Ch@t : Les troubles bipolaires
Ch@ts du 13 septembre 2011 et du 13 avril 2010 Avec les réponses des Drs Christian Gay, Marc Masson, psychiatres, Alexandra Schaeffer, infirmière psychiatrique et du Dr Charlotte Tourmente.
Par La rédaction d'Allo Docteurs
Rédigé le
Les réponses du Dr Christian Gay, psychiatre
Cette maladie est multidéterminée. Il existe des facteurs de vulnérabilité génétique. Ceci signifie que lorsque l'on a un parent atteint, on a un risque de 10%. En revanche, vous avez quand même 90% de chance de ne pas avoir le trouble. L'environnement joue un rôle de détonateur chez quelqu'un qui aura cette prédisposition génétique.
Le diagnostic est posé à partir de la symptomatologie maniaque : excitation, euphorie, perte du sommeil, désinhibition, accélération de la pensée, optimisme, achats excessifs, excès en tous genres, et les phases dépressives qui alternent. Il existe des intervalles libres entres les épisodes aigus. Le diagnostic tient compte aussi des antécédents familiaux et personnels, du tempérament sous-jacent.
En première ligne les antidépresseur, les toxiques, les situations de surmenage, le manque de sommeil, la répétition d’événements pénibles ou stressants.
La dépression dans le trouble bipolaire se caractérise par une augmentation du temps de sommeil (hypersomnie), un appétit excessif (hyperphagie), un ralentissement, une fatigue, une irritabilité.
Il y a très souvent une confusion entre manie et bouffée délirante. Une personne en phase manique est souvent halluciné et délire (les thèmes sont souvent mystiques, mégalomaniaques et persécutifs). Donc, on peut dire aujourd'hui que le caractère délirant du trouble n'est pas un facteur de gravité sauf lorsque le délire peut provoquer des comportements dangereux.
Oui.
Cela va évoluer, de plus en plus les proches sont impliqués dans la prise en charge. Préciser le rôle, réduire les conflits, participer à la régularité des rythmes etc.
C'est une affaire de bénéfice/risque. Peut être qu'un ajustement à la baisse peut s'envisager ?
Le lithium est le traitement de référence. Les posologies conseillées aujourd'hui sont inférieures à celles d'il y a 10 ans. De ce fait il y aura moins de risque de toxicité ou d'effets indésirables.
Cassure par rapport à l'état antérieur, évolution cyclique, antécédents familiaux, tempéraments hypersensible...
L'important est d'arriver aussi à un lâcher prise, une approche de relaxation ou de mindfulness pourra vous aider.
A priori non au contraire, il est anti-agressif.
Dans plus de 50 % la maladie bipolaire est associé à un alcoolisme.
Le plus souvent cette maladie commence entre 15 et 25 ans.
Résolution des conflits, meilleure communication, situer le rôle de chacun. Le Ch. Perrens est spécialisé dans ce trouble.
10 à 15% chez les patients non stabilisés.
Non car on induit une autre dépendance qui peut constituer un autre facteur de fragilisation.
Dans certains cas l'AD déclenche le trouble. Ces troubles correspondent au type III.
Suicide, marginalisation, désocialisation, accélération des cycles...
Pendant une crise maniaque, il n'y a pas de conscience du trouble.
Les I correspondent à des états maniaques + ou - des dépressions. Les II sont des états d'hypomanies (excitation modérée) et des dépressions. Les III sont des BP induits par des traitements, Les IV sont des tempéraments exaltés (hyperthymiques qui font des dépressions).
Le Lithium peut être réduit. Le Lamictal® et le Zyprexa® sont les alternatives.
Cela fait partie de la maladie. Il joue et est souvent impitoyable.
Pas dans tous les cas; il existe des prises en charges familiales structurées et destinées aux bipolaire associé à des mesures psychoéducatives (FFT ou Family focused traitement).
Le service du Pr Verdoux est spécialisé dans ce type de troubles et la schizophrénie.
L'important est d'ajuster la posologie et surveiller les effets secondaires.
La schizophrénie est une maladie chronique avec une désorganisation de la pensée, la bipolarité est périodique avec une pensée qui s'accélère ou se ralentit.
Le servie du Pr Dolffus connait bien ce type de troubles.
Service du Pr Danion.
