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En avion, mieux vaut ne pas retenir... ses pets

Cinq gastro-entérologues danois et britanniques ont publié dans le New Zealand Medical Journal une étude dont le titre donne une consigne claire aux voyageurs : "Flatulences en avion : laissez vous aller !". Autrement dit, relâchez la pression ! Un conseil pour ménager ses intestins qui pourrait s'ajouter aux consignes de sécurité de rigueur. Mais pour réduire le "risque social" alors généré, il faudrait certaines mesures de prévention anti-odeurs.

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En avion, mieux vaut ne pas retenir... ses pets
En avion, mieux vaut ne pas retenir... ses pets

"C'est après un long voyage en avion entre Tokyo et Copenhague que le Pr Jacob Rosenberg nous a fait part d'une expérience… dont nous avons tous décidé qu'elle méritait qu'on l'étudie de plus près", raconte le Dr Jakob Burchart, interne dans le service de chirurgie digestive du Pr Rosenberg à l'Hôpital Herlev de Copenhague.

L'équipe a alors constaté qu'aucun article n'avait jamais été rédigé sur une question à laquelle de nombreux voyageurs aériens seraient pourtant confrontés, comme l'éminent chirurgien : les pets en avion...

Flatulences : "Il n'est jamais bon de se retenir"

Ils sont donc cinq, dannois et britanniques, à avoir très sérieusement signé le "point de vue" publié par le New Zealand Medical Journal : "Flatulences en avion : laissez vous aller".

Pour eux, tout viendrait d'une pression de l'air ambiant légèrement plus faible dans les avions. "C'est une loi physique de base selon laquelle quand la pression baisse, le volume rempli par un gaz augmente", explique le Dr Burchart. Comme nous avons tous du gaz dans le colon, et qu'une valve l'empêche de remonter vers l'intestin grêle, il n'y a qu'une seule sortie… Autrement dit, le risque de survenue de pets est accru en avion alors même que la promiscuité avec les autres voyageurs exige normalement de l'empêcher. Or, "il n'est jamais bon de se retenir, même au sol", poursuit le jeune interne, cela peut provoquer des douleurs importantes puisque le colon est très innervé".

Eviter la classe business

Cependant, conscients du "risque de se faire prendre", les chercheurs suggèrent quelques solutions pratiques. D'abord, mieux vaudrait éviter, en cas de tendance aux flatulences, de s'offrir une classe business. Car le cuir n'absorbe ni les gaz ainsi "lachés", ni les odeurs. "Nous avons trouvé avec surprise dans la littérature scientifique des études très sérieuses qui ont mesuré que l'odeur était réduite de 50% par un coussin ou un canapé", c'est-à-dire un tissu tendu sur une mousse… 

L'équipe britanno-danoise s'appuie donc sur le rassemblement de toutes ces données pour suggérer aux compagnies aériennes de mettre dans ses sièges du charbon, connu pour sa capacité à absorber les effluves nauséabondes.

"Nous proposions aussi dans l'article l'idée de vêtements "imprégnés" de charbon en pensant être très créatifs, se souvient le Dr Burchart. Mais nous avons découvert depuis la publication que cela existait déjà, dans le cadre des pathologies responsables de flatulences." Les milliers de personnes atteintes de maladies chroniques de l'intestin vivent en effet eux tous les jours, et pas seulement dans un avion, avec le risque d'être très mal considérés par leur entourage immédiat s'ils ne peuvent pas se retenir...

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