Ebola : diagnostic confirmé pour un patient aux Etats-Unis

Ebola : diagnostic confirmé pour un patient aux Etats-Unis

Un patient hospitalisé au Texas (Etats-Unis) est devenu mardi le premier malade d'Ebola diagnostiqué hors du continent africain.

La rédaction d'AlloDocteurs
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Le malade, un homme dont la nationalité n'a pas été précisée, avait voyagé au Liberia avant de venir au Texas, où il est arrivé par avion le 20 septembre 2014 sans aucun symptôme, a indiqué le directeur des Centres de contrôle et de prévention des maladies (CDC), le Dr Tom Frieden, lors d'une conférence de presse.

Il a commencé à ressentir des symptômes le 24 septembre et a fait appel à un médecin deux jours après. Il a été hospitalisé le 28 au Texas Health Presbyterian Hospital de Dallas, où il a été mis en quarantaine. L'infection par le virus Ebola a été confirmée par des analyses de deux laboratoires, dont un des CDC.

Pas d'autres voyageurs contaminés

Cependant, selon le Dr Frieden, il "n'y a aucun risque" que cette personne ait pu infecter des passagers à bord de l'avion qui l'amenait au Texas, puisqu'il n'avait alors aucun symptôme.

Le virus Ebola ne se transmet pas par voie aérienne, comme la grippe par exemple, et ne peut être transmis qu'au contact direct de fluides contaminés comme le sang ou la salive. "Seuls les patients présentant des symptômes sont contagieux", a insisté le Dr Frieden, qui a fait un compte-rendu au président Barack Obama mardi après-midi sur la situation et les mesures de mise en quarantaine du patient.

En revanche, le directeur des CDC a jugé "possible que des membres de l'entourage du malade contractent Ebola dans les prochaines semaines". De ce fait, ils vont être surveillés de très près. La période d'incubation peut aller jusqu'à 21 jours.

Le Dr Frieden s'est aussi dit certain que les Etats-Unis pourront empêcher le virus Ebola de se propager sur leur sol : "Je n'ai aucun doute sur le fait que nous contrôlerons l'importation de ce cas d'Ebola pour l'empêcher de se propager largement dans le pays".

Il a aussi précisé que ce patient ne faisait pas partie d'une équipe de soins des malades d'Ebola au Liberia et qu'il était venu au Texas pour rendre visite à de la famille.

Aucun traitement homologué contre Ebola

En revanche, dimanche 28 septembre 2014, un médecin américain en contact avec le virus Ebola, en Sierra Leone, avait été rapatrié et placé en quarantaine pour observation dans une clinique des Instituts américains de la santé (NIH) près de Washington. Ce patient, dont l'identité n'a pas non plus été révélée, travaillait comme volontaire dans un centre de traitement d'Ebola.

Avant ces deux patients, deux médecins américains et une missionnaire aide-soignante rapatriés aux Etats-Unis après avoir contracté le virus au Liberia avaient été récemment déclarés guéris. Si le traitement des symptômes dans la durée, la transfusion de plasma sanguin de personnes ayant résisté au virus et l'injection expérimentale de Zmapp ont contribué, à des degrés divers, à cette guérison, il n'existe actuellement aucun médicament ni vaccin homologué contre Ebola.

La menace de la propagation du virus Ebola

L'actuelle épidémie d'Ebola est la plus grave depuis l'apparition du virus en 1976, avec plus de 3.000 morts sur les quelque 6.500 personnes infectées recensées, selon l'OMS.

Les dirigeants de la planète avaient été appelés jeudi dernier lors d'une réunion à l'ONU à agir avec plus de détermination pour enrayer l'épidémie. L'OMS a averti que l'épidémie était en croissance "explosive" et pourrait, en l'absence d'un renforcement significatif des moyens mis en œuvre, contaminer 20.000 personnes d'ici à novembre.

Selon un modèle informatique des CDC, sans une mobilisation suffisante, le nombre de personnes infectées pourrait atteindre, si le pire des scénarios se produit, 1,4 million à la fin janvier.

De son côté, le directeur général adjoint de l'OMS, Bruce Aylward, a estimé mardi qu'Ebola "n'est pas une crise africaine, c'est une crise mondiale".

Note encourageante, les CDC ont annoncé le 30 septembre que la flambée d'Ebola au Nigeria semblait près de se terminer grâce à une réponse rapide et coordonnée. Si aucun nouveau cas ne se déclare dans le pays d'ici le 12 octobre, il sera possible d'affirmer que l'épidémie d'Ebola au Nigeria a été contenue, selon un porte-parole.

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Le virus responsable de la fièvre Ebola peut se transmettre par la salive, les vomissures, la diarrhée, le sang et le sperme. L'incubation dure en moyenne cinq jours mais peut parfois aller jusqu'à 21 jours. La personne contaminée devient contagieuse dès l'apparition des premiers symptômes.