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Covid : dans un car, il contamine un tiers des passagers

En janvier dernier, une personne asymptomatique a transmis le Covid-19 au tiers des passagers de son autocar au cours d’un trajet de moins d’une heure. En cause : la mauvaise ventilation du véhicule.

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Covid : dans un car, il contamine un tiers des passagers
Photo d'illustration ©Milos Muller, Shutterstock

En janvier, au tout début de ce qui deviendrait la pandémie de Covid-19, un passager infecté et asymptomatique a contaminé un tiers des passagers de son autocar. Le véhicule était mal ventilé pendant le trajet de moins d'une heure, puis le retour. Un nouvel indice que le coronavirus est très probablement transmissible par voie aérienne.

La thèse de la transmission du virus par les aérosols, plutôt que par les seules grosses gouttelettes expulsées par l'éternuement et la toux, était initialement négligée par les autorités sanitaires mondiales. 

Ces dernières avaient changé d’avis cet été face à la pression de nombreux experts des virus respiratoires et une accumulation d'études sur la présence de particules virales dans des microgouttelettes en suspension dans l'air, éjectées par la simple parole.

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Le cas contaminateur

Dans un article publié le 1er septembre par la revue médicale américaine Jama Internal Medicine, des experts des Centres chinois de lutte contre les maladies décrivent avoir interrogé et testé les passagers du car. 

Ces derniers étaient acheminés dans deux véhicules à un événement bouddhiste dans la ville de Ningbo, le 19 janvier, lors d'un trajet de 50 minutes (avec retour dans les deux mêmes autocars). Personne ne portait de masque.

Une personne sexagénaire, sans symptôme, était très probablement le premier cas, car elle avait eu des contacts auparavant avec des gens de Wuhan, où l'épidémie a démarré. Elle était assise du côté droit dans une rangée au milieu du car numéro 2, entre deux autres passagers.

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Mode de contamination

Au total, 23 autres passagers de ce car ont été contaminés, sur 68 personnes. A l'inverse, aucune infection n'a été relevée dans le car numéro un, identique. Le cercle d'infections était bien plus étendu que les quelques rangées autour du sexagénaire, avec des gens contaminés à l'avant et à l'arrière du car. 

Si le virus n'était transmis que par des grosses gouttelettes, le cercle aurait été plus réduit puisque celles-ci retombent généralement dans un périmètre d'un ou deux mètres. En outre, le patient index n'avait pas de symptômes au moment des trajets, donc il ne toussait pas.

Le système de climatisation du car faisait recirculer l'air à l'intérieur de l'habitacle et ne le renouvelait pas, ce qui a sans doute contribué à propager le virus dans tout le bus, concluent les auteurs.

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Prudence avec la ventilation

"Cette enquête suggère que, dans des environnements clos où il y a recirculation de l'air, SARS-CoV-2 est un pathogène hautement transmissible", écrivent les auteurs.

Leur étude minutieuse comprend un plan du car avec la position de chaque personne contaminée. Elle s’ajoute à d'autres qui vont dans le même sens, notamment le cas de multiples contaminations entre tables dans un restaurant de Canton, là encore sans doute permises par un système de ventilation ne renouvelant pas l'air intérieur.

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