Difficile car les antidépresseur peuvent aggraver l'évolution de la maladie. Les TCC sont très utiles. Ne pas renoncer aux thymorégulateurs.
Le plus souvent il existe une fuite des idées et une distractibilité qui rend difficile la concentration.
Il est important qu'il y ait un travail à trois. Le conjoint est un aidant. Il peut participer au projet thérapeutique.
Service du Pr Azorin.
Il y a des dépressions mais la manie est le plus souvent déclenchée par les antidépresseurs.
Non c'est au contraire une garantie contre un virage maniaque.
Le même que le type I mais le Lamictal® peut être plus utile dans la mesure ou la dépression est au premier plan.
Le risque est plus élevé lorsque l'on a un parent touché mais il existe 90% de chance qu'il ne se passe rien.
Il existe des formes saisonnières avec des dépression en automne et des montées au printemps.
Oui.
Écrivez lui, et sensibilisez votre mari, rencontrez un psychiatre qui pourra se mettre en rapport avec le psy de votre mari.
C'est variable, cela dépend du contexte social, du nombre d'épisodes antérieurs, du bon choix de thymorégulateur.
Oui d’où la nécessité de choisir des produits qui entrainent peu d'effets sur les fonction intellectuelles.
Oui, c'est un véritable détonateur.
Si ce sont des vrais unipolaire, le risque de bipolarisation est faible.
On est face à des troubles neurobiologiques. La relaxation seule ne peut protéger contre la maladie.
Question difficile. Mais vous ne pouvez accepter les excès qui vous conduiront aussi à votre perte...
Avoir un autre regard sur le trouble, en discuter lors des intervalles libres, faire intervenir votre médecin généraliste.
En règle général après trois ans d'arrêt de maladie.
On est face à une maladie invalidante qui donne droit à une reconnaissance d'adulte handicapé et le plus souvent à une invalidité deuxième catégorie (80%).
Le mieux c'est Bordeaux.
Le plus souvent six mois.
Les borderlines peuvent présenter des troubles bipolaires et des syndromes d'hyperactivité. Les diagnostics ne sont pas bien connus.
On stabilise ce trouble. Après 5 ans de rémission, on peut discuter une réduction du traitement. Mais cela dépend de plein de critères dont la gravité du trouble, les antécédents familiaux, l'environnement, les enjeux..
50% des maniaques ont des hallucinations.
Sommeil régulier 7 à 9 h, régularité des rythmes sociaux, éviter les situation de surmenage, s'exposer à la lumière le matin dans la mesure du possible, avoir une activité physique, faire des poses, éviter les excitants...
Vous avez un spécialiste à Lyon le Dr Cialdella.
Oui dans les phases dépressives et dans les phases d'exaltation.
Les ECT sont très utiles dans les formes graves de dépression, en cas de résistance au traitement et lorsque les tous les thermorégulateurs ont été essayés. C'est probablement l'un des meilleurs traitement.
Les drogues et le tabac.
C'est dur de renoncer au statut de champion (lorsque l'on est en phase maniaque).
DR Jean Albert Meynard à La Rochelle.
Il n'y a pas de gène identifié, en revanche comme pour la majorité des maladies, il existe plusieurs gènes de vulnérabilité qui peuvent être en cause. Mais ce n'est pas suffisant pour déclencher la maladie. La personnalité et l'environnement jouent aussi un rôle déterminant, tout cela pour dire que rien n'est déterminé et cela ne peut contre-indiquer un projet de grossesse.
Je n'en ai jamais vu, déprimé par contre oui.
Il existe certaines similitudes entre les états limites et trouble borderline et les troubles bipolaires. On retrouvé dans les troubles borderline, une instabilité de l'humeur et un état de mal-être permanent avec une très mauvaise estime de soi et des conduites à risque. Lorsqu'on reprend l'histoire de ces patients on se rend compte qu'ils ont été victime de psycho traumatismes durant leur enfance (agressions sexuelles, violence, séparation carence affective).
Difficile de répondre à cette question, il est important qu'il y ait une consultation avec un spécialiste de la maladie.
Eviter les conflits, éviter d'accentuer l'irritabilité. L'important est d'arriver à calmer le jeu, rester calme.
Oui le lithium mais il existe aussi d'autre stabilisateurs d'humeur. La désinhibition sexuelle est assez caractéristique de la maladie.
