Comment Donald Trump a-t-il été soigné ?

Donald Trump qui est rentré à la Maison Blanche en grande pompe hier après plusieurs jours d'hospitalisation s'est déclaré guéri de la covid. Mais que sait-on des traitements qui lui ont été administrés ? 

La rédaction d'AlloDocteurs
La rédaction d'AlloDocteurs
Rédigé le

Dès le 2 octobre, quelques heures après ses premiers symptômes et son diagnostic, le bureau du médecin du Président expliquait que Donald Trump avait reçu par perfusion une dose d’un cocktail de deux anticorps produits par la société Regeneron. Ils ont été créés en s’inspirant des défenses naturelles de patients guéris de la COVID19.

Ce traitement est actuellement évalué dans plusieurs essais cliniques de phase 1 à 3. L’un d’eux a justement donné des résultats prometteurs la semaine dernière : il réussirait à freiner la multiplication du virus dans l’organisme, ce qui se traduirait par des symptômes plus courts et moins d’hospitalisation. Le Président a donc bénéficié ici à titre exceptionnel, hors de tout essai clinique d’un traitement innovant porteur d’espoir.

Antiviral, vitamines, et même… anti-ulcéreux !

Selon le même rapport, Donald Trump prenait aussi du zinc et de la vitamine D. Plus original : la présence de la famotidine sur la même ordonnance. Il s’agit d’un traitement gastrique anti-ulcéreux. Certains médecins chinois et new yorkais ont remarqué une moindre mortalité chez les patients qui en prenaient. Mais aucun essai clinique n’a encore pu prouver cet effet protecteur. 

Autre traitement prescrit plus tard au Président : le Remdesivir. C’est un antiviral qui a montré une efficacité modérée contre le nouveau coronavirus. Mais rien de tout cela n’a visiblement empêché le Président d’avoir une atteinte pulmonaire. Ses médecins ont en effet annoncé que son taux d’oxygène avait encore chuté samedi matin. 

C’est alors que Donald Trump a effectivement reçu de la cortisone, et plus précisément de la dexaméthasone. Il s’agit d’un anti-inflammatoire classique. L’objectif est de freiner le dérèglement inflammatoire qui peut entraîner le patient en réanimation. La grande absente de cette ordonnance : c’est l’hydroxychloroquine. Étonnant quand on sait que le Président a beaucoup fait sa promotion !