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Mortalité des nouveau-nés : la France mauvaise élève de l’Europe ?

Bien que "globalement basse", la mortalité des nouveau-nés à l’accouchement ou dans les semaines qui suivent leur naissance apparaît supérieure en France comparée aux autres pays européens.

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Mortalité des nouveau-nés : la France mauvaise élève de l’Europe ?
Mortalité des nouveau-nés : la France mauvaise élève de l’Europe ?

Tous les cinq ans, le rapport Euro-Peristat met en regard les statistiques de 31 pays relatives à la naissance (taux de césarienne, taux de mortalité, etc). La dernière synthèse, publiée le 26 novembre qui porte sur l’année 2015, révèle une situation préoccupante. Avec trois enfants morts nés pour 1.000 naissances, la France apparaît en 21e position du classement. Le taux d’enfants décédés dans le premier mois de vie est également élevé comparé à nos voisins, à 2,4 pour 1000 naissances vivantes (23ème rang du classement).

En France, la mortalité périnatale apparaît stable depuis l’étude de 2005, "alors qu’une tendance à la baisse est constatée sur l’ensemble des pays européens", ainsi que l’observent les auteurs du rapport.

Seule une analyse fine des données statistiques permettra d’identifier les causes de ces mauvais résultats. De nombreuses pistes d’explications peuvent être envisagées : taux élevé de tabagisme maternel (la France se classe au 20ème rang des 22 pays disposant de statistiques sur ce sujet), vieillissement de la population des femmes qui accouchent (14e sur 35), taux de naissances multiples important (22e sur 35 concernant les jumeaux)…

"Il est indispensable d’analyser les facteurs et les circonstances des décès pour identifier dans quels domaines et sur quelles populations devraient porter les efforts", explique dans un communiqué Jennifer Zeitlin, coordinatrice du projet Euro-Peristat.

Césariennes : la France respecte les bonnes pratiques

En revanche, les nouvelles données confirment que la France fait partie des pays qui abusent le moins des césariennes, avec un taux national (20,2%) qui la classe en 7e position du classement. Concernant les situations "à haut risque de césarienne" (antécédent de césarienne, présentation par le siège, grossesse multiple), la France fait à chaque fois partie du "top 5" des bons élèves. Ces statistiques cachent toutefois d’importantes disparités régionales sur le territoire.

À noter que si le taux de césarienne a augmenté dans la moitié des pays étudiés entre 2010 et 2015, celui-ci est resté stable dans l’Hexagone.

Voir également : Dans le monde, seules 10 à 15% des césariennes sont nécessaires

la rédaction d’Allodocteurs.fr

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