L'infarctus
Ch@t du 12 avril 2012 de 15h à 16h : avec les réponses du Dr Jean-Guillaume Dillinger, cardiologue, au Pr. Alain Cohen-Solal, chef de service de cardiologie de l'hôpital Lariboisière et au Dr Jean-Noël Labeque, cardiologue au centre de cardiologie de d'exploration de la côte Basque (CCECB).
Par La rédaction d'Allo Docteurs
Rédigé le , mis à jour le
Les réponses du Dr Jean-Guillaume Dillinger, cardiologue
Le stress a très vraisemblablement un rôle même s'il est difficile à mesurer, il faut essayer d'avoir un environnement le moins stressant possible.
L'hérédité est définie par un infarctus avant 50 ans chez l'homme et 60 ans chez la femme. Il n'y a aucun risque jusqu'à l'adolescence. Il faut rechercher en revanche un excès de cholestérol à l'âge adulte.
Il faut traiter le cholestérol surtout en fonction des autres facteurs de risque ,le régime est le premier traitement, il y a moins de bénéfice en prévention primaire, mais chez des patients avec un syndrome inflammatoire (CRP us élevé) il y a un bénéfice (étude Jupiter). En revanche, les triglycérides ont peu d'impact sur le risque CV.
La cardiopathie hypertrophique est une maladie différente de l'infarctus et il n'y a en général pas de relation avec l'infarctus du myocarde un traitement est cependant nécessaire.
Le principal risque est celui de l'insuffisance cardiaque (essoufflement). Il faut surveiller la valve et si la fuite est trop importante une intervention peut être nécessaire.
Il faut éviter l'excès de cholestérol et le surpoids une activité physique aide à avoir une meilleur alimentation, il faut éviter les graisses saturées (fromage, huile, charcuterie) et privilégier légumes, fruits, huile d'olive poisson.
Il s'agit probablement de douleurs musculaires (douleurs pariétales) qui n'ont pas de rapport avec l'infarctus, mais je vous conseille d'en parler à votre médecin traitant.
Le manque d'oxygène au niveau du cerveau pendant quelques minutes peut provoquer des lésions cérébrales et le scanner peut être normal le plus souvent. Le plus important va être de voir si elle se réveille à l'arrêt des médicaments sédatifs.
A priori le risque est faible, mais si on doit changer la valve on vérifiera avant ses artères du cœur.
C'est parfois difficile malheureusement si la douleur est constrictive ou en étau et au milieu de la poitrine il faut penser à l'infarctus en cas de doute une ECG en urgence s'impose si les douleurs sont régulièrement répétées, cela est rassurant.
Oui cela est possible, il faut réaliser rapidement un électrocardiogramme et voir un médecin pour éliminer ce diagnostic.
Non pas de rapport.
Oui il serait intéressant de faire un bilan des facteurs de risque cv et une épreuve d'effort surtout a votre âge.
Oui à priori c'est possible même si on privilégie les patients avec un gros infarctus si la fonction ventriculaire gauche est normale, on peut reprendre une petite activité physique (course, vélo, natation) avec des sports d'endurance.
L'arrêt cardiaque reste assez rare heureusement le plus important est de téléphoner, d'ouvrir sa porte de domicile, d'essayer d'avoir quelqu'un avec soi et de s'assoir dans les lieux publics, il existe des défibrillateurs semi-automatiques en cas d'arrêt cardiaque.
A priori on cela na pas de rapport.
Si l'ECG est normal probablement que oui, des douleurs pendant plusieurs heures se voit sur l'ECG en cas de doute, faites aux urgences un ECG pendant la douleur.
A priori non mais la cocaïne oui c'est cependant pas très bon pour la santé.
C'est le plus souvent des douleurs intercostales parlez en néanmoins à votre médecin.
Si l'ECG, l'échographie cardiaque et la coronarographie étaient normales c'est très rassurant du point vue cardiaque, la fatigue peut être liée à beaucoup de choses, il faut revoir votre médecin traitant pour poursuivre les investigations.
