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Image d'illustration. Crédits Photo : © Shutterstock / Andrii Vodolazhskyi

Coronavirus : moins de décès, mais un confinement toujours indispensable

Les courbes des décès et des admissions en réanimation ont connu un ralentissement ce week-end. Mais pour continuer dans ce sens, le confinement ne doit connaître aucun relâchement car le Covid-19 continue de frapper.

La rédaction d'AlloDocteurs
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Rédigé le , mis à jour le

L’épidémie de coronavirus en France amorce-t-elle un plateau ?  Le nombre de décès en hôpital (357) enregistrés en 24h entre le 4 et le 5 avril est en effet le plus faible de la semaine, a annoncé le 5 avril la Direction générale de la Santé (DGS) qui comptait à ce jour 8.078 décès, dont 5.889 à l'hôpital et 2.189 dans les Ehpad et autres établissements médicaux-sociaux.

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Moins d’entrées en réanimation

En outre, un indicatif majeur connaît une décélération : le nombre d’entrées en réanimation. Dimanche 5 avril, la DGS en comptait 140 de plus en 24h, un solde "qui reste positif mais se réduit progressivement", portant le nombre de patients en réanimation à 6.978 sur l'ensemble du territoire.

Au total, 28.891 personnes sont hospitalisées à cause du Covid-19, soit 748 personnes de plus que samedi 4 avril, et ce "en tenant compte des sorties qui sont de plus en plus nombreuses". Depuis le début de l'épidémie, ce sont plus de 16.000 personnes qui sont ainsi sorties guéries de l'hôpital, fait savoir la DGS.

L’épidémie "continue à frapper durement"

Mais attention, même si ces chiffres constituent des signaux positifs, l'ensemble des données "confirme que l'épidémie se poursuit dans notre pays et continue à frapper durement" prévient la DGS.

C’est pourquoi le confinement doit se poursuivre, sans relâchement, selon le gouvernement qui reconnaissait dimanche soir que le confinement avait été bien respecté ce premier week-end d'avril, compte tenu de la météo radieuse et du début des vacances scolaires dans l'Hexagone.

Encore "trop de monde dans les rues"

"Les Français ont respecté la règle, ont respecté le confinement", qui en est à son 20e jour, a affirmé le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner au journal télévisé de France 2. Mais par endroits, des signes de relâchement ont été constatés, avec des joggeurs au milieu de familles sur les bords du canal de l'Ourcq à Paris ou des enfants jouant par groupes dans des cours d'immeubles... "Le relâchement, c'est l'allié du Covid", a-t-il rappelé.

Le directeur général de l'AP-HP Martin Hirsch déplorait de son côté la présence de "trop de monde dans les rues, trop de flâneurs, trop de promeneurs" à Paris, croisés par les soignants se rendant à leur travail.

Une prolongation "probable" du confinement 

L'heure est en effet toujours à la prudence : "Respectons les consignes, le confinement strict, la distanciation physique et les gestes barrières, pour nous protéger, protéger nos proches", a également rappelé la DGS.

"Le déconfinement n'est pas à l'ordre du jour, l'échéance n'est pas fixée", a martelé le secrétaire d’État auprès du ministre de l'Intérieur Laurent Nunez. "Je rappelle la règle (...) on sort lorsque c'est strictement nécessaire", a-t-il ajouté.

La perspective d'une poursuite du confinement au-delà du 15 avril semble effectivement probable mais le ministre de l'Education, Jean-Michel Blanquer, a indiqué samedi qu'il était "impossible" de savoir quand les élèves pourraient retourner en classe.