La ministre soutient la pétition contre les blouses "fesses à l’air"

La ministre de la santé soutient la pétition contre les blouses d’hôpital qui laissent voir les fesses des patients et affirme avoir saisi les services du ministère pour qu’ils lui fassent des propositions.

La rédaction d'AlloDocteurs
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Rédigé le , mis à jour le
La ministre soutient la pétition contre les blouses "fesses à l’air"

Lancée sur le ton d’une boutade, mais avec des arguments très sérieux, la pétition pour des chemises d’hôpital respectant la pudeur et la dignité des patients rencontre un beau succès : près de 7600 signatures à l’heure où nous écrivons ces lignes, et de nombreux échos dans la presse, sur internet, et sur les réseaux sociaux.

Au point qu’elle a fini par être entendue par Marisol Touraine. La ministre de la santé a envoyé un mail jeudi 9 août au médecin généraliste qui avait lancé la pétition sur son blog :

« Si cette question est perçue comme secondaire par certains, elle ne l’est pas à mes yeux. Les situations concrètes évoquées sur vos blogs décrivent parfaitement la gêne, pouvant aller jusqu’à l’humiliation, qui peut être celle des patients, âgés ou non, dans de telles circonstances. Il en va de la dignité des patients.

La pétition que vous avez lancée m’étant adressée, je peux vous dire que j’ai saisi les services du ministère, afin qu’ils me fassent des propositions au retour des congés d’été. Je partage le sentiment qui est le vôtre, à savoir que l’intimité de la personne doit être respectée dans l’ensemble du processus de soin, sans toutefois que ce respect ne perturbe la pratique du personnel soignant. »

Neanmoins, l’unanimité sur le sujet n’est pas totale. Certains soignants ont réagi négativement car ils trouvent le sujet futile, d’autres parce qu’ils trouvent un intérêt médical à ces blouses ouvertes dans le dos. Comme ce témoignage de TheSwaggNurse, une infirmière, sur twitter  « Choquée par la pétition anti-fesse à l'air des patients hospitalisés, vous savez ce que c'est d'ôter un pyj à un patient en arrêt ? Non, fermez-la ».

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