Non cela n'a aucun intérêt sur le caillot en revanche en cas de malaise cela stimule le système sympathique et augmente un peu la tension artérielle.
Non à priori vous avez une maladie du muscle cardiaque mais pas d'artères à ôter, le risque est plutôt plus faible car vous êtes en partie traité.
L'infarctus est parfois accompagné de malaise vagale et le malaise vagale peut parfois s'accompagner de douleurs, si la douleur a été très brève (moins de 30 min) et qu'elle n'est jamais revenue cela élimine plutôt le diagnostic, faites au moins un ECG.
Si on a éliminer formellement une maladie cardiaque (infarctus, myocardite), il existe parfois des gens qui répondent positif au test par d'autres anticorps votre troponine est positive par un autre mécanisme qu'une souffrance cardiaque c'est assez rare.
Non les hématomes sont un problème sur la paroi du thorax pas de rapport.
A priori oui douleur en étau constrictive au milieu de la poitrine l'ECG devra être fait différemment cependant.
Cela dépend de la localisation des lésions et du nombre de lésions on privilégie le stent mais si la maladie est trop diffuse (trois artères malades ou diabète) le pontage est parfois préférable.
A priori pas de rapport c'est un problème plutôt dermatologique.
Les femmes sont protégées jusqu'a la ménopause car les hormones vous protègent au niveau du cholestérol et la formation du caillot.
C'est un examen invasif mais qui est fréquent, il est fait maintenant le plus souvent par le poignet (artère radiale) il peut être fait en ambulatoire parfois ou avec deux jours d'hospitalisation sauf complications.
Un redux (une deuxième opération est souvent plus à risque) dans ce cas la souvent les stents sont préférables s'il est très gêné et que les stents ne sont pas possibles, il faut peut-être lui proposer un nouveau pontage.
Normal.
En plus de l'ECG et on peut s'aider des enzymes cardiaques la troponine.
Il faut consulter un médecin et faire un ECG.
Il faut consulter un médecin et essayer de faire au moins un bilan sanguin.
Il a un risque 2 à trois fois supérieurs mais il est suivi il doit faire des examens régulièrement (test d'effort ou scintigraphie) et essayer de contrôler au mieux son diabète sa tension et son cholestérol.
Non c'est bénin et en cas de symptômes trop gênant on peut proposer une ablation de cette tachycardie.
Tous les sports d'endurance.
En cas de nouvel douleur allez faire un ECG c'est peut-être le stress mais il faut contrôler vos facteurs de risque CV et peut être faire une épreuve d'effort.
Si la coronographie est normale c'est très rassurant il faut essayer de vous rassurer c'est probablement de l'angoisse.
C'est parfois difficile et si on a éliminé un problème cardiaque vous connaissez votre douleur œsophagien en cas de doute faites un ECG.
A priori non cela peut être les suites opératoires.
Oui il faut absolument contrôler votre tension je vous conseille d'acheter un appareil pour la maison (omeron 40 euros) et de prendre la tension 3 fois par jour pendant 3 jours une fois par mois pour vérifier si elle est élevée et adapter votre traitement.
Un peu de gym, même la marche est très lente.
L'hérédité, l'hypertension et le diabète nous ne connaissons malheureusement pas tout de la génétique.
Renforcer le traitement médicamenteux bétabloquants Procoralan® on peut presque toujours essayer de réparer l'artère la plus critique si les médicaments ne marchent pas.
Non pas de rapport c'est fréquent.
Non à priori pas vraiment si ce n'est l'âge vous avez un risque superposable à la population et vous êtes suivi par un cardiologue.
Non.
Non appeler le SAMU, et ouvrez votre portable il faut faire un ECG en urgence.
Les réponses du Pr. Alain Cohen-Solal, chef de service de cardiologie de l'hôpital Lariboisière
Il y a deux types d'examens biologiques utiles en ce sens - un dosage de la troponine, qui s'élève dans le sans en cas d'infarctus ou de souffrance sévère par manque de vascularisation - un dosage des peptides natriurétiques (BNP ou NT proBNP) qui témoigne d'une fatigue du cœur quand ils sont augmentés.
