Infidélité : ça se soigne ?

Je suis un infidèle chronique et j'aimerais que ça cesse. Qui consulter ? A partir d'un certain âge, les hommes cherchent presque tous à vérifier qu'ils ont encore un pouvoir de séduction, d'où peut-être le passage à l'acte ? La différence entre les sexes est qu'un homme va pour être sûr d'avoir séduit, vouloir aller plus loin alors qu'il suffit peut-être d'un regard pour une femme ?

La rédaction d'Allo Docteurs

Par La rédaction d'Allo Docteurs

Rédigé le , mis à jour le

Les réponses avec Sophie Cadalen, psychanalyste :

"Oui, c'est possible d'aller fouiller les raisons de ses impulsions, surtout si elles jouent contre lui. Il faut la plupart du temps pour guérir de quelque chose, se pacifier avec ce quelque chose. Quel est le ressort ? Quel est le moteur ? Quel est l'intérêt ? C'est une économie aussi l'infidélité. Si on y trouve plus de profit que d'inconvénient, on ne va pas en décrocher comme ça. Donc c'est ça qui est à sonder : est-ce que vraiment on y est mal et si on est mal, pourquoi ?

"Je ne crois pas que ce soit qu'une histoire d'hommes. Je pense que tout le monde se pose la question de la séduction, de l'ailleurs. Maintenant comment vit-on avec ? C'est pour cela que je parlais d'infidélité psychique. Si on s'autorise quelque part l'idée que tout ne se joue pas à un seul endroit mais qu'il y a du possible, on vit très bien en général avec cette idée-là.

"Un regard peut suffire pour une femme parce qu'elle est aussi écrabouillée par des décennies et des siècles d'idées comme quoi ce ne n'est pas son truc à elle, qu'elle a besoin d'aimer, que les femmes ne sont pas comme ça... Hors les hommes trompent bien avec d'autres femmes, donc il doit bien en avoir quelques unes comme ça aussi.

"Par rapport à cette idée de guérir, surtout quand on le porte comme quelque chose d'incontournable, qu'on arrive pas à dépasser, je pense que le premier travaille est de questionner la culpabilité, l'idée que c'est mal et on va peut-être s'apercevoir au bout du compte que cela ne fait pas tant de mal. Est-ce que c'est réellement mal ? Est-ce que ça nuit à notre vie ? Est-ce que ça nuit à l'autre ? La question de la moralité est à poser pour la pousser, pour réellement se poser la question de ce que l'on veut et là, on peut prétendre à une certaine fidélité."

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Questions/réponses :

* Les réponses avec Sophie Cadalen, psychanalyste