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Une pétition pour identifier les produits ménagers les plus toxiques

60 millions de consommateurs plaide pour la mise en place d’une échelle de notation des produits ménagers en fonction de leurs risques pour la santé et pour l’environnement.

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Une pétition pour identifier les produits ménagers les plus toxiques
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Après le Nutri-Score, le Ménag’Score ? C’est ce que demande le magazine 60 millions de consommateurs ce 27 août 2019 en plaidant pour une meilleure identification des substances toxiques ou dangereuses pour l'environnement sur l'emballage des produits ménagers, pétition à l'appui.

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Menaces pour la santé et l’environnement

L’idée s’appuie sur le modèle du "Nutri-Score", une échelle de notation qui existe déjà pour les produits alimentaires et que plusieurs associations de consommateurs européens souhaitent rendre obligatoire. Aujourd’hui, le magazine propose un nouveau système de notation des risques potentiels des détergents et autres nettoyants ménagers destinés à l'entretien de la maison au moyen d'une gradation allant de la lettre A jusqu'à la lettre E.

Ce "Ménag'Score" ne serait pas "un simple relevé de quelques substances parmi les plus problématiques mais un calcul de risque chimique global tenant compte des menaces de chaque ingrédient pour la santé et l'environnement", explique le mensuel, édité par l'Institut national de la consommation (INC).

Produits "inutiles" voire "très polluants"

Sans attendre, le magazine a déjà appliqué ce système à 108 produits classés en huit familles de détergents, en se basant sur leur "composition affichée" et "sans tenir compte de leur efficacité": liquides multi-surfaces, lingettes, sprays pour la cuisine et la salle de bain, serpillères, nettoyants pour les sols, gels pour les WC, etc.

Et les résultats sont parfois radicaux : ainsi, le mensuel estime "inutiles" les produits désinfectants et les lingettes, déconseille ceux à base d'eau de Javel car présentant des risques pour les yeux ou les voies respiratoires et juge "très polluants" les blocs pour les WC.

Mais le principal enseignement à retenir, selon le magazine, est que "la marque n'est pas un gage de qualité". En effet, "au sein d'une même marque, un produit peut-être noté A tandis qu'un autre est noté D". De même, "certaines marques renommées écopent d'un mauvais 'Ménag'Score' ", note 60 millions dans un communiqué.

Opacité et risque de confusion

Pour réaliser ces tests, 60 milions de consommateurs explique qu'obtenir la liste des ingrédients de chaque produit, contrairement aux cosmétiques, n'a pas été de tout repos. Car "la règlementation sur les détergents n'impose d'indiquer que les grandes familles de composants avec leur fourchette de concentration", le reste (allergènes, conservateurs) n'étant pas obligatoire et "ne peut figurer que sur le site Web indiqué sur l'emballage ou être communiqué par courrier, à la demande", précise-t-il, d'où la pertinence d'un étiquetage clair et lisible pour le consommateur.

Le mensuel pointe également du doigt que les termes employés dans les compositions "ne sont pas harmonisés - certains ont jusqu'à 28 synonymes -", et que les détergents peuvent dépendre de plusieurs règlementations différentes, ajoutant à la confusion.

Afin que le "Ménag’Score" soit dès que possible adopté par les fabricants, 60 millions de consommateurs a lancé une pétition qui a déjà été signée par plus de 16.000 personnes sur son site.

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