Relançons le don d'organes en France !

La liste des patients en attente d'une greffe s'allonge, mais la liste des donneurs ne suit pas… Le gouvernement vient donc de lancer un nouveau plan pour augmenter le nombre de greffes d'organes en France. Les explications avec Emmanuelle Prada-Bordenave, directrice générale de l'Agence de la biomédecine.

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Relançons le don d'organes en France !

En 2000, la France comptait 10 000 patients en attente d'une greffe, aujourd'hui ils sont plus de 16 000. Cela s'explique notamment par l'augmentation des maladies chroniques appelant des greffes, comme l'insuffisance rénale ou certains cancers.

Douze ans après le premier plan, le nombre de greffes a augmenté de 50 %, mais le taux de refus des familles est encore très élevé quand il s’agit de donner son accord pour un prélèvement sur un patient décédé. Ce plan prévoit d'améliorer l'information faite aux proches, mais aussi la formation des équipes médicales dans les services d'urgence et de réanimation.

L'Agence de la biomédecine souhaite également mettre en place de nouveaux outils pour recenser les donneurs potentiels dans les hôpitaux, notamment, les personnes "en mort encéphalique", le plus souvent victimes d'un accident vasculaire cérébral ou d'un traumatisme.

Autre priorité de ce plan : développer les dons de personnes vivantes. Très développée dans les pays nordiques, cette pratique est encore très marginale en France : sur les 4 945 greffes réalisées en 2011, seules 316 ont été réalisées à partir de donneurs vivants, 302 transplantations de reins et 14 de foie.

Dernièrement la législation a encore progressé avec la loi bioéthique votée en 2011 qui rend désormais possible les dons de rein ou de foie par des amis proches alors que la démarche était réservée jusqu’à présent à la famille au sens strict.

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