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Dengue : une épidémie "sans précédent" à La Réunion

2 119 cas de dengue ont été recensés sur l’île de La Réunion depuis janvier dernier, contre 100 pour toute l’année 2017.

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Dengue : une épidémie
On compte 2 119 personnes contaminées par la dengue entre le 1er janvier et le 29 avril. © James Gathany, CDC

"Bien que des cas sporadiques de dengue autochtone aient été signalés à La Réunion auparavant, la recrudescence des cas depuis le début de l’année 2018 est sans précédent", a prévenu l’Organisation mondiale de la santé (OMS) dans un communiqué publié le 2 mai. Les chiffres sont alarmants : on compte 1 816 personnes contaminées par la dengue et 50 hospitalisations entre le 1er janvier et le 23 avril. Viennent désormais s’ajouter 298 cas apparus la dernière semaine d’avril, soit un total de 2119 cas confirmés. Le 27 mars derniers, la préfecture, conjointement avec l’Agence régionale de santé (ARS) Océan indien, a décidé d’activer le niveau 3 du plan de lutte contre les arboviroses (les maladies virales provoquées par des arbovirus).

20 000 décès par an dans le monde

La dengue est une maladie virale transmise à l’homme par le moustique Aedes albopictus, qu’on appelle aussi moustique-tigre. Les premiers signes (fièvre élevée, maux de tête, douleurs musculaires, nausées) apparaissent généralement cinq à huit jours après la piqûre. Généralement, le malade guérit en quelques jours. Mais dans certains cas, principalement chez les enfants, la dengue peut s’aggraver de manière brutale et évoluer en une forme hémorragique dont l’issue peut être fatale. Le virus touche des centaines de millions de personnes dans le monde et en tue 20 000 par an.

Le vaccin contre la dengue existe, mais faute d’autorisation de mise sur le marché en Europe, il n’est pas accessible à La Réunion, ni dans le reste des DOM-TOM, comme la Martinique, la Guyane ou la Guadeloupe, qui sont elles aussi durement touchées. En 2016, le Haut Conseil de la santé publique a décidé qu’il était trop dangereux de recommander le vaccin avant d’obtenir cette autorisation. En cause : le risque de développer une forme grave de la maladie chez ceux qui n’y ont jamais été exposés.

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