Inde : 45 000 cas de "champignon noir" parmi les malades du Covid

Cette infection fongique très mortelle se répand parmi les personnes qui ont été malades du Covid. Les médecins ont parfois été obligés de procéder à l’ablation des yeux, du nez ou de la mâchoire de patients pour éviter des dégâts au cerveau.

La rédaction d'AlloDocteurs
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Rédigé le , mis à jour le

L'Inde a enregistré au cours des deux derniers mois plus de 45.000 cas de "champignon noir", une infection fongique mortelle à 50 % qui se répand parmi les patients qui ont été atteints du Covid.

Plus de 4.200 personnes sont décédées de la mucormycose, une maladie habituellement rare, mais qui s'est répandue en Inde parmi les malades du Covid-19 après leur rétablissement, a indiqué le 20 juillet le ministre adjoint de la Santé Bharati Pravin Pawar devant le parlement indien.

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Une maladie particulièrement mortelle

Le taux de mortalité de cette maladie fongique très agressive dépasse 50 %. Cela a obligé les chirurgiens à procéder à des ablations des yeux, du nez et de la mâchoire de certains patients pour éviter que l'infection n'atteigne le cerveau.

Selon le gouvernement, l'Etat de Maharashtra (ouest) est le plus frappé avec 9.348 cas.

L'Inde n'enregistrait que 20 cas de mucormycose par an avant la pandémie de Covid-19. Cette maladie affecte notamment les personnes immunodéprimées qui présentent un taux de sucre dans le sang trop élevé, atteintes du SIDA ou ayant subi des greffes d'organes.

Une épidémie spectaculaire

Les experts ont attribué la hausse spectaculaire des cas de mucormycose à un usage excessif de stéroïdes pour soigner les malades du Covid-19.

En mai, le gouvernement indien a déclaré l'état d'épidémie pour la mucormycose au moment où le nombre de cas a commencé à exploser. Les chiffres du gouvernement montrent que le nombre d'infections a connu un pic en mai et en juin avant de décroître d'une manière significative.

Les réseaux sociaux ont alors été inondés d'appels désespérés à la recherche de traitements pour soigner cette maladie. Par la suite, le journal Hindustan Times (en anglais) a fait état le 21 juillet d’une importante baisse du nombre de cas dans la ville très peuplée de Mumbai.