Attentats en France : les ventes d'anxiolytiques en hausse

Une étude publiée par Le Figaro révèle que les ventes d'anxiolytiques et de somnifères ont augmenté de plus de 18% depuis les attaques terroristes à Charlie Hebdo, Montrouge et Porte de Vincennes. Les explications avec le Dr Florian Ferreri, psychiatre à l'hôpital Saint-Antoine, à Paris.

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Attentats en France : les ventes d'anxiolytiques en hausse - Explications avec le Dr Florian Ferreri, psychiatre à l'hôpital Saint-Antoine, à Paris.

L'angoisse provoquée par les attaques terroristes du 7 janvier 2014 est une réalité : l'étude publiée par Le Figaro (édition du 15 janvier 2015) révèle que les ventes de psychotropes ont augmenté de 18,2% entre le 9 et le 13 janvier. Cette étude a été menée par la société Celtipharm, qui analyse en temps réel les ventes de 4.800 pharmacies représentatives. Et selon des spécialistes, les chiffres constatés dans certaines officines situées à proximité des lieux des attentats dépassent largement cette moyenne.

Mise à jour du 19 janvier : suite à la publication de ces données par le Figaro (qui relayait des chiffres de la société Celtipharm), l'Ordre national des pharmaciens a présenté des données divergentes : non, les Français ne se seraient pas rués sur les anxiolytiques après les attentats… Leur vente serait même stable depuis 2014.

Ce phénomène concerne-t-il des personnes ponctuellement très angoissées ou des patients déjà très fragiles psychiquement ? Face à de tels événements, les réactions d'anxiété sont normales, mais quels sont les signes qui doivent alerter et inciter à consulter ? Les médicaments sont-ils une solution ? Comment aider les patients encore sous le choc une semaine après les attaques terroristes ? Le Dr Florian Ferreri, psychiatre à l'hôpital Saint-Antoine, répond aux questions de Marina Carrère d'Encausse et Michel Cymes, dans "Le magazine de la santé" du 15 janvier 2015.

 

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