Premiers secours : pourquoi n'enseigne-t-on plus le bouche-à-bouche ?

Pourquoi n'enseigne-t-on plus le bouche-à-bouche ?

Rédigé le , mis à jour le

Premiers secours : pourquoi n'enseigne-t-on plus le bouche-à-bouche ?

Les réponses avec le Dr Jean-Marc Agostinucci, médecin urgentiste à la Croix-Rouge française :

"Nous n'enseignons plus le bouche-à-bouche pour deux raisons. La première étant que le bouche-à-bouche est un geste qui n'est pas si simple à réaliser. La deuxième raison : on s'est rendu compte que quand on demandait aux gens de faire du bouche-à-bouche, cela était un peu rédhibitoire. Toucher le malade n'est pas rédhibitoire pour les personnes, mais souffler dans la bouche d'une autre personne est plus compliqué. Comme on estime que dans les cinq premières minutes après un arrêt cardiaque, le taux d'oxygène n'a pas baissé dans le sang ou très peu, on peut se permettre de rétablir une fonction cardiaque. Il faut que le sang circule et continue de distribuer son oxygène. Ce qui est important, c'est le cerveau et les artères coronaires.

"Les mouvements du massage cardiaque font très peu bouger les poumons. En tout cas, si on sait pratiquer le bouche-à-bouche et si on n'a pas peur de le faire, il vaut mieux le faire, de préférence avec une précaution mais il vaut mieux continuer à pratiquer le bouche-à-bouche.

"Il faut tout d'abord commencer par 30 massages cardiaques et on enchaîne deux insufflations sur le rythme de la chanson des Bee Gees "Stayin' alive"."

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