Problèmes cardiaques est un item large. En ce qui concerne l'infarctus, oui, l'hérédité peut être un facteur de risque : on a plus de "chances" de faire un infarctus si toute la famille a une lourde hérédité coronarienne. Mais heureusement, ce n'est pas la règle.
On ne peut savoir. A priori, les deux facteurs de risque peuvent très largement suffire à expliquer l'accident cardiaque. Ce risque doit surtout être considéré en cas d'infarctus SANS facteur de risque retrouvé. Quand on a l'hérédité et des facteurs de risque, le risque est bien sur accru et il devient essentiel de corriger ses facteurs de risque puisqu'on ne peut pas répudier ses parents.
A priori, les deux pathologies n'ont rien à voir l'une avec l'autre.
Très certainement. La reprise d'une activité physique régulière est recommandée après un syndrome coronarien. Toutefois, pour la faire en toute sécurité, il faut voir quel niveau d'effort est permis, il faut demander avis à son cardiologue traitant qui, en règle générale, prescrit une épreuve d'effort qui lui permettra de juger si le patient peut ou non, sans risque, faire cette activité.
La fuite valvulaire n'est pas un facteur de risque. L'hypercholestérolémie familiale l'est indiscutablement. D'où l'intérêt ici de doser son cholestérol pour voir, avec son médecin, de voir s'il y a lieu de faire un régime et éventuellement débuter un traitement à visée hypocholestérolémiante.
Effectivement, dans cette affection, le sang est moins fluide et le risque de boucher une artère plus important. Mais si les artères sont lisses parce que vous n'avez pas de facteur de risque, ce risque est faible. Il devient important en cas de tabagisme, hypercholestérolémie, hypertension, sédentarité ...associé.
L'immense majorité des scientifiques considère qu'avec un LDL cholestérol ("le mauvais cholestérol") n'est pas bon. Il est vrai qu'avec un taux élevé de HDL cholestérol ("le bon cholestérol") peut à l'inverse être protecteur. Tout dépend aussi du niveau de risque : un mauvais cholestérol augmenté chez un sujet tabagique, hypertendu, diabétique et fumeur confère un risque sans commune mesure par rapport à un autre sujet avec hypercholestérolémie sans facteur de risque.
Il faut considérer les deux risques en effet, une réduction relative modeste de risque mais dans une population à très haut risque (sujets diabétiques, fumeurs, hypertendus, hypercholestérolémiques ...) peut être plus intéressante qu'une réduction relative importante de risque mais dans une population à très faible risque absolu (exemple la femme de 30 sans hérédité ni facteurs de risque..).
Dès lors qu'on a eu un syndrome coronarien et a fortiori si l'on a bénéficié de l'implantation de stents, un traitement antiplaquettaire est dans l'état actuel des connaissances PRESCRIT A VIE. Parfois, comme dans votre cas, deux antiplaquettaires sont nécessaires. Mais il est souvent possible, sauf cas particulier, d'arrêter un des deux médicaments après quelques mois. C'est votre cardiologue qui le décidera en fonction de l'état de vos coronaire, du type de stent, d'une éventuelle résistance à certains antiplaquettaires… Le message a retenir est qu'il ne faut JAMAIS, sauf complication hémorragique grave, arrêter de vous même un traitement antiplaquettaire sans avoir pris l'avis de votre médecin.
L'important est que vous soyez rassuré car votre coronarographie est normale On peut voir apparaître après un infarctus ce que l'on appelle une périarthrite scapulohumérale; votre symptomatologie peut y ressembler.
Cette question est souvent posée 1) en ce qui concerne le traitement par Kardegic® et Efient®, le traitement peut être à vie... Mais souvent, on retire un des deux médicaments après quelques mois. Mais je le répète, on n'arrête JAMAIS ses antiplaquettaires sans l'accord de son médecin. En ce qui concerne le Crestor®, là encore, sauf intolérance, ce type de médicament est prescrit à vie car l'on sait que plus le LDL cholestérol est bas, plus le risque d'infarctus est réduit. Mais il arrive que du fait des effets secondaires, ces statines doivent être arrêtées. D'autres hypolipéminants existent et le rôle du régime devient alors essentiel.
