Fin de vie : le choix de la sédation profonde

Parmi les propositions présentées le 12 décembre 2014 au président de la République, les députés Alain Claeys (PS) et Jean Léonetti (UMP) souhaitent clairement établir la sédation profonde comme soin palliatif : un acte thérapeutique qui s'accompagnera de l'arrêt de l'alimentation et de l'hydratation. 

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Fin de vie : le choix de la sédation profonde

Lorsque tous les traitements ont échoué, et qu'il n'existe plus d'issue thérapeutique, l'équipe médicale doit apporter le plus de confort possible à leur patient, sans toutefois prolonger sa vie de manière artificielle.

Poursuivre l'alimentation et l'hydratation par perfusion, lorsque le patient ne peut plus s'alimenter par lui-même, peut-être considéré comme un acharnement inutile.  

Si la souffrance physique et morale devient trop lourde, le patient, ou son représentant s'il n'est plus en capacité d'exprimer sa volonté, pourra demander à son médecin une sédation profonde et continue. Il ne s'agit pas d'une prise de barbituriques, comme en Suisse dans le cadre du suicide assisté, mais d'un mélange de plusieurs médicaments, qui peut avoir pour effet secondaire d'abréger sa vie. 

Si ces pratiques sont déjà en cours dans les hôpitaux français, elles sont loin d'être généralisées. La proposition de la loi présentée au chef de l'Etat devrait permettre de clarifier ces pratiques, pour pouvoir les proposer à tous les patients en fin de vie.

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