, le mystère reste entier : non seulement ils n'arrivent pas à donner une raison scientifique à cette avalanche de symptômes, mais les deux tiers des patients souffrant d'effets secondaires ont des dosages sanguins hormonaux normaux. Les associations de patients exigent plus de transparence et des alternatives pharmacologiques au produit. 

A lire : Levothyrox : "L'ANSM se dédouane sur ce médicament nouvelle formule"

Lactalis : des laits contaminés dès 2005

Le risque était très certainement là, tapi dans les locaux de Lactalis depuis 13 ans. Le PDG de Lactalis, Emmanuel Besnier, a expliqué que

’usine de Craon, qui produit des laits infantiles, a été contaminée par la salmonelle dès 2005. Des nourrissons ont donc pu en consommer. La bactérie à l'origine de deux épidémies de salmonellose chez des nourrissons en 2005 et 2017 en a également contaminé 25 autres entre 2006 et 2016.

Le Centre national de référence salmonelles à Pasteur, a affirmé que des cas sporadiques de salmonellose chez des nourrissons, étaient imputable à la même souche de salmonelle que celle responsable des intoxications de 2017.

A lire : Laits infantiles contaminés à la salmonelle : les explications de Lactalis

Des vers à pieds en souvenir de vacances

Des doigts de pieds en éventail, des pieds bronzés carressés par les vagues ou posés sur une chaise longue...Les photos de pieds ont beau être un grand classique des photos de vacances, elles n'ont généralement aucun autre intérêt que celui d'énerver les collègues restés au bureau. Celles de ce couple de canadiens de retour d’un voyage en République Dominicaine mérite carrément plus le détour et font d'ailleurs un tabac sur les réseaux sociaux.

Sous la peau de leurs pieds, on voit se dessiner de nombreuses lignes tortueuses...qui ne sont rien d’autre que des larves de vers. Ces créatures, du nom de Larva migrans, qui infectent normalement les chiens et les chats, pénètrent au travers de la peau et cheminent sous l'épiderme. L'infection est liée à la mise en contact de la peau nue avec une surface souillée par des déjections animales où les œufs ont éclot. Les ballades romantiques sur la plage c'est bien, avec des petites chaussures c'est mieux!

A lire : Des larves sous la peau...