Les douleurs à l'appui n'évoquent pas un problème cardiaque. Les apnées du sommeil favorisent l'hypertension artérielle qui favorise l'infarctus. Donc, si hypertension plus tabagisme important, attention ...
A priori non, c'est plutôt le contraire ...
Il est exceptionnel d'avoir un infarctus à cet âge, sauf en cas d'hypercholestérolémie familiale sévère. Mais surpoids + HTA + hérédité diabétique ou hypercholestérolémique : il est bon d'essayer dès maintenant de faire de l'activité physique et d'essayer de perdre du poids. Et de contrôler de temps en temps sa glycémie et son cholestérol pour prendre éventuellement à bras le corps tôt d'éventuels troubles métaboliques. En tous les cas, ne commencez pas à fumer...
Je ne peux répondre à ce cas particulier. Que signifie exactement : l'opération n'a pas réussi ? .. La revascularisation a été incomplète ? C'est quand même mieux que rien. Non, sauf nouvelle complication ou angine de poitrine, on ne réopère pas facilement un patient.
A priori, il n'y a pas de relation entre l'anévrisme et les symptômes. Votre médecin verra, en fonction de la taille et de l'évolutivité de l'anévrisme, s'il y a une indication opératoire.
Tout dépend de votre niveau de risque. En l'absence d'HTA, de diabète, de tabagisme, d'hérédité, il ne semble pas très élevé. Et votre taux de LDL cholestérol ne l'est pas tant non plus. Faites de l'exercice ++ ...
Dans l'état actuel des choses, sauf intolérance, je garderais les deux médicaments.
Non, on ne débouche pas sauf cas exceptionnel une artère onze ans après, surtout si en plus la collatéralité marche.
Non.
Oui, mais surtout le tabac ...(la pilule favorise plutôt les caillots dans les veines phlébite).
Cela est très fréquent Si vous avez corrigé vos facteurs de risque, le risque est faible.
A priori pas de rapport entre Inegy® et les douleurs.
Aucune.
Les réponses du Dr Jean-Noël Labeque, cardiologue au centre de cardiologie de d'exploration de la côte Basque (CCECB)
Oui, sous certaines conditions bien sur, il faut avoir l’aval du cardiologue qui vous a pris en charge pendant la phase hospitalière qui connait votre dossier et surtout le retentissement cardiaque du syndrome coronaire aigu.
A priori non, les facteurs de risque qui entraînent une embolie pulmonaire ne sont généralement pas les mêmes pour l'infarctus du myocarde.
Il faut bien sûr consulter votre médecin traitant pour commencer qui fera l'état des lieux et établira votre risque cardio-vasculaire, selon le niveau de risque, il vous adressera pour un examen cardiologique plus approfondi et spécialisé.
L'angor de Prinzmetal, est une forme particulière d'angine de poitrine spastique, souvent associée à un tabagisme actif première cause de spasme coronaire. Celui-ci évolue généralement par crises, qui répondent bien au traitement médical et surtout l'arrêt du tabac. Il n'est pas noté par contre d'aggravation du pronostic.
Vous avez présenté un infarctus dans les suites d'une grossesse compliquée d'une insuffisance cardiaque extrême traduisant l'étendue de cet infarctus. Les signes de fatigue secondaire dans les suites de cet infarctus peuvent traduire plusieurs choses une intolérance du traitement, une altération de l'éjection du ventricule gauche. Il faut consulter et peut-être rapprocher le suivi avec votre cardiologue habituel.
Une scintigraphie tous les ans n'est pas recommandée en raison de l'irradiation occasionnée par cet examen. Par contre un suivi rapproché des facteurs de risque qui ont concouru à cet infarctus est très important, une consultation annuelle avec votre cardiologue également et ceci à vie.
