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Polluants atmosphériques : des substances à mieux surveiller selon l'Anses

L'Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) préconise une meilleure surveillance de certains polluants, tels que les particules ultrafines ou le 1,3-butadiène, une substance cancérogène notamment issue du trafic routier.

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Polluants atmosphériques : des substances à mieux surveiller selon l'Anses
Polluants atmosphériques : des substances à mieux surveiller selon l'Anses

À l'heure actuelle, en France, seuls 13 polluants de l'air font l'objet d'une surveillance réglementaire, dans le cadre de directives européennes qui remontent à 2004 et 2008. Une décennie plus tard, l’évolution des connaissances scientifique a permis d’identifier de nouvelles substances pour lesquelles existe "un impact potentiel sur la santé humaine", explique l'Anses dans un communiqué présentant ses derniers travaux. Ceux-ci font suite à une demande d’information des ministères de la Transition écologique et de la Santé.

Dans ses conclusions, l'Anses préconise la surveillance du 1,3-butadiène, "un polluant émis notamment par des activités industrielles traitant du plastique et du caoutchouc mais aussi par l'échappement des moteurs automobiles et la fumée de cigarette". Cet hydrocarbure a été évalué par le Centre international de Recherche sur le Cancer (CIRC) comme cancérogène certain pour l’homme.

Voir aussi : Pollution de l'air : sommes-nous protégés ?

Particules ultra-fines et carbone suie

L'Anses recommande aussi un "suivi renforcé" de deux substances : les particules ultrafines (PUF), et le carbone suie.

Les particules ultrafines, d'un diamètre inférieur à 0,1 micron, émises notamment par le trafic routier et certains types d'industries, peuvent avoir "des effets sur le système nerveux ou sur le système respiratoire", explique Valérie Pernelet-Joly, cheffe d'unité d'évaluation des risques liés à l'air à l'Anses.

Le carbone suie est émis lors de phénomène de combustion, "surtout la motorisation diesel et le chauffage", indique-t-elle. Cette substance a la particularité de se comporter comme un aimant pour d'autres particules et elle "va servir de vecteur pour les emmener dans les poumons".

En apprendre plus sur quelques autres suspects…

L'Anses a également examiné dix autres polluants (manganèse, sulfure d’hydrogène, acrylonitrile, 1,1-2-trichloréoéthane, cuivre, trichloréthylène, vanadium, cobalt, antimoine, naphtalène), repérés surtout dans des contextes industriels. Les concernant, elle "recommande l’acquisition de données complémentaires".

L'agence suggère enfin de développer une banque de données nationale sur les "polluants dans l’air ambiant actuellement non réglementés […] pour faciliter l’accès à ces données pour des travaux de recherche ou d’expertise".

Ce 25 juin , l’Anses a lancé une campagne de mesure des résidus de pesticides présents dans l’air, afin d'évaluer l'exposition de la population mais aussi d'identifier d'éventuels lieux de surexposition.

avec AFP

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