Chikungunya : une prise en charge à 100% des médicaments

La ministre des Affaires sociales et de la Santé, Marisol Touraine, a annoncé mercredi 16 juillet à Pointe-à-Pitre qu'elle avait pris la décision d'une prise en charge à cent pour cent du traitement contre le chikungunya par l'Assurance-maladie.

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Chikungunya : une prise en charge à 100% des médicaments
Chikungunya : une prise en charge à 100% des médicaments

Depuis le début de l'épidémie, au mois de décembre 2013, six décès liés au chikungunya ont été recensés en Guadeloupe, selon les chiffres communiqués par l'Agence régionale de santé (ARS) de l'île et l'Institut de veille sanitaire (InVS). Dès son arrivée à Pointe-à-Pitre, mercredi 16 juillet, Marisol Touraine a déclaré accorder une prise en charge à cent pour cent du traitement contre le chikungunya par l'Assurance-maladie. Elle a également annoncé la suppression des trois jours de carence qui frappaient les arrêts de travail même quand ils étaient liés à cette maladie.

"J'ai pris deux décisions : la prise en charge à cent pour cent des médicaments anti-douleurs et contre la fièvre sur présentation d'une ordonnance chikungunya et la suppression des jours de carence pour les arrêts de travail répétés" liés à la maladie de l'homme courbé, a indiqué la ministre. Une pathologie qui se manifeste par une forte fièvre, des douleurs articulaires, des maux de tête et une éruption cutanée.

Marisol Touraine était l'invitée mercredi soir du journal télévisé de Guadeloupe 1ère au soir même de son arrivée en Guadeloupe, où elle effectue une visite de 24 heures avant de se rendre en Martinique, elle aussi touchée par l'épidémie.

Selon la Caisse générale de Sécurité sociale de la Guadeloupe, le nombre d'arrêts de travail s'est accru de 40% depuis le début de l'épidémie en Guadeloupe, où 70% des salariés ne bénéficient pas de mesures de subrogation de leurs employeurs et étaient donc victimes de fortes pertes de revenus quand ils sont contraints, comme c'est le cas avec le chikungunya, à des arrêts de travail successifs.

"Cette mesure va durer le temps de l'épidémie", a précisé la ministre, qui a souhaité "faire en sorte que les gens qui ont des rechutes ne soient pas pénalisés", a-t-elle indiqué.

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