L'insuffisance coronaire dont la traduction clinique est l'angine de poitrine, est secondaire au développement précoce chez votre mère d'une athérosclérose coronaire (développement des plaques graisseuses à l'intérieur des artères coronaires qui réduisent le calibre et le passage du sang). Il s'agit d'une maladie chronique pour laquelle la prise en charge des facteurs de risque, tabac hypercholestérolémie diabète hypertension artérielle est fondamentale. Ensuite, quand tout ceci est bien géré, un encadrement avec son médecin traitant et un cardiologue suffira pour améliorer définitivement le pronostic à long terme si le patient est bien coopérante à cette prise en charge.
Il faut contacter le SAMU en urgence devant toute douleur thoracique persistante résistante au spray de trinitrine, notamment après un premier épisode coronarien aigu. Sinon si les douleurs sont fugaces et durent quelques l'instant il faut consulter sans tarder son médecin traitant et son cardiologue habituel.
Une hypercholestérolémie à ce niveau est un facteur de risque très important et concourent développement de l'athérosclérose et de ses complications dans un grand nombre de cas. Le risque d'infarctus du myocarde à long terme est important. La prise en charge doit être agressive comporte bien sur le régime n'est probablement la nécessité d'un traitement contre le cholestérol. Quand on arrive à faire chuter durablement le taux de cholestérol on bloc le développement de cette athérosclérose mais on ne peut faire régresser les plaques de graisse existantes.
Une obésité morbide vous prédispose malheureusement au complications cardio-vasculaires et notamment infarctus du myocarde qui sont la cause numéro un des arrêts cardiaques. La reprise d'une activité physique et non sportive pour commencer cet nécessaire dans la prise en charge mais doit être encadré par des médecins notamment spécialisés en cardiologie.
Il y a peu de chance qu'une arythmie auriculaire quelle qu'elle soit n'entraîne un infarctus du myocarde à l'exception des personnes présentant une maladie coronaire importante préexistante.
Il existe une vie après l'infarctus du myocarde. Votre salut passera par un centre de réadaptation cardio-vasculaire qui vous permettra de reprendre confiance dans vos capacités physiques et notamment cardio-vasculaires. Cette réadaptation peut être réalisée à n'importe quel moment du moment qu'elle est dirigée par des cardiologues spécialisés.
Après un infarctus du myocarde nous utilisons l'acronyme BASIC B pour bêtabloquant, A pour aspirine, S pour statine ou contre le cholestérol, I pour inhibiteur de l'enzyme de conversion et C pour convalescence ou réadaptation cardio-vasculaire.
Généralement non il s'agit d'une atteinte paralysante ascendante qui donne surtout des paresthésies au niveau des jambes et des extrémités et à l'étage thoracique essentiellement une paralysie ultime respiratoire et non douloureuse dans les cas les plus graves.
Généralement non, l'hypercholestérolémie entraîne le dépôt de plaque de graisse appelée athérosclérose au niveau des artères qui sont la base de l'occlusion des artères coronaires et de l'infarctus du myocarde, les extrasystoles sont le reflet d'une excitabilité du muscle cardiaque ou myocarde.
Pas toujours facile, l'infarctus est représentées sur le plan clinique par une douleur thoracique oppressante plutôt en barre à type d'étau en pleine poitrine avec parfois une irradiation dans le dos et plus communément dans les mâchoires les épaules notamment gauche, et parfois tout le bras gauche. La crise d'angoisse est en général plus atypique dans le symptôme douloureux qui est généralisé. Nous nous aidons surtout du contexte du patient et de son exposition au facteur de risque que sont le tabac l'hypercholestérolémie de diabète et d'hypertension artérielle qui prédispose le patient.
Dans le premier mois qui suit l'implantation d'un stent, il existe un risque réel de thrombose ou cailloutage à l'intérieur de cette prothèse, et donc devant toute douleur thoracique il faut consulter rapidement ce que je vous conseille.
Si les examens se sont révélés négatifs, il faut garder confiance il s'agit de douleurs intercostales qui n'ont rien à voir avec un infarctus du myocarde. Il faut au contraire forcer sur l'exercice physique.
