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Insuffisance cardiaque : surveiller les patients à distance

L'insuffisance cardiaque reste mal connue et mal prise en charge. Des cardiologues cherchent donc des solutions pour faire connaître cette maladie et ainsi éviter de nombreux décès.

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Insuffisance cardiaque : surveiller les patients à distance

1,5 million de personnes souffrent aujourd'hui d'insuffisance cardiaque, une pathologie chronique dont les signes d'aggravation sont mal connus. Faute d'être prises en charge à temps, 70.000 personnes en décèdent chaque année, soit près de deux fois le nombre de victimes d'infarctus.

Une équipe propose donc une nouvelle organisation pour le suivi des patients, qui ne s'appuie pas seulement sur les cardiologues mais donne un rôle plus important aux infirmiers. C'est ce qu'on appelle les pratiques avancées en soins infirmiers.

Un suivi à distance

En cas d'insuffisance cardiaque, le coeur n'est plus capable de bien envoyer vers les poumons le sang veineux qui vient de tout le corps, ni de bien récupérer le sang oxygéné par les poumons pour le propulser dans les artères.

Souvent, tout se dérègle en même temps et beaucoup de personnes ne connaissent pas les signes d'alerte. Certains patients bénéficient donc d'un nouveau dispositif de suivi à domicile. Le patient doit se peser tous les matins sur une balance connectée. Elle permet de mesurer un début d'oedème et un questionnaire détecte les autres signes de souffrance cardiaque. Chaque matin, les résultats sont reçus par la cellule de coordination du service de cardiologie. À la moindre alerte, l'équipe peut réagir.

Grâce à ce dispositif, les infirmiers peuvent moduler le traitement de fond des patients. Il s'agit d'une véritable innovation comme le confie le Pr Thibaud Damy, cardiologue : "On crée ainsi un nouveau métier d'infirmier(e) qui va être la coordinatrice ou le coordinateur d'une filière de soins avec la possibilité de prescrire des médicaments avec l'accord du médecin généraliste et du cardiologue pour optimiser les traitements de fond". L'enjeu est majeur puisqu'aujourd'hui, 25% des patients qui ont fait une décompensation cardiaque décèdent l'année suivante à cause d'une récidive.

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