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Marisol Touraine s'engage pour la création d'un observatoire national du suicide

La ministre de la Santé, Marisol Touraine, a annoncé sa volonté mardi 12 février 2013 de "créer un observatoire national du suicide", répondant ainsi aux voeux du Conseil économique, social et environnemental (CESE) pour un renforcement et une amélioration des actions de prévention.

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Marisol Touraine s'engage pour la création d'un observatoire national du suicide
Marisol Touraine s'engage pour la création d'un observatoire national du suicide

Cet observatoire, qui rendra un rapport annuel, "ne sera pas un prétexte pour nous empêcher d'agir", mais "permettra au contraire de mieux coordonner les informations existantes, de mieux repérer, de mieux alerter", a indiqué la ministre devant le Cese.

"Cet instrument de connaissance sera un outil d'aide à la décision qui fédérera les acteurs professionnels et associatifs des champs sanitaire et social" et "sera rattaché à la Direction de la recherche, des études de l'évaluation et des statistiques (DREES)".

"Toutes les 50 minutes, une personne met fin à ses jours dans notre pays. 11.000 suicides par an. C'est trois fois plus de morts que les accidents de la route", a souligné la ministre.

Dans le même temps, on recense tous les ans 220.000 tentatives qui conduisent à une prise en charge aux urgences hospitalières. "C’est la première cause de décès chez les 25-34 ans, et la 2e chez les jeunes de 15-24 ans."

"Un tiers des Français qui se suicident a plus de 60 ans", a-t-elle ajouté.

Comme le rapport du CESE intitulé "Le suicide : plaidoyer pour une prévention active" le montre, "les inégalités face au suicide sont particulièrement marquées", a poursuivi Mme Touraine.

Ainsi "les ouvriers sont presque trois fois plus touchés par le suicide que les cadres".

Outre la création de l'observatoire pour mieux connaître la réalité du suicide, la ministre a développé ses autres priorités comme celles concernant la formation des professionnels au contact des personnes vulnérables, l'amélioration de la prise en charge ou encore la meilleure coordination des politiques de prévention "qui doivent être pleinement intégrées à la politique de santé mentale et de psychiatrie".

Dans le domaine de la formation, la ministre a notamment souhaité que la formation à la crise suicidaire soit intégrée dans le développement professionnel continu (DPC) des professionnels de santé.

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