Le valproate de sodium est contre-indiqué pendant la grossesse, mais il existe des alternatives thérapeutiques, vous pouvez en parler avec votre médecin. L'idéal serait d'arrêter ce traitement, mais chaque cas est particulier.
Cette maladie peut s'exprimer différemment. La notion de gravité doit être relativisée. Chaque cas est particulier. Il n'y a pas lieu de dissimuler la maladie mais d'apporter le maximum d'information sur les causes, les manifestations de rechutes, les risques.
Une thérapie familiale peut être bénéfique. Elle pourrait déjà s'initier avec son psychiatre traitant qui pourra donner des informations générales, en particulier sur cette dimension excessive qui peut conduire la personne à fonctionner sur un mode agressif en rejetant la faute sur l'autre.
Ils ont été constatés chez des patients qui prenaient d'autres traitements et surtout lorsque le dosage de lithium était trop élevé. Il est nécessaire de surveiller la fonction rénale très régulièrement.
Il existe dans le service du Pr Schmitt à Toulouse une approche psycho-éducative.
Le suivi est indispensable car lorsqu'on est au top on se met en danger. Et le plus souvent la descente est douloureuse du fait de la dépression. On ne peut fonctionner à 200km/h en permanence.
Oui bien évidemment, une réévaluation est toujours possible avec une reconsidération du traitement.
C'est l'un des problème récurrent : Faire accepter la réalité du trouble, se faire aider par un médecin qui soulignera tous les avantages du tout par rapport à la maladie.
La bipolarité se caractérise aussi par une cassure par rapport à l'état antérieur, laisser évoluer le trouble expose au risque d'une aggravation. Un timide qui devient expansif doit faire discuter ce trouble.
Il faut tout mettre en œuvre en appliquant des règles d'hygiène de vie et en faisant attention à soi.
Il existe des formes tardives qui impliquent de faire un bilan organique à la recherche d'une cause physique. Mais les antidépresseurs sont suffisants pour faire rentrer dans la maladie.
Les hallucinations son fréquentes lors des épisodes maniaques.
Les achats inconsidérés s'ils sont associés à une accélération de la pensée et à une insomnie peuvent être évocateurs de ce trouble.
La plupart des antidépresseurs peuvent aggraver le trouble bipolaire d'où la nécessité de les prescrire le moins longtemps possible.
Pas convaincu, le traitement de fond reste le thymorégulateur.
Il faut rechercher une cause neurologique et endocrinienne. Il faut distinguer les antidépresseurs qui ont un effet sur la dépression et les thymorégulateurs qui stabilisent l'humeur.
Le mécanisme est biologique et complexe. Il importe d'en discuter avec votre psychiatre car une prise de 5 kg conduit à changer de traitement.
Non mais l'hyperthyroïdie peut être assimilé à un état d'excitation.
Il est classique de dire que l'hypothyroïdie peut favoriser une accélération des cycles.
Le lithium reste le traitement le plus spécifique mais il est plus difficile à manier. Dans les formes moins graves et moins typiques on préfère souvent le valpromide.
Je ne peux vous répondre.
Non ce n'est pas typique.
Le traitement peut provoquer de la fatigue. Dans les intervalles libres il existe souvent des symptômes résiduels.
Oui mais le plus souvent il s'agit d'un schizophrène qui présente des troubles de l'humeur.
La schizophrénie se caractérise avant tout par la désorganisation de la pensée avec une évolution chronique. Il peut comporter un délire qui est le plus souvent chronique.
Ce sont des facteurs déclenchant.
L'unipolaire ne fait que des dépressions.
Il faut surveiller le foie et le formule sanguine.
Je pense que votre mère peut demander à son psychiatre de vous recevoir.
C'est une question de terminologie, mais on parle de bipolarité dans les classifications modernes.
On est ralenti, triste, le plus souvent on dort trop, on a perdu ses centres d'intérêt.
Demander l'avis à un autre.
Les réponses du Dr Marc Masson, psychiatre
Le trouble bipolaire est une maladie de l'humeur qui se caractérise par des oscillations pathologiques entre le pôle de l'excitation et celui de la dépression, les épisodes pathologiques durent en général plusieurs jours et leur intensité nécessite souvent des ajustements du traitement voire des hospitalisations. Entre les épisodes, le comportement et l'humeur peuvent être stabilisés dans près de 75% des cas. Le trouble borderline est un trouble dans l'organisation de la personnalité qui se caractérise par différents traits qui sont assez stables : tendance à l'impulsivité, à l'instabilité, à la consommation de produits toxiques, avec une instabilité de l'humeur (tendance dépressive essentiellement). Le diagnostic différentiel entre la maladie maniaco-dépressive (trouble bipolaire) et la personnalité borderline peut être parfois très difficile. C'est alors l'évolution dans le temps et la réponse aux traitements qui permet de faire le distinguo.
