Morte et pourtant bien vivante !

Morte et pourtant bien vivante !

Une sexagénaire hospitalisée pour une infection pulmonaire, a été donnée pour mort et envoyée à la morgue d’un hôpital de la capitale brésilienne. C’est sa fille qui, en la visitant une dernière fois, s’est rendue compte que sa mère étaient encore vivante.

Setti Dali
Rédigé le

Rien de tel pour ressusciter qu'une nuit à la morgue ! Cela pourrait être la morale de cette histoire surprenante, qui se déroule à Rio de Janeiro au Brésil. Une jeune femme vient visiter sa mère, âgée d'une soixantaine d'années, à la morgue d'un hôpital située dans la banlieue de la capitale. Arrivé il y a deux heures, le corps est sorti du frigo, puis de son sac pour un dernier adieu. Là, alors que la fille s'apprêtait à embrasser sa mère, elle sent de l'air : sa maman respire, elle est encore vivante !

Incroyable mais vrai !

La dame est donc restée deux heures au réfrigérateur, avant d'être libérée. Elle est retournée depuis en service de réanimation, où elle avait été hospitalisée à l'origine, pour une infection pulmonaire. Durant son séjour, la patiente fait deux hémorragies cérébrales. Elle avait été placée sous assistance respiratoire. Vendredi vers 19h30, une infirmière appelle le médecin de garde car la dame ne présente plus de signes vitaux. Le médecin du service effectue les tests de rigueur, et signe son certificat de décès. Le corps est envoyé à la morgue de l'hôpital.

Est-ce que cela peut se produire en France ?

Il faut savoir qu'en France, les risques d'une telle erreur sont assez faibles. En effet, les tests qui servent à déterminer la mort cérébrale d'un patient, sont très réglementés. Surtout quand il est question de don d'organe : dans ces cas-là, il faut effectuer deux électro-encéphalogrammes plat, à 4 heures d'intervalle. Autre test : vérifier que la personne n'a plus de réflexe, plus de respiration, que les pupilles ne réagissent plus à la lumière. Bref, autant de signes prouvant la mort clinique du patient. Il semble que le médecin brésilien a peut-être commis quelques négligences. Une enquête devra le déterminer. Il risque une inculpation pour homicide, si la patiente vient à décéder. Si elle survit, on peut lui souhaiter d'écrire ses mémoires d'outretombe !

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