Malaises de soignantes dans un centre médico-psychologique : ce que l'on sait

Une enquête a été ouverte par le parquet de Nancy pour "administration de substance nuisible" après des malaises inexpliqués de deux infirmières et une médecin d’un centre médico-psychologique de Meurthe-et-Moselle.

Mathieu Pourvendier avec AFP
Rédigé le , mis à jour le
L'une des plaignantes a perdu connaissance et a dû être transportée aux urgences.
L'une des plaignantes a perdu connaissance et a dû être transportée aux urgences.  —  Google Street View : Le centre médico-psychologique (CMP) Antigone à Saint-Nicolas-de-Port

Que s'est-il passé au centre médico-psychologique (CMP) Antigone à Saint-Nicolas-de-Port en Meurthe-et-Moselle, où deux infirmières et une médecin ont fait des malaises inexpliqués ? Le parquet de Nancy a ouvert une enquête pour "administration de substance nuisible", a indiqué mardi 7 mars le procureur de la République de Nancy François Capin-Dulhoste.

Trois plaintes ont été déposées au mois de janvier, a évoqué à l'AFP le procureur, confirmant des informations du quotidien régional L'Est Républicain.

Des malaises après la pause déjeuner

"Les plaignantes relatent des malaises après la pause déjeuner (en avril et en décembre 2022 pour les deux infirmières, en octobre 2022 pour le médecin)", a ajouté le magistrat, selon lequel le parquet "a confié l'enquête à la sûreté départementale du chef d'administration de substance nuisible".      

 Selon L'Est Républicain, l'une des plaignantes a ressenti de "violents troubles allant jusqu'à une perte de connaissance" et a dû être transportée vers les urgences à Nancy.    

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"Une forte dose de benzodiazépines"

Des analyses auraient mis en évidence la présence dans son sang "d'une forte dose de benzodiazépines", molécules utilisées "dans le traitement de l'anxiété, du stress, des angoisses" mais qui ne lui avaient pas été prescrites, pas plus qu'à ses deux collègues, écrit le quotidien.

Une hypothèse, évoquée lors d'une enquête interne à la structure, pourrait être qu'une boisson ou un aliment, par exemple un plat stocké dans un réfrigérateur commun, aurait été "contaminé volontairement par un tiers, à l'insu des victimes", dévoile le journal régional.      

Enfin, citée par L'Est Républicain, la direction du centre psychothérapique de Nancy-Laxou, auquel le CMP est rattaché, affirme ainsi que deux personnes ont été confrontées "à des malaises importants suite à l'ingestion de leur repas". "Un troisième agent a évoqué se remémorer une situation identique quelques mois avant", selon la direction.      

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