Non une personne schizophrène ne souffre pas systématiquement d'un trouble bipolaire. Toutefois il existe une forme de schizophrénie (dysthymique ou trouble schizoaffectif) qui associe aux symptômes de cette maladie des épisodes maniaques et dépressives. Cette forme particulière de schizophrénie nécessite en plus des traitements antipsychotiques des régulateurs de l'humeur. Enfin une personne schizophrène peut souffrir de dépression (celle-ci est souvent sous-estimée et insuffisamment traitée).
Les traitements de la maladie bipolaire sont prescrits pour plusieurs années. Toute diminution de traitement doit être discutée avec votre médecin. Car la plupart des rechutes sont liées à l'arrêt brutal des traitements.
Non. Le traitement médicamenteux est indispensable pour enrayer les épisodes du trouble bipolaire et prévenir les rechutes.
Les troubles de la libido peuvent survenir avec certains médicaments. Il est important d'évoquer cette question avec votre médecin pour trouver d'autres possibilités de traitements médicamenteux.
Grâce aux traitements et aux prises en charge actuelles, la maladie bipolaire évolue favorablement ou est bien contrôlée dans 75% des cas.
Les cas de figure sont possibles.
La maladie bipolaire justifie en premier lieu l'orientation vers un médecin psychiatre. Un psychologue peut apporter une aide complémentaire.
Certaines personnes ne présenteront qu'un seul épisode au cours d'une maladie bipolaire. Mais le traitement doit être conservé plusieurs années avec un suivi régulier dans tous les cas.
Le lithium est le régulateur de l'humeur de référence pour la forme typique de la maladie maniaco-dépressive. Il existe aujourd'hui une dizaine de régulateurs de l'humeur différents.
Le traitement doit être suivi pendant plusieurs années. Toute diminution de dose doit être discutée avec votre médecin.
Il existe trois formes principales : le type 1 (avec des phases d'excitation ou maniaque, nécessitant une hospitalisation), le type 2 (avec phases d'excitation modérée et des dépressions), et le type 3 (où les phases pathologiques sont provoquées par des substances (toxiques ou médicamenteuses).
Le trouble maniaco-dépressif est une maladie de l'humeur qui évolue par épisodes, le trouble borderline est un trouble dans l'organisation de la personnalité.
Les traitements de la maladie bipolaire sont les régulateurs de l'humeur (il en existe une dizaine aujourd'hui). Les dérivés du Valproate de sodium peuvent entraîner des prises de poids. Il convient d'en parler avec votre médecin.
Oui il existe à côté de la forme typique de la maladie maniaco-dépressive des formes plus atténuées (inclu dans le spectre bipolaire).
Le plus souvent la maladie se déclare au début de l'âge adulte. Il existe aussi de très rares cas débutant dans l'enfance et des formes à début tardif (après 60 ans).
Non. Mais il existe une forme particulière de schizophrénie (dite dysthymique ou trouble schizoaffectif) où les deux maladies sont associés.
Oui. Car le risque de rechute est alors très important et ceci aggrave le pronostic.
Dans le cadre d'épisodes pathologiques une personne maniaco-dépressive peut présenter des symptômes psychotiques. Mais cette maladie n'est pas a proprement parlé une psychose (terme qui renvoie plutôt aux maladies schizophréniques).
Oui le service de psychiatrie du Pr. PM Llorca au CHU de Clermont-Ferrand.
Oui, dans tous les types de troubles bipolaires il est possible et fréquent de souffrir d'épisodes dépressifs.
Avant l'arrivée des médicaments, un épisode maniaque pouvait durer jusqu'à huit mois. Aujourd'hui, en hospitalisation et avec des traitements adaptés un épisode maniaque peut régresser en quelques semaines (3 à 4 environ).
Les états mixtes sont des épisodes pathologiques qui associent simultanément des symptômes dépressifs et maniaques.