Une alimentation versée sur les acides gras polyinsaturés, et un exercice sportif régulier permette d'améliorer mais très modérément le chiffre de HDL cholestérol qui en effet est bas chez vous. Nous n'avons pas pour l'instant à notre disposition de thérapeutique efficace. De toute manière nous avons dorénavant des recommandations très strictes sur la prise en charge du LDL qui est la seule cible reconnue pour déclencher un régime ou une intervention pharmacologique selon le risque cardio-vasculaire calculé du patient. Ce risque est calculé selon les facteurs de risque associé. La présence de deux autres facteurs de risque en prévention primaire sur un LDL à 1,6 avec un régime maximal relève théoriquement d'un traitement médical à base de statine à faible dose pour commencer.
Devant un infarctus, les médecins vous donneront de l'aspirine dès la phase pré hospitalière. Je vous recommande donc d'attendre leur intervention pour confirmation du diagnostic il n'y a aucune perte de temps à craindre.
Il s'agit d'un examen radiologique qui consiste à opacifier les artères coronaires qui irriguent le muscle cardiaque, une injection intra-artérielle par le biais d'une sonde ou cathéter introduit dans le réseau artériel du patient par un abord au niveau de l'aine (ponction de l'artère fémorale) ou du poignet (ponction de l'artère radiale). Cet examen est demandé par un cardiologue, il peut être réalisé en ambulatoire ou durant une courte hospitalisation où le patient peut regagner son domicile le soir même. Cet examen est motivé par des résultats anormaux sur les examens non invasifs électrocardiogramme épreuve d'effort scintigraphie myocardiques échographie cardiaques ....
Je connais le rétrécissement aortique qui est un resserrement de l'ouverture de la valve aortique à la sortie du coeur gênant le passage du sang et le fonctionnement du ventricule gauche. Par contre je ne connais pas la maladie de Waldmann.
Le tabac est l'un des facteurs de risque numéro un de l'infarctus du myocarde, il s'agit d'un toxique artériel direct entraînant une inflammation de l'ensemble des artères, l'arrêt du tabac est impératif pour réduire le risque de récidive d'infarctus, mais il faut savoir que les artères récupéreront un fonctionnement normal qu'après plusieurs années de sevrage.
Les symptômes très typiques d'angine de poitrine comme votre description, doivent être pris en charge par un cardiologue pour un bilan non invasif pour débuter. Ce n'est qu'après un tel bilan nous permettant d'établir le diagnostic ou non d'angine de poitrine que nous pourrons établir le risque d'infarctus du myocarde.
La fibrillation auriculaire est une arythmie cardiaque très commune, dont la complication numéro une nette l'embolie artérielle et non infarctus du myocarde. Selon plusieurs facteurs associés nous évaluons ce risque d'embolie et nous prescrivons ou non des anticoagulants comme le Sintrom®.
La dyspnée d'effort ou essoufflement à l'effort, peut prendre son origine en effet sur un problème cardiaque mais également pulmonaire, ou sanguin par le biais d'une anémie. Si votre cardiologue à infirmer une cause cardiaque vous devez reconsulter votre médecin traitant pour réenvisager le problème.
Depuis peu nous savons qu'une intervention pharmacologique précoce durant l'adolescence sur une hypercholestérolémie familiale permet d'améliorer le pronostic et donc de réduire le risque d'infarctus du myocarde à long terme. Certaine molécule anti cholestérol ont obtenu une autorisation.
Le nombre de prothèse au niveau des coronaires ne contre-indique pas la plongée sous-marine, il faut demander à votre cardiologue qui évaluera votre performance à l'effort après un infarctus s'il existe une véritable contre-indication.
Une femme jeune non tabagique sans antécédent familial et surtout si vous avez à votre disposition un bilan sanguin lipidique examinant les graisses également rassurants, est très peu exposée au risque d'infarctus du myocarde.
