Covid-19 : un "corbeau" présumé jugé à Bayonne pour avoir intimidé des infirmières

A Bayonne, un auteur présumé de harcèlement envers des infirmières pendant la crise du Covid-19 vient d’être condamné à des travaux d’intérêt général à l'hôpital.

La rédaction d'AlloDocteurs
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Rédigé le , mis à jour le
Grève des infirmiers : les raisons de la colère (image d'illustration)
Grève des infirmiers : les raisons de la colère (image d'illustration)

Un homme de 57 ans, auteur présumé d'un mot menaçant adressé fin mars à des infirmières, à Bayonne, leur ordonnant de déménager par crainte d'une propagation du Covid-19, a été jugé jeudi 2 juillet par le tribunal de cette ville. 

Le ministère public a requis à son encontre 120 heures de travail d'intérêt général (TIG), à réaliser au sein du centre hospitalier de Bayonne, assorti d'un sursis de trois mois d'emprisonnement en cas de non-respect de la peine.

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" Ce dossier est celui de la médiocrité "

Poursuivi pour "violences sur un professionnel de santé sans incapacité de travail", il est soupçonné d'avoir, le 29 mars dernier, en plein confinement et avec le concours de deux autres complices et voisins, placardé des mots anonymes adressés à trois infirmières vivant dans la même résidence, quartier Arrousets à Bayonne. 

Les messages, affichés sur les pare-brises de voitures, sur les boîtes aux lettres ou même sur les portes des soignantes, les priaient de quitter les lieux "sans rien demander, ni se plaindre" pour éviter de propager le virus dans le voisinage.

"Ce dossier est celui de la médiocrité, de l'égoïsme et de la lâcheté", a asséné le ministère public devant le tribunal.

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Il nie sa responsabilité

Les deux premiers mis en cause, un couple, avaient reconnu les faits et accepté la même peine de TIG lors d'une comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité (CRPC), le plaider coupable à la Française. Mais le troisième suspect entendu le 2 juillet à Bayonne nie sa responsabilité.

Son avocat, Me Philippe Gensse, a plaidé la relaxe, évoquant le manque de "preuves matérielles" et notamment l'absence d'empreintes digitales de son client sur lesdits mots. La décision a été mise en délibéré au 10 septembre.