Marisol Touraine reste opposée à la vente de médicaments hors pharmacie

Marisol Touraine reste opposée à la vente de médicaments hors pharmacie

Interrogée sur un récent rapport de l'Inspection générale des finances (IGF) suggérant l'autorisation vente de certains médicaments dans les grandes surfaces, la ministre de la Santé Marisol Touraine a répondu "ne pas être favorable à une évolution de ce type".

La rédaction d'AlloDocteurs
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"Les médicaments ont un prix fixé par la négociation avec l'Etat, avec mes services, ce qui est important c'est de garantir la sécurité des médicaments et faire en sorte que les Français consomment moins de médicaments", a-t-elle jugé aux micros de LCI et de Radio Classique.

Mais il ne s'agit là que de sa "position". "Ca n'est pas un arbitrage", dit Mme Touraine qui doit encore discuter du sujet avec le ministre de l'Économie Emmanuel Macron.

Ces déclarations renvoient à de nombreuses prises de positions publiques de la ministre depuis sa prise de fonction, où elle s'exprimait déjà en ce sens.

Les syndicats de pharmaciens "satisfaits"

L'influente fédération des syndicats pharmaceutiques (FSPF) s'est dite "satisfaite" par cette prise de position, qu'elle prend "comme la position du gouvernement". "[Il s'agit d'un] signe fort de la volonté du gouvernement", se réjouit Philippe Besset, vice-président de la fédération.

Lors d'un récent entretien au ministère de la Santé où ont défilé d'autres représentants de la profession, la FSPF avait une nouvelle fois exprimé sa vive opposition à la fin du monopole sur la vente de médicaments à ordonnance facultative. Elle avait également plaidé contre l'ouverture du capital des officines à d'autres personnes que les pharmaciens. Le projet de loi sur la dérèglementation prévoit en effet une telle ouverture pour toutes les sociétés d'exercice libéral (SEL).

Cette mesure, "un gage" donné par la France à l'Europe, "remet en cause l'intégralité du modèle social. Si on ouvre le capital des professions médicales, pharmaceutiques, dentaires", on se dirige vers une "marchandisation de la santé" et "un système à l'anglo-saxonne qui exclut les gens qui ne sont pas solvables".

Les associations de consommateurs militent aussi pour une ouverture du secteur à la concurrence. En mars 2012, l'UFC Que Choisir avait estimé que l'élargissement de la distribution des médicaments non remboursés aux grandes surfaces permettrait de réduire de 16% la facture des ménages.

 

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