Affaire Skripal : l’une des deux victimes de nouveau hospitalisée

Charlie Rowley, un citoyen britannique, avait été hospitalisé au début de l'été après avoir manipulé accidentellement du Novitchok. Il a de nouveau été admis en soins intensifs le week-end du 19 août.

La rédaction d'AlloDocteurs
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Il a avoué avoir administré de l'insuline sans raison
Il a avoué avoir administré de l'insuline sans raison

En juin dernier, deux Britanniques étaient retrouvés inconscients près de Salisbury, en Grande-Bretagne, la ville où l’ex-espion russe Sergueï Skripal et sa fille Iulia avaient été victimes d'une tentative d'empoisonnement au Novitchok quelques mois plus tôt. Les Britanniques, en contact avec le même agent innervant, avaient vite été identifiés comme Dawn Sturgess et Charlie Rowley, un couple d’une quarantaine d’années. Dawn Sturgess était décédée une semaine plus tard. Charlie Rowley avait survécu, mais il a été de nouveau admis en soins intensifs à l’hôpital de Salisbury.

De graves problèmes de vision

"Il m'a simplement dit qu'il ne pouvait plus voir", a déclaré au Guardian son frère aîné, Matthew Rowley. Toutefois, on ne sait pas, à l’heure actuelle, si les problèmes de vision de Charlie ont été causés par le Novitchok. L’hôpital n’a pas fait de commentaire sur son état de santé, mais a précisé que ses équipes ne traitaient actuellement aucun patient pour des problèmes liés au Novitchok.

On sait aujourd’hui que Charlie Rowley et Dawn Sturgess avaient manipulé un flacon qui contenait le fameux agent innervant, pensant que c’était une bouteille de parfum. La police avait d’abord suspecté une contamination due à une absorption d'héroïne ou de crack. D’après un ami de Charlie Rowley en effet, celui-ci "consomme de la drogue".

Sergueï et Ioulia Skripal aujourd’hui sortis d’affaire

En mars dernier, l'ex-espion russe Sergueï Skripal et sa fille, Ioulia Skripal, avaient été empoisonnés. Un policier leur ayant porté secours avait été lui aussi été contaminé. Tous trois étaient restés hospitalisés plusieurs semaines. Le Royaume-Uni avait alors accusé la Russie, ce qui avait entraîné une grave crise diplomatique.

"La plus haute concentration de l'agent neurotoxique se trouvait sur la porte d'entrée" du domicile de Sergueï Skripal, avait expliqué Scotland Yard. Des traces de poison avaient également été retrouvées dans un pub que l’ex-espion et sa fille avaient l’habitude de fréquenter. Neuf sites avaient alors été nettoyés chimiquement pendant plusieurs mois. Toutes les personnes qui s’y étaient rendues avaient été invitées à laver leurs vêtements et leurs effets personnels.