Hôpital : comment renforcer la sécurité des Urgences ?

Un infirmier blessé à l'arme blanche aux Urgences de Marseille, une infirmière agressée à Bourgoin-Jaillieu... Ces derniers mois, plusieurs accès de violence ont eu lieu à l'hôpital. Les associations d'urgentistes demandent au gouvernement plus de moyens pour assurer la sécurité des personnels. Quels sont les dispositifs déjà en place ? Faut-il plus de policiers ou plus de soignants ?  

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Reportage à l’Hôpital Avicenne de Bobigny au nord de Paris.

Agressions verbales, physiques parfois quand ça dégénère... les soignants sont désemparés. L'hôpital est devenu le miroir d'une société de plus en pus violente. Une violence qui vient s'ajouter au quotidien déjà tendu des services d'urgences.

A l'hôpital Avicenne, les soignants sont formés à la gestion des conflits, ils apprennent à utiliser la parole pour répondre à l'agressivité. Et quand ça ne suffit pas, ils peuvent faire appel à des agents de sécurité, voire à la police. Un partenariat priviligié a dans ce sens été mis en place entre l'hôpital Avicenne et le commisariat de Bobigny. Mais faut-il en faire plus ?

Pour le Dr Patrick pelloux, urgentiste, avant tout "il faut plus de soignants, parce que la violence est indissociable du travail aux Urgences. Il y a des pathologies qui manifestent leurs symptômes par la violence (tumeurs au cerveau, hypoglycémies, les intoxications à l'alcool...), il faut donc rester sur le soin. On n'est pas là pour faire la justice ou la sécurité. Par contre, le lien avec la police doit être renforcé. Celle-ci doit pouvoir intervenir rapidement en cas de besoin".

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