Quand la gestation pour autrui devient un business

La GPA, la gestation pour autrui, reste aujourd'hui interdite en France. Pourtant, des couples français y ont recours, notamment aux Etats-Unis. Pour les aider dans leurs démarches, des agences américaines proposent leurs services sur Internet.

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Quand la gestation pour autrui devient un business

Deux couples de parents, qui se battent depuis des années devant les tribunaux français pour faire transcrire dans l'état civil les actes de naissance de leur enfant nés par GPA aux Etats Unis, ont obtenu gain de cause. Ils avaient saisi la Cour européenne des droits de l'homme afin qu'elle tranche si cette non-reconnaissance de la France porte atteinte ou non à leurs droits fondamentaux. Elle s'est prononcée le 26 juin 2014 pour condamner le refus de la France de reconnaître la filiation des enfants nés par mère porteuse à l'étranger.

Dans l'Hexagone, le sujet est à l'origine de vives polémiques et des agences américaines jouent les intermédiaires entre mères porteuses américaines et couples français. Ces agences proposent leurs services sur des sites Internet accessibles en français.

Certaines organisent même depuis quelques mois des réunions d'information qui ne sont pas du goût de tous et pourraient encourir une amende pour délit d'entremise. Pour le moment, rien n'est encore décidé au parquet de Paris où une enquête est en cours. Selon certains médecins confrontés à des couples qui ne peuvent pas avoir d'enfant, cette affaire est à nuancer.

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