Les patients épileptiques souffrent souvent d'épisodes dépressifs. Les symptômes bipolaires seraient également assez fréquents (15% des sujets épileptiques) surtout chez les patients souffrant d'épilepsies frontales et temporales.
Docteur Stéphanie Bioulac, Pr Manuel Bouvard, CHU de Bordeaux.
Il convient effectivement d'éviter, autant que faire se peut, les évènements stressants. Toutefois, les médicamenteux restent indispensables pour contrôler la maladie.
Centre Expert Bipolaire, CHU Chenevrier CRETEIL : Pr. Chantal HENRY, Dr. Bruno ETAIN
Il est stable, mais il est plus souvent diagnostiqué : 1% pour la forme typique maniaco-dépressive et 6% de la population générale si on inclut les formes atténuées.
Oui les patients bipolaires présentent souvent des addictions associées (30% souffrent de dépendance à l'alcool par exemple).
Les réponses du Dr Charlotte Tourmente
En phase maniaque, la personne est agitée, irritable, euphorique, excitée, elle parle vite et beaucoup, elle est hyperactive, désinhibée, a une libido exacerbée, etc. En phase dépressive, elle est triste, elle n'a plus d'intérêt pour ce qu'elle aime d'habitude, elle a du mal à faire les activités du quotidien, elle a des difficultés de concentration, elle dort mal (ou beaucoup trop), n'a plus de libido,... Ces symptômes ne sont pas forcément tous présents mais ce sont les plus fréquents.
Vous pouvez consulter dans les hôpitaux publics (consultations des services de psychiatrie).
Non, le lithium passe dans le lait.
Le risque de développer une maladie bipolaire est plus élevé lorsqu'on a un parent du 1er degré qui est atteint mais d'autres facteurs, biologiques et environnementaux, entrent en jeu.
C'est la même affection.
Vous pouvez le reprendre si c'est indiqué, votre médecin pourra vous le dire et vous accompagner pour débuter votre traitement.
Les facteurs génétiques existent en effet. Quand une personne du 1er degré est atteinte, le risque d'en souffrir soi-même est augmenté. Les recherches ont montré qu'il existe des gènes de vulnérabilité et elles ont permis d'identifier la place de ces gènes sur certains chromosomes (ex : 9, 10, 14, 13, 22). Mais ce n'est pas parce que l'on possède des gènes de vulnérabilité que l’on développera la maladie. D'autres pistes sont donc explorées.
C'est déjà un 1er pas de poser une question sur ce chat... De quoi avez-vous peur en en parlant ? Vous devriez faire confiance à votre psychiatre, il n'est pas là pour vous juger mais pour vous aider. Avez-vous davantage confiance en votre généraliste ? C'est peut-être à lui qu'il faut en parler. Une prise en charge bien adaptée peut vous changer la vie. Bon courage.
C'est difficile à dire sans les voir. Elles ont un risque augmenté mais elles agissent peut-être ainsi en réaction à l'adolescence, à votre affection,... En avez-vous parlé au psychiatre qui vous soigne ?
Dans une phase maniaque, la personne est souvent euphorique, agitée, irritable, impulsive, parfois violente. Elle peut parler vite et beaucoup, être désinhibée, hyperactive, infatigable. Il y a souvent des insomnies, parfois des dépenses inconsidérées. Son attitude est excessive par rapport à son tempérament habituel.
Vous savez, on invoque très souvent la bipolarité pour tout et n'importe quoi. Votre "neutralité" est peut-être simplement un moyen de prendre du recul par rapport à la dispute.
Normalement on met en place une thérapie de soutien en phase aiguë mais aussi une psychothérapie au long cours afin d'apprendre au patient à gérer sa maladie. Mais vous avez raison, ce n'est pas facile. Une hospitalisation à la suite d'une crise peut être l'occasion de débuter un traitement.
A l'aide d'un anxiolytique si nécessaire mais surtout grâce à une psychothérapie comportementale et cognitive, vous apprendrez petit à petit à gérer votre angoisse.
Parce que des effets toxiques (cardio-vasculaires et neurologiques notamment) peuvent apparaître à des doses proches de la dose normale.
Vous pouvez améliorer votre sommeil en respectant certaines règles (pas de repas trop lourd, des horaires réguliers, pas de sport dans la soirée, des activités calmes et apaisantes comme lire, rendre un bain tiède,...). La relaxation, la sophrologie ou l'hypnose vous aiderait sans doute à vous détendre et à mieux gérer votre sommeil. J'ai écrit un article dans mon blog sur le sommeil (il y a un mois ou 2, peut-être plus).
