Non, un médecin en Polynésie française n’a pas été arrêté pour avoir prescrit de l’hydroxychloroquine
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Non, un médecin en Polynésie française n’a pas été arrêté pour avoir prescrit de l’hydroxychloroquine

Des vidéos qui ont énormément tourné sur les réseaux sociaux montrent l’interpellation d’un médecin en Polynésie. Il prescrivait de l’ivermectine et de l’hydroxychloroquine mais ce n’est pas la raison de son arrestation.

Rédigé le , mis à jour le

Depuis le lundi 20 septembre, de nombreux internautes partagent la vidéo de l’interpellation par des gendarmes d’un médecin en Polynésie française, sous le hashtag #LibérezThéron.

Les commentaires affirment que ce médecin, Jean-Paul Théron, aurait été arrêté pour avoir prescrit de l’ivermectine et de l’hydroxychloroquine à des malades du Covid, contre l’avis de l’OMS. En réalité ses pratiques médicales ne sont pas à l'origine de son interpellation.

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Des violences volontaires

Selon Hervé Leroy, procureur de la République en Polynésie française, ce médecin a été interpellé pour « violences volontaires » et « outrage envers un agent dépositaire de l’autorité publique ». 

Un huissier s’était rendu le 16 septembre à son domicile pour l’informer de sa convocation devant l’Ordre des Médecins. C’est en accueillant cet huissier que le médecin se serait rendu coupable de violences.

Par la suite, le 18 septembre, une gendarme est venue lui signifier sa convocation à la gendarmerie pour répondre de ces faits de violences sur l’huissier. Le médecin aurait menacé la gendarme et outragé le procureur. Il a été placé en garde à vue lundi 20 septembre.