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Les masques FFP2 et FFP3 sont moins adaptés aux femmes et aux personnes asiatiques

Une étude montre pourtant qu’une bonne adaptation au visage de la personne qui porte le masque est plus importante, en terme de protection, que sa capacité de filtration.

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Les masques FFP2 et FFP3 sont moins adaptés aux femmes et aux personnes asiatiques
SHUTTERSTOCK/LCV

Les masques FFP2 et FF3 ainsi que leurs équivalents dans le monde anglo-saxon, les N95et N99 sont moins adaptés à la forme du visage des femmes et des Asiatiques. C’est le résultat d’une étude menée par l'université australienne University of Western Australia, parue mercredi dans la revue médicale Anaesthesia. 

Une exposition plus importante 

Cette étude passe en revue différents travaux réalisés dans plusieurs pays avant même l'épidémie de Covid-19 pour évaluer les masques filtrants utilisés par les soignants. Celle-ci montre que les modèles mis en cause exposent potentiellement les femmes et les Asiatiques à un plus grand risque d'infection par le Covid-19.

"Les masques filtrants ne peuvent apporter une bonne protection que s'ils épousent bien la forme du visage de l'individu, afin qu'ils soient hermétiquement ajustés et ne laissent pas passer de l'air non-filtré", a souligné l'auteur principal de l'étude, la Pr Britta von Ungern-Sternberg, de l'université australienne University of Western Australia.

Selon les auteurs, une bonne adaptation au visage de la personne qui porte le masque est plus importante, en terme de protection, que sa capacité de filtration.

Les femmes plus nombreuses chez les soignants

Lors de tests réalisés sur les masques, ceux-ci pouvaient correctement être appliqués par 95% des hommes mais seulement 85% des femmes. En outre, les masques allaient à 90% des personnes d'origine caucasienne, contre 84% des personnes d'origine asiatique. La proportion était particulièrement basse, 60% en moyenne, pour les femmes asiatiques.

Les auteurs citent l'exemple des Etats-Unis, où les masques N95 sont testés sur un panel de soignants pour garantir leur efficacité. Or, font-ils valoir, les femmes et les Asiatiques sont "sous-représentés" dans ce panel.

Tester les masques

Pourtant, selon les estimations de plusieurs autorités sanitaires à travers le monde, les femmes représentent environ les deux-tiers du total des soignants dans de nombreux pays.

Pour remédier à ce problème, les auteurs de l'étude estiment que les masques doivent systématiquement être testés sur les soignants dans les hôpitaux avant d'être portés pour prendre en charge les malades. Ce qui n'a pas été possible durant la pandémie de Covid-19 par manque de temps et à cause de la pénurie d'équipements.

 

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