Ce n'est pas forcément un trouble bipolaire mais vous devriez parler de cette tristesse à votre généraliste ou à un proche au moins. Et découvrir si cette hyperactivité cache une grande angoisse ou pas ?
Les réponses d'Alexandra Schaeffer, infirmière psychiatrique
La frontière est parfois très mince entre bipolarité et état limite. Seul un psychiatre sera capable d'en juger car il faut d'autres éléments que l'humeur pour poser un diagnostic d'état limite.
Ce sont des facteurs bio psycho sociaux qui entrainent cette pathologie.
Les livres du Dr Gay Vivre avec un maniaco dépressif et Vivre avec des hauts et des bas.
Les maladies sont très proches ? Un avis psychiatriques est primordial pour poser un diagnostic.
Les médecins ne sont pas sensés rechigner à cela. La famille doit être au cœur de la prise en charge. Insistez !
Parlez en à votre généraliste qui saura vous orienter.
Difficile de répondre avec peu d'éléments. On peut avoir des sauts d'humeurs, ca arrive à tout le monde. Le terme " bipolaire" est souvent employé à tort et à travers. Voyez cela avec son médecin.
Non dépression chronique = dépression unipolaire.
Lamictal, tégrétol, depamide, depakote... Il y en a plusieurs.
Essayer de lui parler avec beaucoup de douceur et de calme. Profitez d'un intervalle libre, c'est à dire, sans phase maniaque ou dépressive, pour parler de cela avec lui.
Procurez vous des livres sur le sujet, lisez les devant lui, essayer d'aborder le sujet différemment et parlez en avec son médecin.
Les psys sont supposés vous informer sur le sujet. Procurez vous des livres sur le sujet : Vivre avec un maniaco dépressif vous éclairera sur le sujet.
Profitez des intervalles libres pour en parler avec elle : qu'est-ce qu'elle attend de vous et qu'est-ce qui peut l'aider dans les phases dépressives et les phases maniaques.
En parler à votre psychiatre.
Des antidépresseurs à trop forte dose peuvent faire "virer" l'humeur et entrainer un trouble bipolaire de type 3. Parlez en avec votre médecin traitant.
Non, pas si elle est soignée à temps.
Non pas du tout. Connaitre le passé ne résoudra pas la maladie, se connaitre soi même et savoir ce qui est bon pour soi est primordial.
Y réfléchir dessus quant on est en intervalle libre. Demandez à vos proches de vous aider.
C'est un bon moyen, associé à un traitement médicamenteux. Certaines personnes sont plus sujettes que d'autres aux changements de saison
Héréditaire, mais pas génétique.
Les patients de type 2 viennent consulter qu'en phase dépressive, jamais en phase hypomaniaque. Cela passe souvent pour une dépression unipolaire.
Oui vous pouvez.
Hélas, ce trouble risque fort d'handicaper votre vie, si ce n'est déjà le cas. Le but n'est pas de vous mettre "dans un moule" en vous soignant. Le but est d'être bien avec soi même. Les moments d'excitation vont monter de plus en plus si vous ne vous soignez pas.
Oui elle l'est mais parfois c'est plus une question d'acceptation que de conscience.
La "guérison" de la bipolarité n'a pas la même équivalence que celle employé en médecine : avec ce trouble on parle de stabilité. On peut vivre avec ce trouble, être stabilisé.
Non ce n'est pas possible.
Un psychiatre introduit un traitement médicamenteux et une psychothérapie. Le psychologue n'est pas indispensable.
En suivant son traitement et en ayant une bonne hygiène de vie, les rechutes et récidives sont diminuées.
Parlez aux personnes que vous aimez et en qui vous avez confiance. C'est indispensable pour qu'ils vous soutiennent et vous comprennent.
On en peut vous diagnostiquer bipolaire seulement sur ces deux accès. Les signes avant coureurs sont spécifique à chacun mais la diminution du temps de sommeil, l'humeur irritable et/ou euphorique, la grande activité motrice sont ceux que l'on voit le plus. Voyez cela avec votre médecin.
Les phases hypomaniaques sont chez les troubles bipolaires de type 2 qui alternent avec des phases dépressives.