Qu'est-ce que vous entendez par infarctus de stress, s'agit-il d'un infarctus du myocarde avec une véritable atteinte et nécrose du muscle cardiaque, ou s'agit-il d'un tableau de Tako Tsubo si vous avez entendu ce terme.
Une véritable hyperplaquettose importante notamment dans le cadre de la maladie de Vaquez peut-être en effet une cause d'infarctus du myocarde si les taux sont très élevés et non contrôlée par un traitement. Généralement le taux doit dépasser au moins les 800 000 par millimètre cubecomme nous l'avons vu dans un cas précis dans notre cabinet.
Le Tildiem est un médicament inhibiteur calcique donné dans le cadre d'une hypertension artérielle le plus souvent mais également à visée anti angineuse chez les patients présentant des artères coronaires malades. Le Kardégic est simplement de l'aspirine à petites doses donnée en prévention du risque d'infarctus du myocarde chez les patients exposés.
Un ECG est un électrocardiogramme ou un tracé traduisant l'activité électrique du coeur ne permettant de surveiller celui-ci.
Il est peu probable qu'avec un cholestérol total à 3 g par litre la fraction HDL ou LDL soit dans la norme, nous sommes en présence d'une véritable hypercholestérolémie isolée importante pouvant à elle seule provoquée des maladies cardio-vasculaires. Revoyez les résultats avec votre médecin qui dispose désormais de référentiel précis pour le traitement de l'hypercholestérolémie selon l'association aux facteurs de risque cardio-vasculaire associé en l'occurrence chez vous aucun.
Je ne pense pas que vous ayez reçu de prothèse au niveau des artères coronaires ou stent. Le remodelage de vos artères sous la forme d'une ectasie traduit la présence d'une athérosclérose importante à l'origine d'un caillotage qui a entraîné cet infarctus du myocarde. Il faut donc lutter contre les facteurs de risque et qui ont concouru au développement de cette athérosclérose tabac hypercholestérolémie diabète hypertension artérielle, et prendre des anti-agrégants plaquettaires comme l'aspirine pour prévenir le caillotage. Je pense que le traitement qui vous est prescrit doit être optimal et il prévient efficacement votre risque de récidive.
Non le rétrécissement aortique est une maladie valvulaire chronique congénitale ou acquise selon les formes, et l'infarctus est une complication de caillotage brutal dans les artères coronaires secondaire au développement de l'athérosclérose .
Le pontage aorto-coronaire et une revascularisation ou méthode permettant d'irriguer plus efficacement le muscle cardiaque comme la dilatation des coronaires, la réalisation de ces deux méthodes ne peut être envisagée que par le cardiologue référent qui a réalisé la coronarographie et qui connaît le réseau coronaire du patient. Cette méthode bien sur ont le but convenons de diminuer la fréquence des angines de poitrine
Votre père a probablement développé parallèlement à ses problèmes coronariens, un rétrécissement de la valve aortique qui nécessitera peut-être le remplacement de celle-ci. Une ré intervention chirurgicale cardiaque est toujours plus à risque mais l'estimation de ce risque ne peut être fait que par votre cardiologue notamment le risque d'infarctus autour de l'intervention. Le rétrécissement aortique n'est pas héréditaire, par contre la présence d'un parent atteint d'une maladie coronarienne ayant nécessité des pontages dans la famille implique une prévention plus appuyée chez les descendants en évitant maximum les facteurs de risque quelque le tabac le contrôle du cholestérol surveiller l'apparition d'un diabète et traiter une hypertension artérielle si elle survient
Donc s'assurer uniquement au long cours de la prise en charge des facteurs de risque cités ci-dessus, tabac diabète hypertension artériel hypercholestérolémie prise du traitement médical pour assurer une prévention secondaire de la récidive d'infarctus efficace.
De diabète vous expose bien sur à un risque plus important de survenue d'un infarctus du myocarde notamment si il existe une hypertension artérielle un tabagisme et une hypercholestérolémie associée. Il est commun de prescrire de l'aspirine au long cours, et nous savons que tout arrêt intempestif de l'aspirine vous expose à un petit risque mais réel d'infarctus du myocarde. Il vaut mieux continuer bien sur si un arrêt s'avère nécessaire notamment pour une intervention chirurgicale risquée celui-ci pourra être réalisé avec une surveillance médicale.
