Ebola : ne pas céder à la panique

Ebola : ne pas céder à la panique

Alors que les efforts de la communauté internationale se poursuivent pour tenter d'endiguer l'épidémie d'Ebola qui a fait plus de 1.000 morts en Afrique de l'Ouest, le secrétaire de général des Nations unies, Ban Ki-moon demande de ne pas céder à la panique et rappelle que cette épidémie peut être contenue.

La rédaction d'AlloDocteurs
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"Nous devons éviter la panique et la peur, il est possible d'arrêter Ebola", a assuré le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon, qui a annoncé mardi 12 août 2014 la nomination d'un coordinateur des Nations unies pour Ebola, le médecin britannique David Nabarro, spécialiste des épidémies. Il est chargé de superviser la réponse au niveau mondial de l'épidémie actuelle. C'est déjà lui qui avait géré la réponse de l'ONU lors des épidémies de grippe aviaire et de SRAS en 2006 et 2003.

"Nous avons besoin de tout le monde sur le pont"

"Avec des ressources, des connaissances, de la volonté et des actions rapides, les gens peuvent survivre à la maladie. Ebola a été contenu ailleurs et nous pouvons le faire ici aussi", a insisté le secrétaire général de l'ONU.

"Dans les jours à venir, les Nations unies vont renforcer leurs actions pour combattre l'épidémie", a encore dit Ban Ki-moon. "Nous avons besoin de tout le monde sur le pont." Le secrétaire général a cité le besoin de s'attaquer à différents problèmes, comme le manque de docteurs, d'infirmières ou d'équipements, notamment des vêtements de protection ou des tentes d'isolation en Guinée, au Liberia et en Sierra Leone.

Les autorités sanitaires américaines doivent notamment envoyer 50 experts dans les quatre pays touchés par l'épidémie.

Le Canada envoie entre 800 et 1.000 doses d'un vaccin expérimental

Au Canada, la ministre de la Santé Rona Ambrose a annoncé que 800 à 1.000 doses d'un vaccin expérimental vont être données à l'OMS.

Baptisé VSV-EBOV, ce vaccin a été développé au laboratoire national de microbiologie de l'Agence de la santé publique, à Winnipeg, dans le Manitoba (centre du Canada). Il n'a pas encore été mis à l'essai sur des humains, mais "s'est révélé prometteur dans la recherche sur les animaux".

Par ailleurs, le Canada a annoncé qu'il allait ajouter 185.000 dollars aux 5 millions déjà versés pour financer l'aide humanitaire et tenter d'empêcher la propagation du virus de la fièvre hémorragique.

Troisième décès au Nigeria

La Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao) a annoncé le décès à Lagos d'un de ses fonctionnaires, portant à trois le nombre de morts au Nigeria, pays le plus peuplé d'Afrique. Les trois victimes sont un Liberien, arrivé malade fin juillet 2014, et deux autres personnes contaminées par lui.

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Le Dr Modupeh Cole, le deuxième responsable médical de la lutte contre l'épidémie d'Ebola en Sierra Leone est décédé, après avoir contracté le virus. Le premier, le Dr Omar Khan, était décédé le 29 juillet.

Modupeh Cole, un médecin-chef réputé du pays, qui travaillait à l'hôpital Connaught de Freetown, avait été transporté le 9 août 2014 vers le centre anti-Ebola de Kailahun (à l'est du pays). Le docteur Cole était "une influente sommité dans le secteur médical du pays et il a grandement contribué à la lutte contre Ebola", a déclaré à l'AFP Brima Kargbo, le chef des services de santé du pays. Le gouvernement a qualifié le docteur Khan de "héros national" et salué son "formidable sacrifice" pour le pays.