Il ne faut jamais dire jamais. En tt cas ce qui est aussi primordial que le traitement c'est la bonne hygiène de vie, vous connaitre, savoir vos facteurs de stress et de bien être.
Non il existe d'autres thymorégulateur. Le lithium est de première intention.
Non il n'y pas de liens qui ont été officiellement prouvés.
Tout le monde a des hauts et des bas. Le trouble bipolaire est une pathologie bien précise.
C'est un autre trouble de l'humeur mais pas un trouble bipolaire.
Quand je dis "hygiène de vie" ce n'est pas "manger 5 fruits et légumes par jour". C'est se connaitre et savoir ce qui est bon et pas bon pour soi. Quand on a un trouble bipolaire, les toxiques tels que l'alcool, cannabis sont vraiment à prohiber. Il faut savoir qu'un patient bipolaire a une sensibilité au stress, aux toxiques, démultiplié par rapport à quelqu'un qui ne présente pas de trouble.
Il y a des choses qu'on ne peut changer : voyez les d'un angle différent : essayez de vous réserver des moments de silence et de tranquillité pendant vos pause repas ou pendant que les enfants sont en récréation par exemple.
Evidemment que la société d'aujourd'hui est stressante. Il faut apprendre à se ménager des soupapes, des moments de détente qui vous sont propres.
Les pathologies infantiles sont différentes des adultes et difficiles à diagnostiquer, en ce qui concerne le trouble bipolaire des éléments peuvent orienter en fin d'adolescence.
En pleine phase maniaque c'est impossible. Cela fait partie de la symptomatologie.
Il existe d'autres molécules. Parlez en avec votre psy.
Car la pathologie peut-être confondue avec une autre pathologie psy.
Non et inversement tout les gens qui présentent ces tenues ne sont pas bipolaires.
Non pas du tout. Le but des ces traitements est d'être équilibré. Les thymorégulateurs ne vous empêcheront pas de ressentir de la joie quand vous êtes heureux. Ils canalisent l'humeur pour éviter les débordements.
On peut avoir une fragilité psychologique. Mais il doit y avoir plusieurs facteurs, bio, psycho et sociaux pour déclencher le trouble.
Il y aune liste de symptômes pour le trouble bipolaire mais il y aussi des symptômes propres a chacun. La paranoïa peut en faire parti pour certains mais pas pour d'autres.
Rien ne doit être fait dans le dos du patient, c'est important. Parlez en avec lui.
Oui il y a des ressemblances, surtout lors des phases maniaques avec des symptômes psychiques type hallucinations auditives par exemple.
Non mais les frontières sont minces. On peut avoir les deux troubles a la fois.
Pas sans traitements.
Si votre mari est d'accord oui. C'est un entretien familial. Je le répète encore une fois : la famille et les proches sont indispensables dans la prise en charge du trouble.
Ce n'est pas parce que votre mère a un trouble BP que vous l'aurez. Héréditaire = fragilité.
Oui. Si le dosage est trop élevé, vous pouvez vous retrouvez en phase hypomaniaque et risquez un trouble bipolaire mais ce n'est pas systématique. D'où l'importance de ne pas faire d'automédication avec les antidépresseurs.
Il faut un avis psy, il faut essayer qu'elle consulte.
Difficile de vous les dire avec quelques lignes. Consultez un psy, ce serait le mieux.
Non le délire est présent dans beaucoup de pathologies psychiatriques.
Le chat n'est pas une consultation. Je peux vous aguiller dans vos soucis mais pour le reste il faut consulter un spécialiste.
Non.
Le cannabis peut déclencher des maladies psychiatriques en général et des troubles de concentration, de mémoire...etc
En savoir plus
Autrefois appelé psychose maniaco-dépressive, le trouble bipolaire fait partie des troubles de l’humeur auxquels appartient également la dépression récurrente (ou trouble unipolaire). En France, le trouble bipolaire est sous-diagnostiqué et pourtant 600 000 personnes en sont atteints. Le risque suicidaire, les conduites à risque, les addictions, la désinsertion professionnelle et familiale, les actes de violences, les délits en font toute la gravité. C’est une maladie qui dans sa forme la plus typique comporte deux phases : la phase maniaque et la phase dépressive. Entre les deux pôles, la personne qui souffre de maladie bipolaire, retrouve un état normal.
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