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Le mouvement Body positive : vers la fin des complexes ?

Assumer ses complexes sur Internet est la nouvelle tendance. Sur Ies réseaux sociaux, des blogueurs et blogueuses nous encouragent à dire adieu aux diktats de beauté et booster son estime de soi. C'est ce que l'on appelle le body positive.

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Assumer ses complexes sur les réseaux sociaux, c'est le body positive

Des peaux satinées sans la moindre imperfection, des cuisses galbées, des ventres plats... Dans les magazines ou sur Internet, nous sommes sans arrêt bombardés d'images de corps parfaits. Dans ces conditions, comment ne pas se déprécier ? Pourtant, certains d'entre nous résistent. Si vous êtes de ceux-là, si vous cultivez malgré tout une certaine bienveillance à l'égard de votre corps et que vous l'acceptez exactement comme il est, vous êtes dans la tendance du moment : celle du body positive ou body posi.

Le body positive est une tendance qui se veut militante et utilise Internet pour s'exprimer. Sur les réseaux sociaux, la résistance s'organise. De plus en plus de personnes, en grande majorité des femmes, n'hésitent plus à montrer leurs imperfections pour exercer un contre-pouvoir aux diktats de la mode et encourager les autres femmes à se débarrasser de leurs complexes.

Assumer ses complexes sur les réseaux sociaux

Notre peau est la première chose que les autres voient de nous. C'est aussi bien souvent la première chose retouchée sur les photos... En réaction, des internautes ont décidé de ne plus cacher leurs boutons, cicatrices ou autres maladies de peau. Alex Miguel, un adolescent très actif sur Internet, est l'un d'entre eux.

Pour Alex, le reflet du miroir est primordial. Il est ce que l'on appelle un influenceur. Alex poste des photos sur Instagram et des vidéos sur YouTube, dans lesquelles il partage ses préoccupations d'adolescent avec des milliers de jeunes de son âge. Si Alex n'a pas constamment des problèmes de peau, il souffre régulièrement de sévères crises d'acné. A tel point qu'il a ressenti le besoin d'en parler dans une vidéo.

"Les modalités de communication de ces problèmes ont évolué. Autrefois, c'était de l'ordre de l'intimité, du boudoir. Maintenant, les nouveaux outils Internet et les réseaux sociaux font qu'on a tendance à partager ses problèmes car la mode est un peu de dire « j'ai le droit » et comme « j'ai le droit », je l'exprime à tout le monde et je le montre à tout le monde", explique le Dr Jean-Christophe Seznec, psychiatre.

Une thérapie comme une autre

Des profils comme celui d'Alex sur les réseaux sociaux, il en existe des milliers. C'est une petite rébellion qui s'organise. Au milieu d'images de peaux parfaites et retouchées, de plus en plus de personnes exhibent joyeusement leur maladie de peau. Acné mais aussi psoriasis ou vitiligo ne se cachent plus.

Sur Internet, les jugements peuvent tourner à la cruauté. Se mettre à nu, c'est inévitablement s'exposer aux commentaires méchants des internautes. "Partager ses problèmes sur Internet est une vraie prise de risque. Pour certaines personnes, ça va être une première marche pour pouvoir s'autoriser à exprimer. Et pour d'autres personnes, c'est prendre le risque d'un retour extrêmement négatif, qu'ils ne seront pas prêts à assumer", souligne le Dr Seznec.

Si Alex a lui aussi reçu des mots blessants qu'il n'a pas oubliés, il a surtout reçu beaucoup de remerciements et d'encouragements : "Me filmer constamment deux fois par semaine, c'est une vraie thérapie pour moi, confie-t-il, parce que j'expose un bouton en plus, un défaut supplémentaire. Du coup, cela me permet de les accepter".

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