Tout à fait nous calculons l'exposition tabagique en paquets année, un paquet par jour pendant un an égal un paquet année. Ceci est valable bien sur pour le risque de cancer pulmonaire etvésical.
Si la maladie coronarienne a été dépistée chez votre père avant l'âge de 55 ans, cette dernière est reconnue pourra être un élément facteurs de risque cardio-vasculaire pour les descendants qui aura une conséquence sur la prise en charge de ces derniers
Il s'agit de deux choses différentes. L'infarctus du myocarde est secondaire à une maladie des coronaires l'athérosclérose qui est elle-même secondaire aux facteurs de risque que selon le tabac l'hypercholestérolémie de diabète d'hypertension artérielle les antécédents familiaux. L'insuffisance cardiaque est une association de symptômes qui traduit l'insuffisance du travail du coeur, qui peut être secondaire à un ou plusieurs infarctus du myocarde. Il faut donc être pris en charge par votre médecin si vous avez des facteurs de risque que nous citons ci-dessus il évaluera votre risque de développer une maladie des coronaires et donc le risque d'infarctus et le développement d'une insuffisance cardiaque.
Vous avez développé une athérosclérose coronaire de manière silencieuse, vous êtes probablement exposé à un risque secondaire à un tabagisme actuel ou ancien ou une hypertension artérielle et/ou une hypercholestérolémie ou des antécédents familiaux ou tout simplement une prédisposition personnelle que nous sommes pas capables de dépisté à leur actuelle. L'exercice sportif entraîne en effet le développement d'une collatéralité ou développement d'artère secondaire, et d'une tolérance à l'ischémie myocardique (manque d'oxygène au niveau du muscle cardiaque) plus importante que la normale.
En savoir plus
L'infarctus du myocarde est défini comme une diminution de l'apport en oxygène aux cellules du muscle du cœur, responsable de la mort de ces cellules et donc de la destruction d'une partie du muscle cardiaque.
Les symptômes ne sont pas toujours caractéristiques, un infarctus du myocarde va être révélé par des douleurs dans la poitrine, simulant un poids ou une barre posés sur le sternum, d'une intensité très variable (minime ou intolérable), pouvant durer quelques minutes ou quelques heures. Parfois, cette douleur se propage dans les bras, la mâchoire, et s'accompagne d'une difficulté à respirer. Ces douleurs peuvent être associées à des nausées, des vomissements, ou même une fièvre discrète.
Très souvent, les symptômes ne sont pas aussi caractéristiques, certaines personnes pouvant même présenter un infarctus du myocarde sans symptômes dit "infarctus silencieux". Ainsi, les symptômes peuvent être réduits à une douleur dans le bras, isolée, ou à une simple pesanteur au niveau de la poitrine. Parfois, l'infarctus du myocarde est d'emblée massif et peut alors entraîner la mort, soit parce que toutes les cellules du cœur meurent ou du fait de l'apparition d'une tachycardie ou d'une fibrillation qui peuvent être mortelles. Le but du traitement est de faciliter l'irrigation sanguine du muscle cardiaque. De ce point de vue, d'importants progrès ont été faits en cardiologie ces dernières années.
Traitement médical, anti-coagulants, coronarographie, traitement par angioplastie, traitement chirurgical sont les principaux traitements médicaux.
L’infarctus du myocarde touche à lui seul environ 100 000 personnes chaque année en France et représente en moyenne 1 décès toutes les 40 minutes soit 13 000 morts chaque année. C’est la première cause de mortalité chez la femme et la seconde chez l’homme, il n’est pas forcément une fatalité, il existe des moyens d’agir comme arrêter le tabac, équilibrer son alimentation, pratiquer une activité physique régulière, surveiller sa tension et sa glycémie, dépister les antécédents familiaux et faire attention au stress.
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