Le gynécologue André Hazout condamné à 8 ans de prison

Le gynécologue André Hazout, a été condamné jeudi 20 février par la cour d'assises de Paris à 8 ans de prison pour agressions sexuelles et viols sur six de ses patientes venues le consulter pour des problèmes d'infertilité.

La rédaction d'AlloDocteurs
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Après quatre heures de délibéré, la cour d'assises a répondu "oui" à toutes les questions sur la culpabilité du gynécologue, qui comparaissait libre, et auquel les gendarmes ont immédiatement passé des menottes. La cour a également condamné le praticien à une interdiction définitive d'exercer.

Mercredi 19 février, l'avocate générale Annie Grenier avait requis à son encontre une peine de douze ans de réclusion criminelle pour viols et agressions sexuelles sur six patientes, en tout cas "pas moins de dix ans, peine plancher pour une condamnation criminelle".

La défense du Dr Hazout avait demandé jeudi matin à la cour d'assises de Paris de ne le condamner que pour les agressions sexuelles qu'il a reconnues sur certaines de ses patientes et non, "pour l'exemple", pour les viols qu'il a toujours contestés.

Il était reproché au praticien d'avoir abusé "de l'autorité que lui conférait ses fonctions" en s'en prenant à "des personnes qu'"il savait particulièrement vulnérables", des femmes qui voyaient souvent en lui un dernier espoir de tomber enceinte.

L'affaire avait été révélée à la justice par une première plainte déposée en 2005. Mais le premier signalement sur le comportement anormal du praticien à l'ordre des médecins remonterait à 1991 - voire 1988, selon des sources du Figaro.fr. Il n'y a eu aucune suite pendant des années, ce qui a valu à au Conseil parisien de l'Ordre des médecins d'être condamné par la Cour administrative d'appel de Paris en octobre 2012 pour son inertie.

Les plaintes de 27 autres patientes se disant victimes du médecin ont abouti à des non-lieux, les faits étant prescrits, et le dossier de trois femmes n'a pas été retenu par la justice, faute d'éléments de preuves suffisantes. Mais certaines d'entre elles, citées par le parquet, devraient venir témoigner au procès.

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