Le « burn-out » des internes en médecine

Epuisée par le rythme infernal de ses gardes, une jeune interne de médecine générale a adressé une lettre aux candidats à l'élection présidentielle pour dénoncer les conditions de travail d'une main d'œuvre, selon elle, "docile et sous payée".

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Le « burn-out » des internes en médecine

La France compte près de 15 000 internes en médecine, répartis dans les différents Centres hospitaliers universitaires (CHU). L'internat dure en moyenne trois ans pour un étudiant en médecine générale et jusqu'à cinq ans pour certaines spécialités.

L'interne consulte, pose des diagnostics et prescrit des médicaments, au même titre qu'un médecin titulaire, pourtant, il a un statut particulier, à mi-chemin entre celui d'étudiant et de praticien hospitalier.

Depuis août 2011, la loi prévoit que le temps de travail des internes ne doit pas dépasser 48 heures par semaine, mais dans les faits, ce texte est inapplicable et les dérives sont nombreuses. A Paris, par exemple, un quart des internes serait privé du "repos de sécurité", pourtant obligatoire après une nuit de garde de 14 heures. Des cadences infernales qui peuvent placer les internes à la limite du burn-out.

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