IVG : garantir l'accès pendant l'été

IVG : garantir l'accès pendant l'été

La ministre de la Santé Marisol Touraine, a appelé vendredi 1er août les Agences régionales de santé (ARS) à la mobilisation afin de maintenir l'accès des femmes à l'interruption volontaire de grossesse (IVG) pendant l'été.

La rédaction d'AlloDocteurs
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Dans un communiqué, la ministre "a rappelé à toutes les Agences régionales de santé (ARS), sa détermination à ce qu'une permanence soit assurée dans chaque territoire pour la pratique des IVG pendant l'été".

Marisol Touraine entend ainsi "lever les obstacles territoriaux qui peuvent encore se dresser contre l'égalité d'accès des femmes à ce droit fondamental".

"Une tendance 2013 à la hausse"

Selon les derniers chiffres de la Direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques (Drees), publiés en juin dernier, le nombre des interruptions de grossesse est resté stable en France en 2012 avec 219.156 IVG dont 207.000 en métropole. Les femmes de 20 à 24 ans restent les plus concernées, avec un taux de recours de 27 IVG pour 1000 femmes.

Les chiffres provisoires pour 2013 montrent cependant "une légère tendance à la hausse (…) dans un contexte marqué par le débat sur les moyens de contraception ayant eu lieu un an avant, la gratuité des IVG depuis le 31 mars 2013 et l'augmentation (cette même année) de la rémunération des établissements hospitaliers qui pratiquent une IVG", note cette étude.

Selon ces chiffres provisoires, le nombre des IVG en France métropolitaine aurait augmenté de 4,7% l'an dernier.

Notion de "détresse" supprimée

La ministre a également souligné les avancées majeures décidées depuis un an par le gouvernement, à savoir le remboursement des IVG à 100%, la revalorisation de 50% de l'acte chirurgical pour les établissements hospitaliers et la création d'un site Internet pour garantir aux femmes une information complète sur leurs droits.

Par ailleurs, jeudi le Conseil constitutionnel a validé la loi "pour l'égalité réelle entre les femmes et les hommes". Il a ainsi écarté un recours déposé par une soixantaine de sénateurs UMP qui souhaitaient changer la définition de l'interruption volontaire de grossesse.

Depuis janvier 1975, l'IVG était autorisée pour la femme enceinte dont "l'état la place dans une situation de détresse". Une notion définitivement supprimée il y a peu. Désormais une femme peut demander une IVG simplement si elle "ne veut pas poursuivre sa grossesse". Le Conseil constitutionnel a estimé que ce changement de définition de l'IVG ne posait aucun problème. "Les dispositions existantes réservent à la femme enceinte le soin d'apprécier seule si elle se trouve dans une situation de détresse. La modification de leur rédaction (…) ne méconnaît aucune exigence constitutionnelle", a déclaré le Conseil dans un communiqué.

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Où s'informer ?

Pour s'informer sur les démarches à réaliser pour accéder à une interruption volontaire de grossesse, sur le déroulement de l'intervention ou sur la contraception après une IVG, il existe différentes structures :
- Les permanences téléphoniques régionales d'information sur la contraception et l'IVG
- Les centres de planification ou d'éducation familiale
- Les établissements d'information, de consultation et de conseil familial