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Bilan un an après l'ouverture de la salle de shoot de Strasbourg

L'expérimentation était tout aussi controversée qu'attendue. En octobre 2016 naissait à Paris la première salle de shoot, qui permettait aux usagers de drogues de consommer en toute sécurité. Depuis, d'autres villes ont suivi cet exemple.

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Bilan un an après l'ouverture de la salle de shoot de Strasbourg

À Strasbourg, la salle de shoot a tout juste un an. Un premier bilan positif puisque treize cas d'hépatite C ont été détectés et aucune overdose mortelle n'est survenue. L'objectif de cette structure est de prévenir les contaminations par le VIH, les hépatites, et tous les risques afférents aux pratiques de consommation des usagers. Eviter les décès par overdose aussi.

Au total, 416 personnes sont inscrites dans cette salle. Mais elles sont seulement 300 à venir consommer régulièrement. Les autres bénéficient surtout de l'accompagnement social proposé ici. Des infirmiers, des éducateurs, un médecin, un psychologue et un travailleur social se relaient dans la structure. Grâce à eux, les usagers peuvent réduire leur consommation de drogue, ou modifier leurs pratiques pour qu'elles soient moins risquées. Aller vers des traitement aussi, ou le sevrage.

Contrairement à Paris, la mairie de Strasbourg n'a reçu aucune plainte de riverains car la salle de shoot se trouve dans l'enceinte de l'hôpital. Une manière de considérer les usagers avant tout comme des malades qui ont besoin de soins et non comme des drogués. Bordeaux est la prochaine ville à accueillir ce type de structure. Sa salle de shoot ouvrira en 2018.

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