Gaz hilarant : “Si j’avais su, je n’en aurais jamais consommé”

Toutes les semaines, le docteur Geneviève Lafaye répond à vos questions sur les drogues. Dans cet épisode, on parle du protoxyde d’azote.

Habib Hadjazi
Rédigé le , mis à jour le

“Un matin je me suis levé avec une perte d’équilibre et des fourmillements dans les pieds. Je ne sentais presque plus le sol quand je marchais”, se souvient Sofiane. Comme beaucoup de jeunes de son âge il a consommé du protoxyde d’azote à visée récréative. Aussi connu sous le nom de gaz hilarant, le protoxyde d’azote est injecté dans des ballons de baudruche et il est ensuite aspiré. Apprécié pour ses propriétés euphorisantes et sa légalité, il fait de plus en plus d’adeptes mais ses conséquences sur la santé ne sont pas connues de tous.  

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Des conséquences à court et long terme

“C’est vrai que depuis quelques mois, on voit une émergence de la toxicité et des conséquences du produit”, souligne le Dr. Thierry Gendre, neurologue à l’hôpital Henri-Mondor AP-HP. Aujourd’hui, il reçoit entre un et deux patients par semaine au sujet de cette problématique. D’après lui, une consommation excessive de protoxyde d’azote attaquerait directement les nerfs et serait ainsi responsable de plusieurs troubles de la marche. “Il peut également y avoir des troubles de la mémoire et il y a eu de très rares cas de décès” ajoute le Dr. Geneviève Lafaye.  

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