#minutedesilence à l'hôpital Saint-Louis, à Paris, le 16 novembre 2015.
#minutedesilence à l'hôpital Saint-Louis, à Paris, le 16 novembre 2015.

Attentats : la mobilisation des soignants sur les réseaux sociaux

Pour cette émission spéciale, nous vous proposons de découvrir, à travers les réseaux sociaux, la formidable implication des soignants au cœur de la tragédie.

La rédaction d'AlloDocteurs
La rédaction d'AlloDocteurs
Rédigé le , mis à jour le

L'appel à la mobilisation a débuté très rapidement, une fois que l'on a saisi l'ampleur du drame et que le plan blanc a été déclenché, aux alentours de 22h30, vendredi soir. Un appel aux professionnels du SAMU, le service d'accueil et d'urgences de l'hôpital parisien Georges-Pompidou. Le message est alors émis par le professeur Philippe Juvin, chef de service des urgences, qui invite ses confrères à le joindre sur son DECT, sorte de téléphone sans fil à usage professionnel.

Grâce aux réseaux sociaux, le message se diffuse comme un outil supplémentaire pour réagir à l’urgence… Et la mobilisation se met en marche.

 

On a vu circuler ce témoignage d’un fils de soignante.

Cela concerne les professionnels de santé travaillant à l’hôpital, mais pas seulement. Pourtant, le contexte était un peu particulier pour les libéraux…

En effet, cela paraît loin vu d’ici, mais vendredi était, pour bon nombre de médecins libéraux, un jour de grève et de blocage : le "Black Friday", journée de protestation contre la loi Touraine. Au vu des événements, les appels à cesser les mouvements en cours se sont multipliés.

Tous les médecins, qu’ils soient urgentistes, anesthésistes ou chirurgiens, ont été appelés à cesser le mouvement de blocage, afin de se rendre disponibles. Les tweets provenaient de médecins ou de structures syndicales mais, en réalité, certains médecins ont indiqué ne pas avoir besoin de ce genre de message pour assumer leurs responsabilités.

La mobilisation s'est aussi manifestée de manière géographique, avec des messages de soutien venus du CHU d'Angers ou de Toulouse, dans lesquels les externes en repos se sont mis à disposition de leur hôpital, en cas de besoin.

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Avec les réseaux sociaux, on a pu suivre les événements de manière chronologique, en direct pour ainsi dire, et en immersion dans les hôpitaux.

De l’hôpital Henri-Mondor à La Pitié-Salpêtrière en passant par Saint-Louis, situé juste à côté de l'un des lieux d’attentats (restaurant "Le Petit Cambodge"), tous les personnels soignants étaient sur le pont.

Avant même l’arrivée des victimes, comme en atteste ce tweet témoignage de Saint-Antoine qui décrit "une image particulièrement sinistre de ces brancards vides et de ce personnel des Urgences qui attend". Là encore, preuve de l’incroyable mobilisation du personnel soignant on peut lire dans des commentaires que "plus de la moitié des personnes figurant sur cette photo ne travaillaient pas ce soir-là mais sont venues de leur plein gré pour venir en aide aux victimes".

Et puis, pour prendre la mesure du travail des équipes, il y a également ce tweet glaçant  : "A l'hôpital Lariboisière, c’était de la chirurgie de guerre."

Le tweet est écrit à l’imparfait, mais les soignants restent sur le pont… Et sur les réseaux, on assiste à une vague de gratitude à leur égard.

Dans l'horreur de cette tragédie, c’est sans doute le plus beau rayon d'humanité : cette fabuleuse mobilisation qui invite les internautes à de nombreux hommages :

Beaucoup de remerciements, des pensées, du courage et des félicitations à ceux qui travaillent à sauver des vies tous les jours, et ces temps-ci dans des conditions très difficiles. Le Magazine de la santé s'associe à cet hommage. Merci à eux.